Mémoires de Marc-Antoine Muret

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« J’ai vécu deux vies, deux vies de même durée, mais fort dissemblables, car la seconde fut comme l’antithèse de la première.» Ainsi parle Marc-Antoine Muret (1526-1585), un des grands humanistes de la Renaissance. Il eut comme élèves Montaigne, Jodelle et quelques autres poètes, et fut l’ami de Ronsard et Baïf. Mais il fut bien plus qu’un simple maître. Muret aimait les livres, la musique, la table, le vin et les beaux jeunes gens. Dans un siècle baroque, lumineux et cruel, quand la morale chrétienne entravait les désirs, il fut surtout un professeur de liberté. Liberté d’aimer et jouissance du savoir. Ses convictions et ses débauches l’ont conduit en prison à Paris. Un contemporain a raillé: «Pour un penchant contre nature Muret fut condamné à Paris, brûlé en effigie à Toulouse, chassé de Venise. Pour le même penchant, Rome lui accorda la citoyenneté. » Dans une langue chatoyante et charnelle, avec une érudition joyeuse et revigorante, Gérard Oberlé ressuscite le flamboyant Muret et se reflète en lui comme un frère tardif.
Publié le : mercredi 2 septembre 2009
Lecture(s) : 52
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246731191
Nombre de pages : 288
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« J’ai vécu deux vies, deux vies de même durée, mais fort dissemblables, car la seconde fut comme l’antithèse de la première.» Ainsi parle Marc-Antoine Muret (1526-1585), un des grands humanistes de la Renaissance. Il eut comme élèves Montaigne, Jodelle et quelques autres poètes, et fut l’ami de Ronsard et Baïf. Mais il fut bien plus qu’un simple maître. Muret aimait les livres, la musique, la table, le vin et les beaux jeunes gens. Dans un siècle baroque, lumineux et cruel, quand la morale chrétienne entravait les désirs, il fut surtout un professeur de liberté. Liberté d’aimer et jouissance du savoir. Ses convictions et ses débauches l’ont conduit en prison à Paris. Un contemporain a raillé: «Pour un penchant contre nature Muret fut condamné à Paris, brûlé en effigie à Toulouse, chassé de Venise. Pour le même penchant, Rome lui accorda la citoyenneté. » Dans une langue chatoyante et charnelle, avec une érudition joyeuse et revigorante, Gérard Oberlé ressuscite le flamboyant Muret et se reflète en lui comme un frère tardif.
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