Moi...

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La prétention de tout être humain est d’avoir le contrôle de sa vie, ses désirs, ses émotions en symbiose avec les interdits de notre société. Dans cette nouvelle, l’acteur principal sera confronté à cette réalité. La perte de contrôle lui révèle des traits caractériels, des comportements instinctifs qui dépassent certains interdits. Mais qui gagnera ce combat entre le désir de tout contrôler et cette incontrôlable vie ? Ne vous est-il jamais arrivé un jour dans votre vie de vous dire avec surprise, comment ai-je pu faire ça ?
Publié le : mercredi 15 juin 2011
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EAN13 : 9782748119725
Nombre de pages : 147
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Moi...
Nathalie Foucher
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NOUVELLE
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748119738 (pour le fichier numérique) ISBN: 274811972X (pour le livre imprimé)
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CHAPITRE1
Il y a environs un mois de cela, j’avais regardé une jeune femme d’une façon tout à fait indécente sans pouvoir freiner ma condescendance. Il peut ar river qu’un regard nous accroche mais dans ce cas précis je mis suis plutôt collé. J’étais dans le cou loir lorsqu’elle était passé devant moi, en me fai sant un signe de la tête et un sourire poli. J’ai d’abord regardé son visage, ses yeux foncé rieur, ses mèches de cheveux noirs qui dansaient sur ses lèvres. Ses mèches semblaient humides. Probablement à cause du va et vient qu’elles devaient faire dans sa bouche. J’étais figé dans le couloir comme une sta tue de cire et, sans pouvoir m’arrêter j’ai regardé son corps le plus minutieusement possible. J’avais re gardé son coup élancé, ses petites épaules que j’au rais pu mettre complètement dans ma bouche pour les mordre. J’ai aussi regardé sa poitrine, ses fesses et ses cuisses le plus longuement possible. Si Ma rie, mon adjointe et maîtresse actuel, n’avait pas crié mon nom j’y aurais probablement passé la jour née. Mais, malheureusement, on m’attendait en salle de conférence. Je me confesse ainsi parce que ce n’etait pas dans mes habitudes de reluquer les jeunes femmes. Michèle, mon exfemme, avait décidé après deux ans de séparation, de quitter la maison familiale pour habiter avec Louis. Personnellement je n’y voyais
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aucun inconvénient mais les enfants eux n’étaient pas d’accord. Sarah 14 ans et Antoine sept ans voulaient demeurer dans la dite maison familiale. J’avais donc pris la décision de m’installer avec eux au grand désarroi de Marie qui perdait du même coup son compagnon de chambre. Pour ma part j’étais content de pouvoir me retrouver à la maison avec les enfants et de me ré approprier mon petit pavillon qui me servait autrefois de bureau. J’avais amassé mes vêtements chez Marie et j’étais arrivé un bon matin au grand bonheur de mes enfants, à ma grande joie mais Michèle avait plutôt un air désemparé. Elle s’était approchée de moi en gesticulant. Puis, elle s’etait mise à parler à une vitesse phénoménale. Pour ma part j’essayais de décodé. Oublié Stop Désolé Stop Les enfants l’adore Stop Ils passent beaucoup de temps avec elle Stop Pavillon Stop Louez Stop. J’avais pris une grande respiration avant de lui poser LA QUESTION. Avaitelle vraiment loué mon pa villon, mon ancien et futur bureau ? Oui, elle l’avait fait et ce sans même me demander mon avis. Malgré le fait que la moitié de cette maison m’appartenait toujours encore pavillon compris. Après une discus sion calme et posé avec Michèle, elle m’avait confié la douce mission de mettre la logeuse à la porte pour que du coup je me retrouve avec deux enfants qui regarderaient leur père comme s’il était le diable in carné. J’étais déchiré mais je savais que mes enfants me le pardonneraient un jour. J’ais donc marché d’un pas sur jusqu’au pavillon devant le regard désemparé de ma petite famille. J’avais du cogner à trois reprises avant qu’on ouvre. Elle se tenait, elle, debout devant moi, encore en robe de nuit. Je voyais de près ses petites épaules croquantes, ses mèches de cheveux humides et j’avais décidé de me présenté à elle comme étant son futur propriétaire. J’avais toujours eu un esprit rationnel. Tout est bien pondéré chezmoi. À
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l’intérieur comme à l’extérieur. J’avais toujours eu l’esprit clair et un contrôle tout à fait naturel sur ma vie depuis 46 ans. Je présume que j’avais droit à l’erreur.
J’habitais avec les enfants depuis un mois. Sa rah et Antoine passaient effectivement beaucoup de temps avec Maude la logeuse. Plage, tennis, jardi nage, jeux en tout genre et discussion sur les gar çons et coiffures en tout genre avec Sarah. Bref, les enfants étaient au septième ciel tandis que je me trouvais dans un état de plus en plus lamentable et que mes comportements laissaient à désirer. En fait, je m’étais levé un soir de grande canicule pour me servir un verre. Je buvais à grande gorgée lorsque je m’étais rendu compte que j’avais une vue impre nable sur le pavillon. Je pouvais la voir. La voir jouer du violoncelle, la voir regarder la télé, la voir boire, la voir manger, la voir se déshabiller, la voir s’endormir. Je m’étais donc mis à l’épier. À chaque soir lorsque les enfants étaient au lit je fermais la lu mière, je m’installais dans la cuisinette et je la re gardais vivre. Je ne lisais plus, je ne regardais plus la télé et j’avais hâte que le soleil se couche pour pouvoir passer du temps seul avec elle. Ce soir, elle avait enlevé ses vêtements si doucement que j’avais l’impression qu’elle savait et qu’elle ne le faisait que pour moi. Qu’elle idée idiote ! Mon imagination me jouait des tours, probablement le manque de som meil. Je devrais aller au lit mais je restais encore, juste un petit moment, avec elle.
Au petit matin, Sarah m’avait éveillé avec un sou rire moqueur en m’offrant des œufs brouillés. Je m’étais endormie sur la table hier et elle semblait trouver la situation tout à fait amusante. Si elle savait la vérité ce ne serait pas les œufs qu’elle brouillerait ce matin mais plutôt le visage de son pauvre père.
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Si elle savait qu’hier j’avais passé ma journée dans l’arrière cour à me promener autour de la lessive que Maude avait pendue jusqu’à ce que je capte son odeur que j’avais prise avec moi comme un voleur. Je rencontrais souvent Maude. On se transmet tait les politesses habituelles, on parlait jardinage, on discutait des enfants. Maude avait un regard franc. Lorsqu’elle me parlait, elle me regardait fixement de ses petits yeux noirs. Moi, je détournais le regard de peur de perdre les pédales et aussi parce que j’avais honte. Honte de ne pas vouloir arrêter mon petit jeu de voyeur.
Michèle avait raison, elle n’invitait jamais per sonne au pavillon. Elle préférait sûrement rencontrer ses amants dans d’autre lieu. Comme si elle avait un jardin secret dont elle seule connaissait la diversité de ses parfums. Un soir je l’avais entrevue se cares sant sur le canapé. Le téléviseur l’éclairait. Elle sem blait se toucher tout doucement comme si elle vou lait jouir de son corps indéfiniment. Le vent souf flait et soulevait les mince rideau de chaque côté de la fenêtre de son salon. J’avais pris ma chaise et je m’étais approché de ma fenêtre. Lorsque le vent se levait légèrement, je prenais des grandes bouffé, je cherchais son parfum. Ensuite je m’étais fermé les yeux. J’avais glissé de ma fenêtre à la sienne, tout doucement, sans bruit. J’avais frôlé son visage, des cendu sur sa poitrine et son ventre. J’avais touché son sexe et j’avais pu le pénétrer. Il était chaud et humide et il sentait si bon. Lorsque j’avais ouvert les yeux elle n’était plus à la fenêtre. Et moi, j’avais mouillé mon jogging sans même avoir touché à mon sexe. Mais comme j’avais aimé n’être que le vent ce soir là.
Sarah me parlait doucement comme elle seul savait le faire.
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et
simplement
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