Modam

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Essimba voit le jour dans le village paisible de Komlo-le-carrefour, là où chacun vit encore sous le poids des traditions. Pourtant, Inama, sa mère, voit en elle la possibilité de réaliser ses rêves d’indépendance. C’est ainsi qu’elle se bat pour que sa fille accède à l’éducation malgré les préjugés. Essimba va alors poursuivre ses études en ville et s’émerveiller des richesses qu’elle offre. Bientôt appelée "Modam" en raison de son allure de grande dame, elle devient la fierté du village, mais c’est incontestablement à l’école de la vie qu’elle apprendra le plus. Dans ce récit, Paul Pablo nous emporte dans un monde où les femmes sont souvent considérées comme de la main-d’œuvre et ont malheureusement peu l’occasion de découvrir de nouveaux horizons. Ce récit, émouvant et réaliste, nous plonge au cœur d’un problème encore d’actualité, à savoir l’éducation des filles africaines. "Modam" est l’histoire d’une jeune femme africaine moderne, en quête d’un sens à donner à sa vie. Le lecteur suit les étapes d’un destin hors du commun dans une Afrique d’avant l’Indépendance qui laisse peu de choix aux femmes. De découvertes en découvertes, Essimba va s’épanouir grâce à l’école et aux sciences enseignées. Pourtant, tout ne sourit pas à cette femme qui incarne la modernité et le destin lui réserve bien des surprises en ces temps d’hostilité. Sur fond de combats anticolonialistes, ce récit est incroyablement touchant, instructif et réaliste.
Publié le : jeudi 1 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748359848
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748359848
Nombre de pages : 476
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Du même auteur
Poèmes dexil, 2009
Paul Pablo
MODAM
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0115324.000.R.P.2010.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
Aux femmes qui ont marqué, et changé ma vie.
Avertissement Ce livre est une uvre de pure fiction. Par conséquent, toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées, des situations connues ou inconnues de lauteur ne serait que coïncidence fortuite.
Chapitre 1Jours tranquilles au village
Le soleil était à son zénith. Et tout dans le village paraissait immobile, silencieux, comme assommé par cette chaleur acca-blante. Les seuls bruits quon entendait à cette heure-là ne consistaient quen roucoulements monotones et mélancoliques de quelques colombes sauvages, sans doute énamourées. De leur position et perchées sur les grands arbres de la forêt tropi-cale sélevant juste derrière les cases qui formaient un quadrilatère entourant la clairière autour de laquelle le village avait été construit, elles et les éperviers dominaient tout le pano-rama et pouvaient ainsi observer à loisir tout ce qui sy passait. À une cadence régulière sélevaient aussi les cocoricos triomphants, voire triomphalistes des coqs. Rois autoproclamés de la basse-cour, ils dominaient de leur fort timbre sonore latmosphère silencieuse qui prévalait dans le village à cette heure-là. Il y avait aussi les caquètements de nombreuses per-drix fouillant désespérément entre herbes et branchages ce qui pouvait subsister de comestible dans les champs darachides récemment débarrassés de leurs produits ; en quête de nourri-ture dans ce qui restait après le passage des moissonneurs, elles parcouraient dun pas alerte les tas dherbes et mottes de terre laissés par les laboureurs qui avaient collecté les produits de première qualité, oubliant cependant ça et là quelques graines perdues sous le feuillage sec, ou recouvertes par de la terre. Les perdrix, moissonneuses de la dernière heure qui navaient rien
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semé, fouillaient fébrilement et rapidement la surface dégarnie du champ. De temps en temps sélevaient aussi des cris de douleur de chiens errant de case en case, tombés sur un garnement facé-tieux ou une vieille grabataire. Lun ou lautre ne manquait pas de leur asséner un rude coup de gourdin, comme pour se dé-charger sur les malheureuses bêtes de leurs frustrations, ou parce quelles les avaient dérangés dans leurs jeux ou besognes routinières. Le pauvre animal frappé poursuivait sa route, après sêtre promptement éloigné de lendroit néfaste pour aller sou-lager sa douleur en léchant vigoureusement la partie de son corps touchée par le bâton vengeur. À la recherche lui aussi de la pitance quotidienne quil devait absolument trouver par ses propres moyens, il ne pouvait se permettre de sarrêter pour si peu. Au passage donc et sachant quils y couraient moins de risques puisque ce territoire-là était moins disputé, les nom-breux chiens du village fouillaient les dépotoirs traditionnels quétaient les arrières des cases-cuisines. En fait, ils ne sy trou-vaient en conflit quavec les coqs et poules, qui détalaient rapidement en voyant arriver plus fort queux. Douce revanche pour les chiens, habitués eux à se voir vigoureusement repous-sés à coups de pieds ou de gourdins des devantures ou de lintérieur des cases, où les chances étaient plus grandes de se nourrir de bons restes, voire de happer rapidement au passage un morceau de choix échappant imprudemment à une personne inattentive ; à leur tour, ils rejetaient ainsi vers des "terres de chasse" moins fertiles plus faibles queux. Parfois aussi ils aboyaient, mais le plus nonchalamment pos-sible, comme par habitude ou lassitude. Des hurlements bien inoffensifs, car sans objet. Les caquètements de poules, déran-gées dans leur travail dévoué de gardiennes exclusives et mères nourricières des poussins par un coq aux transports incontrô-lables ou par un chien insatiable, engagé dans la même besogne
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