Oeuvres tome huitième

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Concert en fin de saison constitue le second acte du drame aboutissant à l'isolement complet de l'Albanie. Le premier épisode, la querelle avec les communistes russes, après avoir suscité l'espoir d'un rapprochement de l'Albanie et l'Europe, s'acheva par l'option opposée : un éloignement et une séparation encore plus accentués.
Après avoir abondamment évoqué la rupture avec la Chine, ainsi que l'espoir caressé par l'Albanie de revenir dans le concert des nations, cette oeuvre finit en faisant entendre un glas funèbre, celui du complet renfermement au pays sur lui-même.
L'analogie des méfaits du pouvoir avec les crimes shakespeariens, déjà apparente dans le premier volet du diptyque, intitulé L'Hiver de la grande solitude, devient, dans le second, encore plus nette. La "nouvelle version de Macbeth" retraçant les meurtres perpétrés au sommet de la pyramide du pouvoir communiste en est une belle illustration.
Notations tragiques et grotesques, entremêlées ici comme elles l'ont rarement été dans les autres écrits de Kadaré, ajoutent à la puissance d'évocation de ce livre dont on a pu dire qu'il offrait une sorte de vision "en contrechamp" du communisme.
Publié le : mercredi 22 septembre 1999
Lecture(s) : 41
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213660073
Nombre de pages : 635
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Concert en fin de saison constitue le second acte du drame aboutissant à l'isolement complet de l'Albanie. Le premier épisode, la querelle avec les communistes russes, après avoir suscité l'espoir d'un rapprochement de l'Albanie et l'Europe, s'acheva par l'option opposée : un éloignement et une séparation encore plus accentués.
Après avoir abondamment évoqué la rupture avec la Chine, ainsi que l'espoir caressé par l'Albanie de revenir dans le concert des nations, cette oeuvre finit en faisant entendre un glas funèbre, celui du complet renfermement au pays sur lui-même.
L'analogie des méfaits du pouvoir avec les crimes shakespeariens, déjà apparente dans le premier volet du diptyque, intitulé L'Hiver de la grande solitude,
devient, dans le second, encore plus nette. La "nouvelle version de Macbeth" retraçant les meurtres perpétrés au sommet de la pyramide du pouvoir communiste en est une belle illustration.
Notations tragiques et grotesques, entremêlées ici comme elles l'ont rarement été dans les autres écrits de Kadaré, ajoutent à la puissance d'évocation de ce livre dont on a pu dire qu'il offrait une sorte de vision "en contrechamp" du communisme.
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