Nous irons à Valparaiso

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L’amour,la mer et l’aventure font bon ménage dans ce roman.L’amour,c’est celui de Philippe et de Johanna,de Gerald et d’Isabelle,d’Ashley et Sir Julius.Mais rien n’est simple dans la vie de ces trois couples.Il faudra tout remettre en question,lorsque Gerald se voit atteint d’un cancer,lorsque le pétrolier de Philippe entre en collision avec un autre navire et enfin lorsque Ashley décide d’affronter le monde de « l’establishment londonien ».La mer est présente partout.L’auteur nous la décrit avec sa beauté mais aussi sa force. et sa cruauté.Tel une maîtresse aimée,elle demande à être respectée.Passer le cap Horn sur un voilier de 10 mètres de long,voilà l’aventure. Pour ceux qui aiment les belles histoires d’amour, la voile et l’eau salée.
Publié le : jeudi 12 février 2004
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EAN13 : 9782748145502
Nombre de pages : 290
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Nous irons à Valparaiso
Pierre Buisset
Nous irons à Valparaiso
ROMAN
Le Manuscrit www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2004 20, rue des Petits Champs 75002 Paris Téléphone : 01 48 07 50 00 Télécopie : 01 48 07 50 10 www.manuscrit.com contact@manuscrit.com ISBN : 2-7481-4551-8 (fichier numérique) ISBN : 2-7481-4550-X (livre imprimé)
Pour Elle, ma vraie maitresse, celle qui m’a tant donné et ne m’a jamais déçu, la Mer. Elle peut être cruelle, méchante, toujours exigente, voulant être avant tout respectée. Mais elle sait reconnaître ses vrais amoureux, ceux qui savent la regarder, l’admirer, enfin, l’aimer. Ceux qui croient en ses légendes, qu’ils soient de Bretagne, d’Irlande, du golf d’Oman ou d’ailleurs. Femme ou homme, jeune ou vieux.
P I E R R E B U I S S E T
CHAPITRE PREMIERBrume à couper au couteau sur la côte sud anglaise, visibilité pratiquement nulle. Sous cette chape de plomb, le paysage maritime se voit réduit à un univers cotonneux où tout disparaît. C’est un dernier cadeau d’une zone de hautes pressions, qui sera bientôt remplacée par une perturbation atlantique apportant vent d'ouest à sud-ouest avec précipitations. Nous sommes au mois de novembre 1992. 1  Le pétrolier "Betsileo" fait route à 13 nœuds dans cette purée de pois. Position à 12 heures 30: 2 quinze milles nautiques au sud de Start Point , selon les indications du "Decca" et du Radar de navigation.  Sur la passerelle du tanker, le Commandant Philippe Beautissier, Français, 45 ans, Capitaine au long cours (un des derniers encore en activité), vient de terminer le déjeuner que lui a apporté son "maître d'hôtel", si toutefois on peut gratifier de ce titre ronflant l'individu sale et débraillé qui remplit cet office. De même qu'il serait difficile d'appeler déjeuner la nourriture presque froide qui était sur le plateau. Mais Philippe Beautissier n'y pense pas!  La brume ne lui pose pas de problème, il sait ce que c’est, il en a l'habitude; depuis bientôt 10 ans qu'il 1 environ 23 km. 2 côte sud ouest de l’Angleterre
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N O U S I R O N S A V A L P A R A I S O
commande à la mer, il en a vu d'autres! Les deux radars "marchent bien" et le trafic n'est pas intense. C'est du reste pour cela qu'il a remis la commande du moteur principal sur « avant toute », 118 tours/minutes, moteur dont les vingt mille chevaux donnent cette vitesse à son navire. Il faut penser à ne pas trop traîner!  Philippe est tout simplement heureux, et cela, pour deux raisons essentielles. La première? Après de longs mois passés à terre à la recherche d’ embarquement, il en a enfin trouvé un et peut fouler le parquet d'une passerelle! Il était temps car, ayant frappé à tant de portes, il commençait à désespérer ! Dans certains armements, on ne le laissait même pas franchir le hall d'entrée! Nous n'embarquons pas, navré... La crise se fait sentir! Abandonnant le pavillon "français", il a alors essayé ceux de complaisance, et là, il a eu un coup de chance ; un commandant tombé malade, un autre partant à la retraite, personne d’autre sous la main pour une relève au pied levé, il a été accueilli à bras ouverts. Naturellement ce n'est pas le paradis, mais en pleine débine du métier, on ne fait pas le difficile. Un commandement, même sur le Betsiléo, c'est inespéré.  Un 30.000 tonnes, le pétrolier Betsiléo. Oh, pas de la première jeunesse, mais une construction suédoise, du simple et du solide! Le pavillon? Celui d'une île des Antilles : Saint Vincent. Curieux? Mais là également, on ne rechigne plus sur la "complaisance", puisque les Armateurs et l'Administration de la douce France vous ont gentiment mis à la porte, sans même s'excuser! Du balai mon pauvre garçon! Les Asiatiques sont à l’échelle de coupée à attendre, et ils n'ont aucune exigence! Pas de congés ni de régime social, des bas salaires; pourquoi
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