MARY STUART

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Catherine Killarney nous conte la suite de l'histoire de Mary, reine d'Ecosse, jeune princesse tourmentée et fragile, qui essaie tant bien que mal de défendre son trône de ses multiples ennemis. La reine Elisabeth II en Angleterre convoite l'Ecosse, de toute son âme, de tout son être, et ne lui épargnera rien, jusqu'à tenir prisonnière sur ses terres celle qui venait y trouver refuge, et finalement la condamner à mort, après des années de souffrance et de désespoir. Une légende, un destin, une femme.
Publié le : dimanche 19 juin 2011
Lecture(s) : 132
EAN13 : 9782748194562
Nombre de pages : 343
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Titre
Mary Stuart
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Titre Catherine Killarney
Mary Stuart
La reine abandonnée**
Roman
Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-9456-X (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748194562 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-9457-8 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748194579 (livre numérique)
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Juin arriva et Mary, fâchée de ne pouvoir profiter du temps radieux que le printemps avait amené, tenait constamment son ventre à deux mains dès qu’elle devait marcher, épuisée, à bout de forces. Elle sortait néanmoins s’asseoir au soleil dès qu’elle le pouvait, offrant son visage aux rayons si doux, si apaisants, et n’écoutant pas les réprimandes de ses dames de compagnie. Avait-on jamais vu femme sensée présenter ainsi sa peau au soleil, au risque de la voir rougir et brunir, ce qui était du plus fâcheux effet ? Mais Mary aimait le soleil et refusait de s’en priver, bien qu’elle eût pourtant grand soin de son teint. Elle aimait sa force et son pouvoir. Sa lumière et sa chaleur. En Écosse, elle bousculait tout son monde, modifiait les emplois du temps de chacun, laissait tout tomber dès qu’un rayon de soleil apparaissait. La petite chambre pour l’accouchement était désormais tout à fait prête et, quand le temps était plus maussade, Mary allait s’y allonger pour se détendre et rêver à l’enfant qui régnerait après elle sur l’Écosse, l’Angleterre et l’Irlande.
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Peut-être ressemblerait-il à sa grand-mère, Marie de Guise, que Mary avait si peu connue mais dont elle gardait toujours le portrait auprès d’elle, ou peut-être à son grand-père Jacques V, ou bien encore à Elisabeth d’Angleterre puisque du sang commun coulait dans leurs veines ! Seigneur… pourvu qu’il n’héritât pas du caractère mou et inconsistant de son père. Tout le monde ne parlait plus que de l’accouchement royal. Au marché, commerçants et ménagères se rapportaient entre eux les bruits qui venaient du château, un tel y ayant son fils commis de cuisine, l’autre sa sœur servante, un troisième sa femme blanchisseuse… tous commentaient, avec force détails, pour la plupart inventés, de façon à faire croire que l’on côtoyait la reine de près, les derniers jours de grossesse de Mary et l’arrivée imminente de l’héritier. Depuis vingt-quatre ans, le pays n’avait pas connu naissance d’un prince royal et l’événement était attendu avec grande impatience. Au château, sages-femmes et servantes préparaient fébrilement instruments et bassines, linges et vêtements. On comptait et on recomptait les pièces, il ne fallait rien oublier. Le 18 juin, la reine poussa un grand cri de douleur. Le travail commençait. Pâle, gémissante, sur son lit d’accouchement, Mary
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