Nathalie... une réinsertion

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« Ce récit relate un parcours ; l’assez long trajet que j’ai dû effectuer pour réintégrer en premier lieu la Vie, puis la vie courante avec tout ce qu’elle comporte.

Je suis une jeune femme de 29 ans, plus précisément la maman d’un petit garçon que j’ai nommé Lucas, en le surnommant "terreur" assez longtemps.

Ce témoignage par écrit me semble utile.

Démontrer, de par ma difficile expérience, quelle est la grandeur, quelle est la force de ce qui nous fait avancer, jour après jour, la force de ce phénomène que j’ai bien failli perdre, la Vie ! »

Publié le : mercredi 1 janvier 2003
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9999999403
Nombre de pages : non-communiqué
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Ce livre, je lai commencé à ma sortie de la Fondation, la maison de rééducation où jai vécu une année. Quand il fut établi que plus aucune opération nétait nécessaire je pus retourner chez ma mère et retrouver mon Lucas.  Jai alors retrouvé, en réintégrant mon domicile, une vie dite normale. Je nétais plus constamment confrontée aux doctrines usagées dans un milieu hospitalier, cest sûr, simplement je devais maintenant assumer mes handicaps seule. Réellement,TRÈSloin de lévidence !  Ma maman, un jour, me sortit des photos du fiston.  Une photo, une autre, puis celle-là. Comme je restais en arrêt devant en la scrutant, ma mère me déclara que, justement, cétait celle quelle emmenait et mettait devant mes yeux lors de mon coma lorsque jai été transférée de cet hôpital parisien assez connu quest la Salpêtrière à celui de Boulogne-Billancourt.
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Durant ce moment où jétais sur le seuil de lau-delà, cet autre monde, je crois quinconsciemment jai ressenti que je devais vivre ; javais mis Lucas au monde cinq ans auparavant.  Il joua un rôle primordial dans mon réveil, jen suis certaine. Ma vie à cette époque était assez cool dans lensemble, une vie comme doivent en avoir des milliers de gens. Javais déjà surmonté une épreuve dans ma vie courante.  Une épreuve à la limite du surmontable, la drogue dure. Annihilée lépreuve, grâce à ma maternité. Je métais sortie de la drogue, bien, néanmoins jétais malade, le tabac était toujours présent et faisait uvre... même très mauvaise uvre !  Je dus alors faire un séjour hospitalier pour soigner cette pneumopathie que je faisais. Je vivais depuis un certain temps déjà dans les Alpes Maritimes et le séjour en question se déroulait à quelques dizaines de kilomètres de Paris je pris donc le domicile de ma mère comme pied à terre.  For cilles, cest quand même moins loin de Boulogne sur Seine que de Nice ! Jobtins une permission du centre où je me soignais pour fêter lanniversaire de mon fils que javais emmené chez ma mère, ce que je fis en me délectant de voir ma « terreur » apprécier ses cadeaux. Je me rendis ensuite au restaurant pour y passer la soirée en compagnie du plus âgé de mes frères et de mon concubin, David ; ma mère veillait sur mon fils.
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Après un agréable repas nous décidâmes de rentrer, ce que nous fîmes en empruntant une route que nous devions suivre jusquà un carrefour avant de bifurquer. Pendant que nous marchions, mon ami et moi discutions.  Tout à fait normalement au début Puis le ton monta, je nétais pas daccord avec lui, il ne voulait pas en démordre !  Le résultat se nomma dispute. Et allons-y pour une belle absence de souvenir, pourquoi nous sommes-nous disputés avec mon ami ? La réalité est que nous nous disputions souvent sans en prendre ombrage. La conversation avait donc viré, notre engueulade devint relativement virulente.  Une accélération de pas, « coupons court à la discussion ».  Si javais pu savoir où elle me conduirait, mon accélération ! Nous devions à cet endroit traverser lavenue, je mengageai donc pour le faire, en commettant lincroyable bêtise de faire uniquement confiance à ma vue cela faillit me coûter la vie !  Je ne sais pas encore doù il est sorti, « ne pas voir arriver » est la formule parfaitement exacte au sens propre du terme dans le cas présent. Toujours est-il quil était là et me fit faire, en me renversant, un ver tigineux vol plané avant de retomber sur la chaussée.  Le conducteur na pas fait dexcès de vitesse, cest une certitude et dans le cas contraire jaurais probablement intégré le monde des morts au lieu de ne
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séjourner quun certain temps dans cet étrange entre-deux où lon est ni mort, ni vivant ! Mon accident : oui, je me souviens que je me disputais, je me souviens aussi avoir pris de lavance pour ne plus être à côté de David qui mavait bien énervée.  Je me souviens même des pas précédant cette mortelle seconde.  La suite, trou noir !
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