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Lilas, d'Anvers

De
205 pages
A la recherche de Svetlana, Abel, le narrateur, quitte subrepticement Dunkerque, pour Anvers. Il échoue au Blue Moon, et rencontre Lilas, une entraîneuse atypique. Jos Larsin, de passage à Anvers, ancien commandant de remorqueur, lui propose de reprendre la mer, sur son bateau, le Sea-Wolf, avec Lilas, pour fuir la vengeance de « Kgb », un mafieux russe, avec lequel Abel a joué et perdu la vie de Svetlana, au poker. Ils font fausse route. Les deux amants, de nuit, à marée haute, se sauvent, sur un canot à moteur, en compagnie de Ray, un marin au grand coeur.
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Bernard Tellez
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© Éditions Le Manuscrit 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00386-4 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304003864 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00387-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304003871 (livre numérique)
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Si l’on peut croire, parfois, que l’on s’englue dans l’existence, qu’il n’y a aucune raison d’en changer, les aléas du hasard, sont là, qui nous guettent. On s’aperçoit que cela ne se déroule jamais comme prévu… Pouvais-je pressentir, il y a cinq ans, que j’allais quitter Brest, pour Dunkerque ? Je ne suis pourtant pas un homme du nord… Pouvais-je prévoir, aussi, que j’irai me perdre, à Anvers ?Anvers… Je pense aux tribulations qui m’ont amené jusqu’ici… J’ai roulé, durant la nuit. La campagne flamande défilait devant mes yeux, dans l’éclairage des lampes, ou l’éclat des phares, et je dépassais des villes, presque sans les voir… Il me parut que je devais être déjà signalé, en France.Près du port, calfeutré dans une chambre d’hôtel, je sens les autres à ma recherche, je sais qu’ils sont disposés à m’abattre, mais je dois m’acquitter d’une tâche, vis à vis de mon ami Sarti, sauver sa femme, Svetlana… Se doutait-il Sarti, que Svetlana et moi, nous avions une liaison ? Si je lui ai fait porter des cornes, j’en suis confus, aujourd’hui… Quelques heures, à
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peine, me séparent du drame. Que dois-je en penser ? Il est trop tôt encore, pour faire un diagnostic. Le mieux est de se souvenir…J’étais au bar, chez Yvan. La porte de la brasserie s’ouvrit, et les deux hommes entrèrent, avant de s’asseoir, devant le comptoir. Aucun d’eux ne m’inspira confiance.Qu’est-ce que ce sera pour vous ? leur demanda Yvan.Je ne sais pas, dit l’un des hommes, en se tournant vers son compagnon. Qu’est-ce que tu en penses, Rachid ?Je ne sais pas. Je ne sais pas du tout ce que je veux, répondit ce dernier, qui tourna la tête, de mon côté, et me vit, devant un verre de bière, à demi vide, près du comptoir.Je lui rendis son regard. Les traces de mousse gonflées par la bière, avaient sali le bord du verre, près de l’endroit où j’avais bu, avant l’arrivée des individus, avant de fixer celui qui m’observait, sans état d’âme. Il défia mon regard, avec insolence, puis cracha, par terre, en guise de réponse, et se détourna, d’un drôle d’air, comme si l’arrogance était sa seule loi. Je vis le genre : un blanc-bec, qui tenait à en mettre plein la vue, par habitude d’être, pour pas cher… Je n’allais pas répondre à la provocation de ce minus. Il me sembla, alors, que pendant des années, j’avais passé ma vie à abhorrer cette engeance, que je croisais, parfois,
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