Mandrin - Les trois bandits - Tome 2

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Mandrin a laissé dans l'imaginaire des Français l'image du contrebandier au grand cœur qui venge les fermiers des généraux avides et corrompus. Fils d'un maréchal-ferrant qui le laisse, à sa mort en 1742, chef d'une famille de neuf enfants, Louis Mandrin est compromis dans une rixe en 1753, et condamné à être roué vif.Il s'enrôle alors dans une bande dont il devient bientôt le chef. À la tête de trois cents hommes (soldats déserteurs, artisans, pauvres gens...), Mandrin organise un gigantesque trafic de contrebande entre la Savoie et la France. Cuirs, peaux, grain, fourrage, poudre et plomb, tabac, sel, tissus, produits coloniaux... Les bandes vendent leurs marchandises dans les foires et les marchés. Dans les villes brusquement investies, ils libèrent les prisonniers et s'adonnent à de larges dépenses ; ils disposent de relais et de la complicité populaire (voire générale, pour le tabac). Arrêté le 11 mai 1755, Mandrin est condamné à mort.Un sujet jubilatoire pour Michel Peyramaure qui brosse le portrait de cet attachant Robin des Bois français.





Nous étions vingt ou trente,Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc,
À la mode des...
Vous m'entendez ?
Tous habillés de blanc
À la mode des marchands.
La première volerie
Que je fis dans ma vie
C'est d'avoir goupillé,
La bourse d'un...
Vous m'entendez ?
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.
J'entrai dedans sa chambre
Mon Dieu, qu'elle était grande !
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main...
Vous m'entendez ?
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.
Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M'eurent bientôt...
Vous m'entendez ?
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.
Ils m'ont jugé à pendre,
Ah ! c'est dur à entendre !
À pendre et étrangler,
Sur la place du...
Vous m'entendez ?
À pendre et étrangler,
Sur la place du Marché.
Monté sur la potence
Je regardai la France,
J'y vis mes compagnons,
À l'ombre d'un...
Vous m'entendez ?
J'y vis mes compagnons,
À l'ombre d'un buisson.
Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu'elle ne me r'verra plus,
J'suis un enfant...
Vous m'entendez ?
Qu'elle ne me r'verra plus,
J'suis un enfant perdu !






Publié le : jeudi 30 septembre 2010
Lecture(s) : 107
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782221112700
Nombre de pages : 239
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