Meeting

De
Publié par

Un beau jour l’on vit se dresser, dans la lumière trop vive d’un été précoce, la silhouette voluptueuse et conquérante d’une jeune insurgée paysanne, Flora, entrée bientôt dans une sorte de légende. Tandis que son personnage, en effet, devient presque mythique, un peu partout des révoltes éclatent ; des événements, surprenants parfois, s’enchaînent les uns aux autres avec une force irrésistible et des populations entières se mettent en état d’alerte. Ainsi vont se dessiner dans l’action, les conflits, la passion, des personnages aux traits inoubliables et qui, pourtant, ne savaient pas hier encore qu’ils pouvaient être, eux aussi, l’Histoire.

C’est dans ce grouillement intense et singulier de foules et d’êtres, de situations romanesques aux échos puissants, non dénuées d’humour quelquefois, et de luttes où veut s’engager tant bien que mal un destin collectif, que Christian le jeune protestataire, amoureux de l’idée qu’il se fait de l’amour, Vincent le militant responsable, Ström et Théo, curieux bohèmes entrés dans la tourmente les armes à la main, Maxime le vieillard désabusé, Georges l’ouvrier goguenard et libertin, Félix le fanatique au mysticisme égaré, la danseuse de cabaret qui se prend pour Flora et les jeunes filles qui la copient, tant d’autres, lancent sans se connaître, liés par un même événement, leur propre défi au cœur du défi commun.

En ce récit vivant et chaleureux, où se rencontrent si bien le regard social et l’inspiration psychologique, les lecteurs de Roger, Bordier retrouveront, avec plus d’évidence encore, ce qui marque son œuvre, depuis La Cinquième Saison jusqu’à L’Océan, en passant par Les Blés (prix Théophraste Renaudot 1961), Un âge d’or et Le Tour de ville : une forme originale, sans cesse attachante, une rare maîtrise dans l’expression, ce ton ample et ce sens des atmosphères, en particulier, dont on a souvent souligné les riches qualités.

Publié le : jeudi 11 septembre 2014
Lecture(s) : 0
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782226335883
Nombre de pages : 304
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Un beau jour l’on vit se dresser, dans la lumière trop vive d’un été précoce, la silhouette voluptueuse et conquérante d’une jeune insurgée paysanne, Flora, entrée bientôt dans une sorte de légende. Tandis que son personnage, en effet, devient presque mythique, un peu partout des révoltes éclatent ; des événements, surprenants parfois, s’enchaînent les uns aux autres avec une force irrésistible et des populations entières se mettent en état d’alerte. Ainsi vont se dessiner dans l’action, les conflits, la passion, des personnages aux traits inoubliables et qui, pourtant, ne savaient pas hier encore qu’ils pouvaient être, eux aussi, l’Histoire.
C’est dans ce grouillement intense et singulier de foules et d’êtres, de situations romanesques aux échos puissants, non dénuées d’humour quelquefois, et de luttes où veut s’engager tant bien que mal un destin collectif, que Christian le jeune protestataire, amoureux de l’idée qu’il se fait de l’amour, Vincent le militant responsable, Ström et Théo, curieux bohèmes entrés dans la tourmente les armes à la main, Maxime le vieillard désabusé, Georges l’ouvrier goguenard et libertin, Félix le fanatique au mysticisme égaré, la danseuse de cabaret qui se prend pour Flora et les jeunes filles qui la copient, tant d’autres, lancent sans se connaître, liés par un même événement, leur propre défi au cœur du défi commun.
En ce récit vivant et chaleureux, où se rencontrent si bien le regard social et l’inspiration psychologique, les lecteurs de Roger, Bordier retrouveront, avec plus d’évidence encore, ce qui marque son œuvre, depuis
La Cinquième Saison jusqu’à L’Océan, en passant par Les Blés (prix Théophraste Renaudot 1961), Un âge d’or et Le Tour de ville : une forme originale, sans cesse attachante, une rare maîtrise dans l’expression, ce ton ample et ce sens des atmosphères, en particulier, dont on a souvent souligné les riches qualités.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Vieux «je »

de le-nouvel-observateur

La vie de l'autre côté

de presses-du-chatelet

suivant