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de MathiasNose

Dix jours de rêve

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2
Titre
Moi, mari de femme d'expat
3
Titre Hervé Alexandre
Moi, mari de femme d'expat
Témoignage
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02746-4(livre imprimé) ISBN 13 : 9782304027464(livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02747-1(livre numérique) ISBN 13 : 9782304027471(livre numérique)
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CHAPITRE1 :QUAND VOUS DÉCIDEZDE PARTIR ET DE LA CONVAINCRE!
Tout a commencé un triste soir d’hiver. Vous surviviez en famille dans la région parisienne. Il faisait noir et froid. Il pleuvait un peu, de cette pluie fine qui s’incruste partout et qui finit par vous glacer le moral. Ce début de soirée vous semblait bien morose, achevant avec peine, une de ces nombreuses journées inutiles qui vous font regretter souvent d’être né ici. Les voitures s’agglutinaient et des embouteillages mons-trueux commençaient à user votre patience de-puis bientôt deux heures. Votre corps se rebel-lait. Il se raidissait, frisant la crampe. Vos dix doigts humides se crispaient peu à peu sur le volant à vouloir l’étrangler. Votre esprit s’échauffait plus encore, au bord de la crise de nerfs pendant que la voix grave d’une vampe radiophonique sur Bobo FM, égrainait sans passion tous les points noirs de la région depuis Rosny-sous-Bois.
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Moi, mari de femme d'expat
Coincé au beau milieu de cet enfer routier désormais quotidien, sans la moindre échappa-toire, vous erriez impuissant, tel David Vincent, ce héros anglais d’une vieille série TV culte « les Envahisseurs ». Comme vous, il cherchait un raccourci qu’il ne trouva jamais. Vous vous sentiez épuisé physiquement et mentalement, comme usé de l’intérieur. Votre énergie frisait les températures négatives, prête à geler au moindre coup de blues. Ce soir en-core, vous alliez rater vos jeunes enfants à cause d’une réunion trop tardive et d’un accrochage idiot sur l’autoroute A86. Pourquoi fallait-il que tous les accidents arrivent sur cette maudite route, dix minutes seulement avant votre pas-sage ? Comment les mauvais conducteurs sa-vaient-ils par avance que vous alliez passer là, à cette heure précise ? Le mauvais sort autorou-tier s’acharnait sur vous. L’œil de Bison Futé vous avait pris en grippe. En pleine paranoïa, vous le deviniez au loin, reflétant son air mali-cieux dans votre rétroviseur. Alliez-vous accep-ter longtemps une pareille persécution ? Et vos enfants, méritaient-ils une telle vie de chien ? Vos affaires professionnelles n’avançaient guère, en tout cas, pas assez vite à votre gout. Vous veniez de vous engueuler avec un collègue hargneux pour des raisons futiles. Ce jeune cré-
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