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Mon amour, mon combat - Août 1944

De
230 pages
Paris, Août 1944.

La colère gronde contre l’occupant. Une étincelle suffirait à mettre le feu aux poudres ... Dans cette atmosphère explosive, le jeune André Lasserre s’engage dans la résistance autour d’un projet fou : lancer le signal de l’insurrection sur les ondes d’une radio clandestine. En ces instants tragiques, la passion fait une entrée fracassante dans sa vie, un amour dans l’urgence, où seul compte l’instant. Et tandis que la bataille de Paris commence, l’étau se resserre sur André et Ilona, impitoyablement ...
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Extrait
PROLOGUE


Le verdict était tombé en fin d’après-midi.
Après de longues semaines de procès en Cour d’Assises, le sort d’André Lasserre, chroniqueur vedette d’Europe n°1, était désormais scellé.
Quand le jugement fut enfin prononcé, le prétoire tout entier se mit à applaudir, longuement, consciencieusement, et dans ces battements de mains transpirait leur assentiment, la bénédiction quasi religieuse d’une sentence qui leur convenait. Longtemps encore, la salle bruissa de satisfaction ... Quand le murmure s’apaisa enfin, on se souvint, subitement, qu’un homme venait d’être jugé ; alors seulement, les regards convergèrent vers André Lasserre. Il se tenait là, immobile, pantois, presque éteint, sans que l’on puisse comprendre comment cette voix, si familière aux auditeurs, pouvait rester silencieuse en un tel moment ... Son mutisme mit fin aux effusions de la salle, outrée de tant d’ingratitude. N’avaient-ils pas accepté de replonger, à ses côtés, dans les heures sombres de la Libération ? N’étaient-ils pas, par sa seule faute, bouleversés par ces souvenirs à fleur de peau, à fleur de mal ?... L’opprobre de la salle à son égard interpella André Lasserre. Il lui sembla, soudain, que quelque chose sonnait faux dans la mécanique parfaitement huilée de cette Cour d’Assises ... Car parmi ceux qui venaient de le juger, nombreux s’étaient arrangés avec la vérité depuis la Libération, effaçant les compromissions des uns et les petites veuleries des autres. Et dans le fol espoir de rédemption de l’après-guerre, la lâcheté de la masse avait été habilement masquée derrière l’héroïsme de quelques-uns, d’une poignée d’hommes et de femmes dressés contre la barbarie aux heures noires de l’Occupation. Le brouhaha des journalistes dans la salle d'audience ramena André Lasserre à la réalité ... Dans un ultime mouvement de repli, se protégeant des crépitements des photographes qui avaient maintenant assailli le prétoire, cet homme autrefois flamboyant, brisé par l'âpreté du procès, couvrit son visage de ses mains et se laissa submerger par ce passé qui ne l'avait jamais quitté, ces images lancinantes d'un certain jour d'Août 1944 ...