Mythomania sur le Net

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Ana est une prof à l'approche de la cinquantaine qui s’inscrit sur un site de rencontre pour une énième et dernière fois dans le but de confondre certains anciens contacts parjures qui sévissent toujours sur le Net. Pour ce faire, elle se crée un nouveau profil avec les atouts indispensables pour attirer les célibataires et beaufs en tout genre qui ne manqueront pas de répondre à l’appel.
Dans cette arène virtuelle où le mensonge est à son zénith, elle torée avec aisance, maniant banderilles et épée de main de maître. Il arrive cependant que ce qui était programmé ne tourne pas tout à fait comme elle l’avait prévu...
Cette aventure au cœur du Net nous entraîne dans le récit de nombreuses péripéties que l’auteure aborde avec l’humour et l’autodérision qui la caractérisent.


Publié le : jeudi 24 octobre 2013
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EAN13 : 9782332638854
Nombre de pages : 134
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ISBN numérique : 978-2-332-63883-0
© Edilivre, 2014
« Ce roman est une fiction. Aucune personne réelle n’y figure et tant les personnages que leurs noms sont purement imaginaires. »
Chapitre 1 Odyssée
1. Départ 8 h 27. Dans le hall des départsviaretour il fait très chaud. Suis-je mélancolique ? Pas le vraiment car nous allons nous revoir dans un peu plus d’un mois. Au fait, nous reverrons-nous vraiment ? Je n’en sais rien. Cet homme avait pourtant l’air très ému au moment de nos adieux, mais ils le sont tous, alors. Je m’interdis d’être triste. Certes, nous nous aimons. Mais j’ai découvert chez cet être un côté macho excessivement prononcé, trop accentué à mon goût. En fait, pour être plus claire et selon la conception de la vie de cet énergumène, une femme n’a que le droit d’être belle. Elle ne peut user de sa faculté de raisonnement ni davantage exprimer son opinion. N’est-ce pas en l’occurrence une forme de machisme caractérisé ? Cet aspect de la personnalité de Yiórgos découvert il y a peu me dérange au plus haut point. En outre, au cours de notre séjour en Grèce, nous avons été confrontés tous les deux à une situation très inattendue. Un incident aussi inopportun que particulier m’a permis d’entrevoir chez lui un côté pour le moins négatif qui me déplaît. Tout ceci me conforte décidément dans l’idée que jamais je ne pourrai vivre avec cet homme. Je le verrai sans doute de temps en temps, mais j’ai la ferme intention de continuer seule mon chemin de célibataire et je le ferai ! Je ne veux plus souffrir. 9 h 05. La mélancolie commence tout de même à me gagner. Je suis assise dans l’avion en attente du décollage. Dans quelques heures je serai chez moi. Je ne dois pas verser dans la tristesse. Je réalise tout à coup que nous sommes tout près de cet endroit où nous avons pris des photos d’un avion en train d’atterrir, clichés qui pour un peu allaient nous imposer une nuit entière, voire même davantage dans un poste de Police. Quel souvenir que cette arrestation ! On se serait crus dans un vrai film policier. Question : suis-je suivie en ce moment même ? L’idée que l’on me prenne pour la compagne d’un espion me fait encore rire. Qu’on s’ennuie donc à me suivre puisque je n’ai rien à cacher ! Qui sait, peut-être pourra-t-on lire demain aux aurores dans les journaux un article avec un titre du genre : « L’arrestation de deux touristes français soupçonnés d’espionnage sur le territoire grec »… Je me demande encore quel crime j’avais pu commettre à part être en compagnie d’un homme qui prenait des photos de vieilles maisons comme cela peut arriver effectivement lorsque l’on est touriste. À vrai dire, Yiórgos et moi avons vécu une situation pour le moins surprenante au cours de laquelle j’ai été témoin, malgré moi, d’une forme de xénophobie caractérisée. J’en frissonne encore. Après avoir été interpellés dans la rue de ce village où nous nous promenions tranquillement, nous avons été soudain contraints de monter de force dans un véhicule de Police. À peine arrivés dans les locaux officiels, mon compagnon d’infortune s’est vu demander d’emblée s’il était musulman ou chrétien. Je ne pouvais m’empêcher de chercher quel rapport il pouvait bien y avoir entre la prise de photos dans un pays de la Communauté européenne et l’appartenance à une religion. Une chance pour nous deux que mes souvenirs dans la langue de Shakespeare aient été encore acceptables. Cela m’a permis d’assister Yiórgos dans le long et pénible interrogatoire qui allait suivre.
2. Langueurs inutiles
Nous avons tout d’abord attendu longuement au premier étage. Un policier avec qui je tentais désespérément de communiquer en italien ou bien encore en anglais m’a avoué qu’il ne pouvait s’exprimer qu’en grec ou en allemand, or il s’avérait impossible pour moi d’aligner quelques phrases correctes dans l’une ou l’autre de ces deux langues. En bredouillant
quelques mots d’un anglais hésitant, il m’a demandé mon nom et mes coordonnées. Je me suis exécutée docilement. Je n’étais pas très rassurée car j’avais en fait oublié tous mes papiers à l’hôtel et ne pouvais en aucun cas prouver mon identité. Lorsqu’il comprit que j’habitais une ville proche de l’Allemagne, il s’est empressé de me demander si j’étais allemande. D’après ce que je compris plus tard, c’était une bonne chose pour moi que je ne le sois en l’occurrence pas… Jusque là tout allait presque bien malgré l’ambiance assez insolite et le manque de preuves évidentes de mon identité qui me perturbaient beaucoup. Au bout d’une heure, on nous a fait descendre au rez-de-chaussée du bâtiment. Nous avons pris un escalier étroit et sombre qui conduisait à un couloir donnant sur des portes de bureau dont l’atmosphère et la configuration pouvaient faire penser réellement que nous nous trouvions dans un pays en voie de développement. «Five minutes», «No problem», ne cessait de nous répéter un policier au sourire mielleux qui en fait semblait ne pas se préoccuper de notre cas. Les choses n’évoluaient absolument pas. Le temps passait et la possibilité de prendre le dernier bus pour atteindre le ferry de retour devenait de plus en plus improbable. Yiórgos était très nerveux. J’avais beau essayer de le rassurer et de lui conseiller de se calmer, rien n’y faisait. Je ne cessais de me demander ce que nous avions pu faire qui contrevenait aux lois en vigueur, à part nous promener dans les rues d’un village. C’est vrai, nous avions pris des photos. Mais qui n’en prend pas en vacances ? Pour ma part, je m’étais attardée sur la végétation que l’on ne rencontre pas dans nos contrées du nord de la France et m’étais donc concentrée exclusivement sur ce genre de clichés. J’avais aperçu des figuiers, des kakis de toute beauté et m’étais empressée de saisir leurs couleurs dans la lumière radieuse de ce milieu de journée. J’essayais de me repasser le film de cet après-midi afin de tenter de comprendre ce qui nous arrivait. Après réflexion, je me souvins que Yiórgos m’avait avoué que les maisons qu’il photographiait se trouvaient être les vestiges d’un odieux génocide qui avait eu lieu d’après lui ème au début du XX siècle. Les grecs avaient en effet procédé à l’extermination de milliers d’albanais et leurs maisons abandonnées attestaient de ce massacre éhonté. J’essayais de relativiser. Ce qui était curieux, c’est que le fait que j’aie laissé mes papiers à l’hôtel n’avait pas l’air de chagriner les représentants de l’ordre. En revanche, la présence de Yiórgos paraissait susciter l’animosité générale. J’avais peine à comprendre. Il est vrai que le stress généré par cette situation le rendait lui-même passablement agressif. Ceci expliquait sans doute cela. En ce qui me concerne, ce qui m’encourageait à garder mon calme, c’est que je n’avais absolument pas envie de passer la nuit au poste. Par conséquent, je me montrais on ne peut plus conciliante. J’avais en outre des médicaments importants à prendre le lendemain matin à jeun et il fallait à tout prix que je sois rentrée à temps. Au bout de quelques heures, je commençais à relativiser et parvins à admettre que leur prise pouvait être tout de même différée de quelques heures sans que cela ne soit préjudiciable à ma santé. J’avais remarqué par ailleurs la présence d’un hôpital situé en contrebas de la colline voisine. Donc, pas d’affolement. Ce qui commençait en revanche à m’inquiéter, c’était l’origine albanaise de mon compagnon. Plus je repensais à cette histoire de génocide et moins je ne pouvais m’empêcher de faire un rapprochement inquiétant. Je me souvenais également que quelques heures plus tôt nous avions tenté de louer une voiture en sortant du ferry. Lorsque le loueur s’était aperçu que le lieu de naissance de mon ami était situé en Albanie, nous nous étions vus refuser l’accès à un véhicule. Je me maudissais alors d’avoir oublié de prendre aussi mon permis de conduire…
3. Outrages Yiórgos était donc né il y a un peu plus de soixante ans en Albanie, ce quia priorin’est pas un crime. Mais, dans cette région grecque limitrophe de l’Albanie où nous étions de passage,
cela semblait constituer un handicap majeur, voire un délit. Dans quel pays me trouvais-je donc ? Certes pas au bout du monde, juste dans une contrée membre de la Communauté européenne. C’était à n’y rien comprendre. Si j’avais été au préalable en possession de mon permis de conduire, nous aurions été en mesure de louer une voiture. Nous aurions donc visité la côte comme nous avions prévu de le faire, nous nous serions baignés et nous aurions fait l’amour dans la mer, sur le sable chaud et nous n’en serions pas là, à attendre sur un banc qu’on nous interroge dans un commissariat en trépignant d’impatience ! Suite à cette impossibilité de voyager comme nous en avions l’intention, ne pouvant pas visiter cet endroit de la Grèce et profiter de la beauté sauvage légendaire de l’endroit, nous nous sommes dirigés vers cette station de bus providentielle, et avons pris le premier autocar en partance pour un village assez proche. Je passe sur le manque de courtoisie de l’employé qui m’a vendu nos tickets car j’y étais préparée. Cinq jours dans ce pays au bord de la faillite ne vous étonne plus de rien. Nous sommes montés dans l’autobus n° 21 en partances pour Kalitsa. Pas un bonjour, pas un regard de la part du chauffeur. Pour un peu ce dernier ne nous aurait pas ouvert la porte et il serait parti sans les deux touristes que nous étions et qui étaient en l’occurrence ses seuls clients. Le véhicule a démarré et nous nous sommes serrés très fort l’un contre l’autre Yiórgos et moi. Il faut bien avouer qu’à cet instant précis, nous étions encore heureux. Je pouvais constater en regardant le paysage que la région était sèche sans toutefois être désertique. Le bus serpentait sur une route bien entretenue et nous avons fini par arriver au bout d’une demi-heure dans un village situé au cœur d’une forêt constituée d’arbres que nous ne rencontrons guère dans la région de France où nous résidions alors tous les deux. À peine arrivés, et toujours attirés l’un et l’autre par la prise de clichés insolites, nous nous sommes aventurés dans un chemin qui prolonge le village. Je découvris un premier arbre duquel pendaient de magnifiques kakis. Je trouvai ces fruits très beaux et décidai de prendre quelques photos. « Vous êtes français ? » Je me retournai en me demandant si je n’avais pas pénétré par mégarde dans une propriété privée. Non tout allait bien car les fruits que je venais de photographier étaient en bordure de chemin. – Oui, vous parlez français également ? dis-je à cette jeune fille très avenante. – J’ai étudié cette langue il y a longtemps. – Vous la parlez très bien ! » Notre interlocutrice avait l’air très sympathique. Elle nous invita spontanément à venir partager son repas de midi. Cette proposition avait été faite de si bon cœur que nous n’osâmes refuser. La table était bien garnie. Nous fûmes accueillis par la famille de Maria de façon très chaleureuse. Yiórgos ne put s’empêcher de poser une foule de questions comme il avait coutume de faire avec tout le monde, ce qui me mit une fois de plus mal à l’aise. Plus on parlait de politique et plus je me concentrais discrètement sur ma salade. Je pris conscience au passage que les dernières grèves ainsi que les échauffourées syndicales étaient encore bien présentes dans les esprits. Nous avons mangé de bon appétit. Le café et les petits gâteaux qui l’accompagnaient étaient un véritable délice. Mon compagnon a pris quelques photos du groupe. Nous avons ensuite échangé nos adresses mail respectives, puis nous avons pris un taxi en compagnie de ème notre aimable hôtesse afin de visiter un monastère du XII siècle situé à quelques kilomètres en contrebas. Le chauffeur s’est montré aimable. J’ai cependant appris plus tard par mon compagnon, lequel, contrairement à ce qu’il voulait afficher comprenait en fait très bien le grec, que cet individu avait essayé de nous escroquer. Je me demandai par la suite si ce
dernier n’était pas à l’origine de notre future infortune. La visite terminée, nous sommes redescendus au village et avons pris quelques clichés. Je venais pour ma part tout juste de photographier une jolie branche fleurie lorsque nous avons été interpellés en pleine rue par cette voiture de Police sous le fallacieux prétexte d’un contrôle d’identité, contrôle qui aurait pu par ailleurs se dérouler sur place. Yiórgos perdit tout de suite son sang froid. Il refusa d’emblée d’obtempérer et se mit à m’insulter ouvertement devant les officiers de Police, tout simplement parce que j’avais osé dire que je n’étais pas en possession de mes papiers d’identité. Je reconnais à sa décharge qu’il avait déjà dû affronter auparavant dans son pays d’origine des situations assez embarrassantes qui l’avaient d’ailleurs conduit à demander par la suite l’asile politique. Je comprenais son stress, mais je n’admettais absolument pas qu’il se mette à m’insulter, et surtout en public. Je découvrais pour la première fois chez cet homme une expression sombre et agressive dont je n’avais pas encore soupçonné l’existence. L’interrogatoire auquel je fus conviée dans le but unique de servir d’interprète fut mené sur le registre du harcèlement. Je traduisais en anglais puis en français de part et d’autre et Yiórgos essayait quant à lui de justifier vainement sa prise de photos. « Êtes-vous musulman ? – Quel est le nom de votre père ? Celui de votre mère ? – Êtes-vous d’origine grecque ? De quel côté ? – Nom, prénom et adresse des membres de votre famille. – L’adresse de votre tante en Grèce », et j’en passe. Les questions fusaient de toutes parts et je m’activais à les traduire de mon mieux. Le simple fait d’être né en Albanie paraissait constituer décidément un délit irréversible. C’était pour moi complètement surréaliste. Je me serais crue au cœur d’un film d’espionnage, mais à cette différence près que cette fois, c’était moi qui étais de l’autre côté de l’écran. – Quand êtes-vous arrivé en France, et pour quelles raisons ?… » Cela n’en finissait pas. Pauvre Yiórgos qui ne faisait que revivre des situations qu’il avait déjà connues auparavant. Je le plaignais tout en me concentrant sur le rôle précis qui m’avait été octroyé d’office par les policiers. Le problème résidait dans le fait que mon compagnon n’attendait même pas que je termine mes phrases. Il passait son temps à m’interrompre abruptement en m’insultant à tour de bras. J’avais l’impression d’avoir unRottweileren face de moi. Je ne cessais de me dire : « Ana, reste calme, sinon on ne va pas ressortir avant longtemps de cet endroit immonde ». Et je tenais bon. J’essayais de rassembler mes idées de mon mieux afin de comprendre ce qui nous arrivait. Nous n’avions fait que prendre des photos dans un village en tant que touristes, et nous nous retrouvions dans un bureau au poste de Police. Par ailleurs mon compagnon était harcelé d’incroyable façon. Jamais de ma vie je n’avais encore assisté à une telle atteinte fragrante à la dignité humaine. Je ne pouvais quant à moi rien faire sinon me contenter de traduire assidûment. J’avais en face de moi des représentants de l’ordre qui me paraissaient à la fois insatiables et déterminés dans leur désir opiniâtre de confondre un citoyen français d’origine albanaise.
4. Horreurs et désespoir
Petite frayeur. Alors que je me délasse à proximité de la porte n° 30, j’apprends, trois minutes avant d’embarquer et par le plus grand des hasards, que je dois me rendre immédiatement à la porte 13. Je suis à nouveau en nage. L’erreur n’est pas de mon fait, elle est due à un changement inopiné de dernière minute. Je finis par me dire que bientôt je serai dans l’avion qui me conduira d’Athènes en Allemagne où je prendrai ma voiture pour voyager enfin vers ma ville frontalière. Tout va bien. 11 h 05. L’aventure va-t-elle continuer dans le même registre ? Une fois arrivée dans l’avion
je constate que mon siège est situé juste à l’avant, c'est-à-dire en position dangereuse en cas decrash. J’en ris toute seule. Non, je ne deviendrai pas parano ! On m’a prise il y a quelques jours pour la compagne d’un espion et mon avion ne peut pas en plus se crasher tout de suite. Ce ne serait pas amusant du tout ! Bon, résumons : pour une femme qui ne voyage jamais, je suis parvenue à prendre deux avions de suite toute seule et sans me tromper, ce qui n’est déjà pas si mal. Le temps est toujours clément à l’extérieur, rien d’anormal dans cet endroit de la Méditerranée en plein mois de juillet. Quel temps fera-t-il à l’atterrissage en Allemagne, puis ensuite chez moi ? Pas le même j’en ai bien peur. Mais peu importe. J’ai bénéficié de jours ensoleillés et mon teint halé en est le reflet évident. Toujours cela de pris sur la vie. Où en étais-je ? Il me semble que j’étais presque parvenue à la fin de la narration de notre arrestation. En fait, il me reste un grand sentiment de dégoût vis-à-vis de ces comportements racistes auxquels nous avons été confrontés. J’étais quant à moi une française sans preuve d’identité, mais étrangement tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Après cinq longues heures passées dans ce poste de Police, Yiórgos s’est vu remettre enfin son passeport. Mais auparavant, il avait dû montrer l’intégralité des clichés qu’il avait pris. Je craignais le pire. Fort heureusement, aucune photo privée ne se trouvait dans cette carte mémoire. Chaque cliché fut l’objet d’un examen très attentif. Au bout d’un moment, les inquisiteurs de service ont fini par trouverthelitigieuse : photos celle d’un avion qui atterrissait à l’aéroport de Corfou, photo intéressante sur le plan artistique car elle montre un avion en train de se poser avec en toile de fond le ciel, la montagne, la mer et la piste d’atterrissage. J’avais d’ailleurs pris la même ce jour-là et elle se trouvait dans mon Pentax. On n’exigea même pas d’examiner le contenu de mon appareil. Je me rendais à nouveau à cette évidence curieuse d’être dans un poste de Police sans preuve de mon identité et sans tracas (en ce qui me concerne). Mon appareil photo aurait pu passer en outre pour celui d’un professionnel de par la taille de son objectif, mais on n’en avait apparemment que faire. Cela finissait par m’intriguer outre mesure, même si je n’allais pas me plaindre vis-à-vis de ce peu d’intérêt que ma présence suscitait. Vers vingt-trois heures, nous avons finalement été libérés. Après avoir appris que les lois grecques ne sont pas les mêmes qu’en France quant à la prise de photos… j’ai exigé qu’on nous appelle un taxi car entre temps notre bus de retour ne nous avait bien évidemment pas attendus.
5. Ces folles...
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