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Nous ne sommes que des rêves

De
113 pages
Nous rêvons.Nous rêvons sans cesse.Nous rêvons sans cesse de ce que nous pourrions être, de ce que nous voudrions être, de ce que nous aurions pu être.Nous rêvons sans cesse de ce que nous avons été, de ce que nous ne serons jamais, de ce que nous serons peut être.Nos rêves incarnent nos passés, ils libèrent nos présents, et ils dessinent nos futurs.Nos rêves exhument nos souhaits et nos angoisses.Nos rêves sont le terreau de nos existences.Nous ne sommes que des rêves.
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2 Titre
Nous ne sommes que
des rêves

3Titre
Thomas Lecuyer
Nous ne sommes que
des rêves

Nouvelles
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-01204-0 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304012040 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-01205-7 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304012057 (livre numérique)

6





A Raphaëlle
Qui me fait rêver
Quand elle me réveille

. .
8
CHOUPETTE
« Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée »

Henry JAMES


Souviens-toi…

Ferme les yeux et souviens-toi…

Souviens toi de tes dix-huit ans. Souviens toi
de toi.

Souviens toi de ce que tu étais. Tu venais
d’avoir le bac, et tout te semblait possible. Tu
venais d’acquérir le droit à la liberté, à
l’existence individuelle, à l’âge adulte, riche de
mille aventures et de mille promesses.

Ferme les yeux et souviens toi.

Tu croyais que tout était possible.
9 Nous ne sommes que des rêves
Tu n’étais que tes rêves. Tu partais à
l’aventure.

Nous partions tous à l’aventure. Nous par-
tions en quête de nous-mêmes, nous allions
nous inventer, nous allions nous conquérir,
nous allions chercher notre Graal personnel.
Nous allions conquérir notre destin.

Nous étions une sacrée bande d’amis, tous
unis comme les doigts de la main. Nous culti-
vions nos richesses du mélange de nos différen-
ces, qui s’étaient entremêlées tout au long des
heures passées ensemble sur les bancs de la fac.
De voisins d’amphi, nous étions devenus cama-
rades de classe, et comme des camarades de
classe nous sommes allés partager nos déjeuners
au resto U. Du resto U, nous sommes allés par-
tager nos apéros au pub du coin, du pub du
coin, nous avons scellé notre amitié.

De fêtes en gueules de bois, nous inventions
nos rebellions. Entre deux partiels, nous proje-
tions des plans romantiques et exotiques, qui
bloqueraient définitivement toutes les tentatives
de formatage bien proprets qu’ourdissait la So-
ciété à notre égard.

En ce temps là, tout semblait plus facile.
10 Choupette
Nous vivions de peu et nous laissions un peu
porter par les vents : pâtes diverses accommo-
dées selon l’inspiration et les restes, alcools va-
riés accommodés idem, journées de cours sans
trop se poser de questions, soirées colorées et
allumées, vacances à bosser, qui en usine, qui en
baby-sitting, qui à cueillir des fruits.

Et bien malgré leurs airs de dilettantes, ce
sont ces périodes de nos vies qui ont fait ce que
nous sommes aujourd’hui.

Portés par les alizés de l’insouciance estu-
diantine, nous laissions grandir en nous nos
utopies personnelles, se promettant chacun bien
fort de les réaliser.

Pour ma part, j’ai eu de la chance et un ter-
reau fertile au sein duquel mes utopies ont pu
s’épanouir tranquillement. Nous avions une
bande soudée, et riche d’un accessoire indispen-
sable et propice à laisser pousser les rêves : un
véhicule communautaire !

C’était Rico qui l’avait déniché chez son on-
cle garagiste. Rico, un garçon charmant à la lé-
gèreté et au sourire désarmants, il était léger, si
léger, et si souriant, en toutes circonstances,
qu’on lui aurait bien donné le Bon Dieu et toute
sa fortune sans aucun chichi. De toute la bande,
11