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Maman on t'aime

De
275 pages
Est-il besoin d'être mère pour être femme? Louise ne se pose plus la question. Elle a quatre enfants, vit seule avec eux,écrit des romans policiers qui finissent bien, des histoires sans cadavre, qui se vendent gentiment. A 40 ans elle rencontre Bernard, médecin, divorcé, sans enfants. Bien loin des préoccupations de Louise, il va bouleverser son existence. Il a du mal à trouver sa place au milieu de cette fratrie, des amis, des anciens maris, pères des enfants. Mais Louise veut-elle vraiment s'engager dans cette nouvelle relation sentimentale? Ses enfants la laisseront-ils refaire sa vie, accepteront-ils de faire une place à ce nouveau venu ?
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Titre Carole Perrot
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Roman familial
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00734-3 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304007343 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00735-0 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304007350 (livre numérique)
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« Un mâle n’est mâle qu’un seul instant, une femelle est femelle toute sa vie ».Jean-Jacques ROUSSEAU« On ne naît pas femme, on le devient »Simone de BEAUVOIR. « Le deuxième sexe »A mes quatre enfants dont je n’ai pas voulu parler dans ce livre
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Coups de klaxon inutiles, rien n’y fait. Je suis bloquée place de la Concorde depuis près de dix minutes. Il tombe des cordes et je m’en veux d’avoir cédé au confort de l’habitacle automobile et d’avoir délaissé mon scooter. C’est ce que je me dis à chaque fois que j’utilise ma voiture. Je viens de passer une heure chez mon éditeur, furieux que mon dernier roman n’avance pas. Les premiers chapitres ne lui plaisent pas. La source serait-elle tarie ? Changer de métier, mais que faire ? Caissière à Prisunic, prostituée au Bois de Boulogne ? Démonstratrice de produits ménagers, vendeuse des quatre saisons sur les marchés ?… Je ne sais rien faire d’autre qu’écrire des livres assez médiocres mais qui me font vivre. « Fais des efforts et cesse de pleurnicher ». Voilà ce que vient de m’asséner mon éditeur et néanmoins ami. Il a sûrement raison. Je l’ai dans la tête mon histoire, comme d’habitude, il ne me reste plus qu’à la coucher sur le papier. Cahier Clairefontaine, à spirale, petit format,
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Maman on t’aime
grands carreaux, seule la couleur de la couverture change : jaune, rouge, verte, violette, peu importe. A chaque fois le libraire-papetier me fait la même réflexion : « Quelle couleur, aujourd’hui, n’importe laquelle comme d’habitude, vous êtes sûre que vous ne voulez pas choisir ? » Il s’étonne que je n’en achète qu’un à la fois. Mais j’ai si peur de la page blanche qu’un cahier à remplir c’est déjà trop. J’aimerais qu’il existe des cahiers moins épais, moins effrayants. Il est fou ce mec, il veut forcer le passage, je sens qu’il va piquer une crise de nerfs. « Calme toi, tu vois bien qu’on n’y peut rien ». Pourquoi l’ai-je tutoyé ? Ce n’est pas du tout mon style. Il ouvre sa fenêtre, je sens qu’il va m’injurier. « Vous êtes charmante, surtout, ne changez pas » Il a perdu ses rougeurs, il a souri. J’ai toujours un cahier dans le vide-poche, alors j’en profite pour écrire quelques lignes, c’est l’avantage de la voiture sur le scooter. Parfois il me vient des idées mais en arrivant à la maison j’ai tout oublié. Là je peux noter. Louis m’a secouée et il a eu raison, je refuse d’être caissière à Prisunic Monoprix, alors il faut que je m’y mette, ce soir, c’est promis… Trop de choses à faire, trop d’envies, trop de rêves inassouvis. Réfléchir encore et encore à ce que j’aurais pu faire de ma vie, à ce que je peux encore en faire. Après tout je n’ai que 40 ans, un coup d’œil dans le rétroviseur,
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