Matoury - Tome 1

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Sur une base américaine installée à Brindisi, des militaires mènent leurs actions. Max, pilote de l'armée, sauve une femme de la mort en l'arrachant à ceux qu'il pense être ses tortionnaires. Il sait que ce coup d'éclat va lui coûter cher. Son caractère indiscipliné a toujours posé problème. Dès qu'il le peut, Max se rend au chevet de Leïla avec qui il se lie d'amitié alors qu'elle est hébergée chez le Docteur Luca. Mais suite à sa sanction, Max décide de tout quitter pour partir à Matoury, en Guyane. Un mois plus tard, n'ayant nulle part où aller, Leïla le rejoint. L'amour naît. Mais peu à peu, les premiers doutes s'immiscent dans l'esprit de Max...
Publié le : mercredi 3 octobre 2012
Lecture(s) : 20
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748392005
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748392005
Nombre de pages : 288
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Éric Mallocher
MATOURY
Max et Leïla – Tome 1
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117845.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
« Pour Dylan et Matis, mes deux pépères adorés »
« À mon ami Ber, disparu trop tôt, mais qui doit bien se marrer là où il est »
Remerciements et excuses Un grand merci à tous ceux qui ont participé à cette aventure en me lisant, à tous ceux qui mont corrigé, qui mont rappelé certaines anecdotes et men ont fait ôter certaines Nico, Christelle, Chloé, Fabrice, Cathy, Eric, Manou, Jacques, Jean Phi, Laurent, Stéphane, Aude, Vincent, Roz, Rachelle, Christian, Doriane, Carole, Soph, Fédé, Mika, bien sûr ma chère Maman et mon cher Papa Et bien sûr, pardon à tous ceux qui croiront se reconnaître, quils se rassurent, ils sont les seuls, tous les personnages sont fictifs. Même si les situations ont bien existé
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Chapitre premier Accroupi sur le lit, Max a le regard vide. Quarante-quatre ans, une calvitie déjà plus que naissante, le chaume épars et blanchi de son torse, masque à peine quelques cicatrices, souvenirs dune vie courte et déjà riche en rebondissements. Sur les draps, entre ses genoux, un foulard taché de brun, aux motifs orientaux en tête de dragon bleue et verte, les lambeaux de ses extrémités laissent des filaments sur les draps blancs. Une sensation de froid sur les testicules le ramène à la réalité de sa nudité. Sous ses précieux organes repose une baïonnette de Kalachnikov, un modèle rustique, à la lame amincie à force daffûtages méticuleux, la patine de son manche atteste dune utilisation intensive. Max monte la lame à hauteur de regard et sent le métal froid contre son nez. Il en hume les effluves dhuile darmement rancie, les yeux fermés, et ressent le passé de cette arme au plus profond de lui-même. Silencieux, il promène la pointe de la lame sur son corps. Elle remonte le long de ses jambes, sattarde à lintérieur de la cuisse, pas une émotion ne transparaît sur son visage. La lame poursuit son chemin, effleurant son sexe sans plus de réactions. La pointe acérée remonte, encerclant le nombril, fourrageant dans la toison rare du haut de son pubis, puis longe les abdominaux ; la légère pression quil exerce, laisse sur son corps basané une traînée blanche que rattrape une roseur réparatrice. La lame a maintenant atteint la pointe de son sein gauche. Elle tourne autour, en cercles de plus en plus étroits, entortillant les poils grisonnants de son aréole. Un léger plissement des yeux, une imperceptible crispation de la mâchoire, sa main gauche étrangle les dragons du foulard, et dun geste sec, il fait sauter le mamelon qui sérigeait déjà au contact froid de lacier. Max seffondre en sanglots dans les gouttes de sang qui se répandent sur le lit aux draps jusque-là immaculés. Sa seule pensée avant de sombrer est « merde cest des draps de famille ». Le bout de mamelon tombe sous le chevet entre la bouteille de Jack Daniels et le tube de Lexomil
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