Origines obscures...

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Depuis plus de trois siècles les comtes de Mariville gèrent leur grand domaine de père en fils. C’est ce dont hérite Edmond à la mort de son père. Après avoir épousé Francine de Brest, leur bonheur de jeune marié s’écroule. Une saga familiale aux origines obscures ...


Publié le : mardi 20 août 2013
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EAN13 : 9782332614964
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intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-61494-0

 

© Edilivre, 2013

Remerciement

 

 

Remerciements à Moka, Tonio, Catia, Corinna, Laurent…

Chapitre 1

Le domaine de Mariville est une propriété du centre de la France. Cette vaste demeure est gérée depuis trois siècles par les comtes de Mariville. Seul l’ainé de la famille détient le titre et le jeune comte Edmond de 24 ans devient le garant du titre à la mort de son père en 1960. Fils unique toute la responsabilité du nom repose à présent sur ses épaules. Orphelin de mère depuis sa plus tendre enfance, la mère allemande d’origine était morte quand il avait trois ans. Son père l’a préparé tant bien que mal à sa lourde tâche. Des précepteurs, des professeurs privés lui ont enseignés tout le savoir possible, des nourrices, des gouvernantes se sont succédées au château pour lui inculquer les règles strictes du savoir-vivre digne de sa noblesse.

L’absence de sa maman s’est quand même faite lourdement sentir et c’est un garçon timide et refermé sur lui même qui est maintenant responsable des nombreuses activités du domaine.

Les cultures maraîchères, les vignes, les étables et les écuries alimentent de nombreuses familles de la région.

Une immense responsabilité pour ce garçon plutôt isolé du monde extérieur.

Ses nombreux serviteurs l’ont ovationnés après le délai respectueux du à son deuil.

Il manquait donc juste une épouse à ce nouveau maitre pour assurer la descendance des comtes de Mariville.

Ce problème avait été résolu quelques années après la naissance d’Edmond, ce serait une très lointaine cousine bretonne qui avait tout les atouts pour remplir cette mission. Francine de Brest a le même âge à quelques mois prêt qu’Edmond. Cet arrangement était coutumier dans la vieille noblesse française et arrangeait même le jeune comte. Francine n’étais pas très jolie, Edmond s’en contenterait, il l’avait rencontrée plusieurs fois lors de réunion de famille et si ce mariage n’était pas un mariage d’amour, il avait au moins l’avantage de ne pas troubler la timidité du jeune homme.

Il se voyait en effet très mal sortir de sa tour d’ivoire pour trouver une épouse.

Il écrivit dans un premier temps aux parents de Francine pour justifier ses intentions de mariage. Ceux-ci lui répondirent favorablement et l’invitèrent en Bretagne.

Edmond et quelques domestiques allèrent donc au château des de Brest au début du printemps 1961.

L’accueil y fut plutôt chaleureux par les parents et un peu plus réticent pour la jeune femme.

Des chambres furent désignées pour la suite du jeune comte et un petit pavillon du domaine lui fut attribué. Il passait beaucoup de temps dans la demeure principale, dans les vastes jardins et dans les roseraies en compagnie de Francine. Cette jeune femme de très bonne éducation aimait les arts, la culture, les animaux. Une réplique exacte au féminin du jeune homme somme toute.

Les parents soulevèrent plusieurs points et modalités sur les épousailles, ce n’est pas sans une certaine gêne que le jeune comte tentait de répondre.

Plusieurs fois lors des repas, il vit Francine rosir quand le père lui demandât combien d’enfant il désirait, et d’autres questions sur le futur des époux.

Lors d’une balade à cheval, les fiancés purent enfin parler en tête à tête. Ils purent s’apercevoir qu’ils n’étaient pas tout à fait indifférents l’un à l’autre.

Cette visite en Bretagne demeurât malgré tout très chaste suivant les bonnes manières. Edmond et Francine étaient tout deux vierges et accèderaient au mariage dans cette situation.

Au bout d’une semaine l’équipage et le comte regagnèrent Mariville, la date du mariage était fixée pour la mi-aout.

Edmond fit parvenir une bague de famille sertie d’un gros diamant à la fiancée par l’un de ses laquais.

En retour Francine lui offrit une montre à gousset avec leurs deux initiales entrelacées gravées sur le fond d’or.

Cet objet admiré par Edmond plusieurs fois par jour égrainaient le temps qui le séparait du grand jour.

Le 10 aout, c’est une véritable armada qui déboulât en Bretagne. De nombreux serviteurs et quelques amis assisteraient aux épousailles. De leur coté les de Brest avaient vu les choses en grands. Plus de 500 personnes étaient invitées et les nombreux laquais, valets et femmes de chambre ne chômèrent pas dans les jours qui précédèrent l’union.

Le mariage civil avait été très intime, mais la cérémonie religieuse qui se déroulerait dans la grande chapelle privée des de Brest contenait juste assez de place pour que tout les invités puissent y tenir en se serrant.

Francine a revêtu une sublime robe blanche, ses demoiselles d’honneur tel un parterre de rose sublimait la blancheur et l’éclat de la jeune femme. Les invités ne doutaient pas un seul instant du terrible avenir qui allait frapper cet union si prometteuse en ce beau jour ensoleillé…

Comme il est de coutume les deux tourtereaux disparurent en fin d’après-midi pour le voyage de noce dans une magnifique Rolls-Royce blanche conduite par le chauffeur du comte qui prit la direction de Mariville.

C’est en bout de nuit que le couple se retrouvât dans le château du comte et de la nouvelle comtesse.

Epuisée par le voyage et la journée la jeune comtesse demandât au jeune marié si elle pouvait remettre leur nuit de noce au lendemain.

Elle fut conduite par une femme de chambre dans une chambre magnifique et c’est seul que le comte regagnât sa couche, déçu mais compréhensif.

Lui même sombra dans un sommeil profond.

Le lendemain, c’est vers midi que le jeune couple se retrouva autour d’un bon petit brunch. Le personnel était au petit soin pour les jeunes époux. C’est avec une larme que la vieille gouvernante vint féliciter la mariée en lui souhaitant plein de bonheur au domaine.

Francine la remercia en la serrant dans ses bras en lui promettant qu’elle ferait tout pour rendre son maître heureux. La vieille gouvernante qui s’était occupée d’Edmond depuis sa naissance repartit quasiment en sanglot tant elle était heureuse.

Edmond prit Francine par la main : – « Tu as bien dormi, ma chérie ? ».

– « Oui, merci, j’aimerais te demander une faveur… »

– « Quoi donc ? ».

– « J’ai besoin d’un peu de temps, tu comprends, je te connais à peine… ».

Le comte sentit les muscles de son visage se crisper un peu.

La discussion s’arrêta là, Edmond, se leva et parti dans le parc en réfléchissant à la situation. Se marier pour se retrouver aussi puceau qu’avant son mariage, ses hormones n’en revenaient pas.

Le soir venu il soupa seul, Francine avait regagné sa chambre en fin d’après-midi pour ne plus redescendre.

Vers 22 heures, le comte tapota à la porte de la chambre de la jeune mariée. Celle-ci entrouvrit la porte, l’homme emporté par son désir poussa la porte et entra de force dans la chambre.

Francine était affolée, Edmond la prit contre lui et arracha sa robe de nuit. La nudité de sa femme le rendit fou de désir.

Il la bascula sur le lit à baldaquin et lui écarta les cuisses. Il sorti son sexe raidi et le mit contre le ventre de Francine : – « Non, arrête pas comme ça !!! ».

Sans tenir compte des suppliques de sa femme, Edmond assouvi ses besoins.

Après avoir joui, il la gifla violement et la laissa à demi inconsciente sur le lit taché de sang, le mariage avait été consommé…

L’ambiance du couple depuis ce soir là devint plus que tendue.

Les repas restaient silencieux, les moments passés ensemble de plus en plus rares.

Les sorties du comte se firent de plus en plus fréquentes. Francine seule dans sa tour dorée devint mélancolique.

Les femmes de chambres s’aperçurent vite de la dégradation du couple, mais tous restèrent stoïques et même dans les lieux communs tous respectaient le silence au sujet de ce délabrement conjugal.

Les semaines qui suivirent apportèrent néanmoins un peu de chaleur dans le château, Madame la comtesse se retrouvât enceinte.

Elle en informât elle même Edmond qui sans sauter de joie eut un sentiments heureux et un sourire aux coins des lèvres.

– « Ma chère, il fallait bien qu’un bonheur résulte de cet incident, vous êtes ma femme à part entière à présent ».

Francine sans vraiment retrouver le sourire, admit dans son for intérieur, un sentiment qui lavait un peu son prestige.

Elle retrouverait peut-être un peu une raison de vivre sans se sentir comme un objet dans les possessions de son mari.

Les semaines se succédaient et les nausées matinales de la comtesse informèrent les femmes de chambre sur l’état de leur maitresse.

Le comté en fut informé comme une trainée de poudre et tout le peuple du comte en fut réjoui.

Le comte devint un peu plus casanier, ses sorties s’espacèrent face aux rondeurs progressives de son épouse.

Les médecins se succédèrent et tous trouvaient normale la grossesse de Francine.

Les devoirs conjugaux des époux ne s’en trouvaient pas renforcés, le viol d’Edmond avait été l’unique relation des deux conjoints.

C’est au mois de mai qu’un nouveau petit comte naquit au château, la sage-femme convoquée d’urgence, arrivât juste à temps pour l’accouchement.

Un beau gros garçon de 4 kilos promettait un avenir au domaine.

Edmond choisi le prénom de Philippe pour le vingtième comte de Mariville. Il promit à Francine de lui laisser la liberté du prénom de leur deuxième enfant.

La maman exécuta durant les premiers jours son travail de mère avec tout ce que cela comportait comme désagrément. Mais au fil des jours un découragement l’envahi, elle se reposa de plus en plus sur les femmes de chambre pour s’occuper du petit Philippe. La promesse de son époux sur la possibilité d’une deuxième grossesse la terrifia beaucoup.

Le comte était fou de sa progéniture masculine pour la continuité du nom.

Il lui faudrait a présent garantir la descendance en multipliant les grossesses de son épouse.

On ne pouvait consciemment pas se fier à un seul enfant pour sauver un titre vieux de trois siècles.

Chapitre 2

Philippe, poussait comme un chou, pas le moindre nuage ne venait troubler l’enfant.

Ses premiers cheveux noirs, poussèrent dés son troisième mois. Sa robuste structure ferait de lui un grand homme, le comte en était sûr.

Seul, l’appréhension de Francine, assombrissait le château. Elle dormait toujours seule dans sa chambre avec Philippe sous prétexte que le comte ne devait pas être perturbé pour les tétées nocturnes du bébé.

Edmond qui avait beaucoup de travail durant l’été et les moissons du domaine reportait pour l’automne ses projets d’une deuxième paternité.

*
*       *

C’est aux premiers rafraîchissements d’octobre que Francine éprouva de nouvelles angoisses.

Lors d’un souper, Edmond lui demanda si elle consentait à partager sa couche.

– « Il serait temps de penser à donner un petit frère à Philippe ».

– « Très bien Edmond, je donnerai des instructions à la nourrice pour s’occuper de votre ainé cette nuit ».

Le comte allait enfin se retrouver aux côtés de son épouse dans le même lit !

Il se retira au fumoir pour laisser le temps à Francine pour se préparer à leur vraie nuit de noce.

Son cigare à demi fumé il se décida à rejoindre son épouse dans le lit conjugal.

Celle-ci l’attendait entièrement nue sous les couvertures. Prête pour le sacrifice…

Edmond se montra très attentionné et très délicat, il se dévêtît pudiquement hors du regard de Francine qui avait fermé les yeux.

Il se coucha à ses côtés, lui caressa l’épaule, posa ses lèvres sur son cou, la tension retomba. Francine en un instant eut envie de son mari.

La lueur du feu ouvert de la chambre tamisait la pudeur et les angoisses du couple.

La nuit se déroula merveilleusement, ils firent l’amour une seule fois très longuement et très intensément.

Edmond, tel un cavalier matant un cheval sauvage se senti vraiment fier de lui. Si il avait eu un véritable ami il se serait confié comme quoi les femmes ne sont que des femelles en attente du mâle.

Francine ne soupçonnait pas l’instinct macho de son époux et partagea pendant plus d’un mois le lit conjugal.

Edmond si prévenant durant cette période, se montra tout à fait différent le soir où il revint éméché.

Il était parti en milieu d’après-midi chez l’un de ses vignerons et avait gouté le vin de l’année.

Il pénétra dans la chambre se dévêtu sans ménagement au yeux de sa femme et se précipita sur elle.

Il la pénétra bestialement, la retourna et la sodomisa.

Francine ne l’avait vu dans cet état que lors de la conception de Philippe.

Quand il eut joui dans son anus, il se retourna et s’endormi assommé par l’alcool.

Francine quitta la couche et alla dans sa première chambre.

Elle pleura toute la nuit en pensant à l’homme horrible quelle avait épousé.

Il pouvait être le plus tendre des compagnons ou la bête immonde assoiffée de sexe.

Le lendemain, comme si rien ne paraissait, Edmond vint déjeuner.

– « Alors, tu en as eu assez hier ? »

Francine se leva et le gifla violement devant le majordome et la gouvernante.

Ceux-ci s’éclipsèrent précipitamment.

Il lui rendît sa gifle et la rassit sur sa chaise.

– « Tu ne va pas me dire que ça ne t’a pas plu ? Je ne t’ai même pas entendu te plaindre ?

Tu as déjà été enculée, ne me dis pas le contraire ? ».

Francine folle de rage lui cracha au visage : « Oui, j’ai déjà été sodomisée, j’ai été amoureuse d’un marin, mais je réservais ma virginité pour celui qui devait être un bon époux respectueux, le père de mes enfants, mais je suis tombée sur une bête immonde, indigne d’espérer que je tombe amoureuse une deuxième fois. »

Edmond reçu ces mots comme un véritable coup de massue.

Sa femme en avait connu un autre avant lui, en avait été amoureuse, elle avait aimé ce sodomite, elle, elle, elle…

Edmond était effondré, Francine avait regagné l’étage en larme, pourquoi avait-elle avoué cette union à son époux qui la répudierait surement.

*
*       *

Les règles de Francine n’apparurent pas le mois suivant. Elle se retrouva à nouveau enceinte du monstre.

L’idée de se faire avorter lui traversa l’esprit, mais en bonne catholique il lui faudrait supporter ce nouveau fardeau.

Edmond ne revenait plus au foyer qu’épisodiquement. Il ne parlait plus qu’aux domestiques, mangeait seul à la grande table désertée. Il revenait au château que pour voir son fils et ne s’inquiétait plus du tout de Francine.

C’est la gouvernante qui lui annonça la nouvelle grossesse de Francine.

Edmond n’eut aucune réaction, il savait que ce serait le dernier enfant qu’il aurait dans sa vie.

Le divorce était impossible aux yeux du monde qu’il gérait, il faudrait continuer à réagir en comte…

L’enfant arriverait en été, et l’hiver allait paraître long.

En bon père il fit venir les médecins pour s’occuper de l’enfant que sa femme attendait.

Il évitait toute conversation sur l’état de santé de Francine. Pourtant un jour le docteur qui l’avait mis au monde, l’interpella : « Edmond, il faut que je vous parle, l’état de santé de votre femme se détériore de jours en jours, il faut à cette femme une raison de vivre car là elle ne va pas résister très longtemps ».

– « Docteur, pensez-vous qu’il y a un risque pour l’enfant qu’elle porte ? ».

– « Vous m’effrayez Edmond, l’état de santé de votre épouse ne vous préoccupe-t-il pas » ?

– « Plus vraiment non, je veux ce deuxième enfant, et pour le reste que dieu fasse comme bon lui semble juste ».

– « En temps que médecin, je ferais tout ce que je peux pour sauver ces deux êtres, mais je ne peux vous garantir de sauver les deux ».

– « Sauvez l’enfant docteur, c’est tout ce que je vous demande ».

Le vieux médecin tourna les talons et sorti, choqué par la réaction d’un homme qu’il pensait amoureux.

Edmond, sorti et se dirigea vers la ville proche dans sa voiture la moins voyante. Il n’était pas un habitué des quartiers chauds mais là il avait vraiment envie d’une professionnelle pour assouvir ses fantasmes les plus secrets…

*
*       *

Edmond s’engagea dans une ruelle mal éclairée, il fit quelques pas, une voix sortant d’une porche l’interpella : « Bonsoir chéri… tu as envie d’un peu de chaleur ? »

Il se retourna et aperçu dans l’ombre une femme plutôt jeune avec une jupe noire et un corsage rouge très décolleté.

Il eut difficile de s’approcher mais son envie le poussa à le faire. La femme avait les cheveux foncés, une bouche pulpeuse.

« Je ne t’ai jamais vu ici toi, c’est la première fois que tu viens voir les filles ? »

– « Oui » balbutiât-il.

– « Tu as quel âge ? »

– « Bientôt 27 ».

– « Tu as envie de quoi, chéri ? »

– « Un fantasme que j’aimerais réaliser ».

La fille posa sa main sur son col et l’attira plus près d’elle, sa jambe lui enlaça le mollet.

« Racontes-moi tes petits secrets » dit-elle d’un ton lascif.

– « J’ai envie d’un scénario, je serais un marin fraichement débarqué qui retrouverait sa maîtresse, il l’a sodomiserait, la fille crierai de douleur et ensuite me remercierait de ne pas l’avoir déflorée, car elle se réserverai sa virginité pour son futur époux… »

La fille le regarda un peu surprise.

– « Tu ne serais pas un petit vicieux toi ? » dit-elle en souriant.

– « Tu me donnerais combien pour que je te fasse ce petit plaisir ? »

– « Ce que vous voulez Mademoiselle… »

– « Ok, pour deux mille balles, on va jouer ton petit jeu » fit-elle en le tirant dans la porte cochère.

En passant devant la concierge elle lui dit : « Donne cinq cent balles pour la chambre ».

Edmond sorti son portefeuille et paya la chambre.

Ensuite il suivi celle qui allait le libérer de son fantasme et de sa rancœur vis à vis du passé de sa femme et de son amour pour son amant sodomite…

Chapitre 3

L’hiver se fit très rude cette année là. Francine ne quittait plus sa chambre.

Edmond n’avait que des nouvelles que par le médecin qui lui annonçait son affaiblissement de mois en mois.

Le comte ne demandait que des nouvelles de l’enfant au grand désespoir du docteur.

– « Edmond pourquoi n’allez-vous plus voir votre épouse, elle va de plus en plus mal… ».

– « Sauvez l’enfant docteur, sauvez l’enfant ».

Le médecin désespéré ne lui répondit pas et sorti de la demeure.

Edmond retourna de plus en plus souvent voir sa maîtresse vénale, il l’installa même dans un petit appartement. La fille en profitait et devenait de plus en plus gourmande. C’est véritablement une fortune que le comte laissait à cette fille, le jeu toujours le même.

Sodomie, cris, et remerciements de la fille, ponctuaient ces moments de grandes intensités pour Edmond.

Le comte revenait au château pour s’occuper du petit Philippe et pour prendre ses repas, le reste du temps il s’occupait de la gérance de son domaine et pour le reste allait retrouver sa maîtresse.

L’hiver passa, le printemps débutait quand Philippe fit ses premiers pas. Quelques semaines plus tard, il prononça pour la première fois le mot « Papa ».

Edmond adorait son héritier et laissa échapper quelques larmes quand celui-ci l’appela « Papa », mot magique pour un père.

Il le prit dans ses bras et le serra très fort.

La femme de chambre de Francine dévala les escaliers en criant : « Monsieur le comte, monsieur le comte, madame vous réclame, elle ne va pas bien du tout ».

Edmond monta quatre à quatre vers la chambre de sa femme.

Dans l’escalade effrénée il lança : « Appelez le médecin !!! ».

Francine couchée sur le côté baignait dans une marre de sang entre les cuisses.

« Edmond, je meurs, aidez-moi ! ».

L’époux troublé par la tache de sang, ne put répondre à sa femme. Il lui prit la nuque et l’embrassa sur le front. Le chagrin se mêla à la pitié pour sa femme, il savait que c’était la fin. Francine ressemblait déjà à un cadavre, sa maigreur, son teint blanc laiteux ne présageait rien de bon.

– « Le docteur va arriver » lui chuchotât-il.

– « Appelez plutôt un prêtre » suppliât-elle.

Edmond descendit l’escalier monumental et donna les instructions à son majordome pour appeler le curé.

C’est le docteur qui arriva en premier. Sans regarder le comte il se précipita dans la chambre de la comtesse tout le personnel disponible se retrouva mobilisé pour aider le médecin.

Edmond restait assis dans le salon, noyé dans ses pensées sur l’avenir. Une ambulance s’arrêta devant la porte, deux infirmiers et une infirmière s’informèrent auprès de la gouvernante et se précipitèrent vers le premier étage.

Le prêtre à son tour et deux enfants de chœur suivirent.

Edmond n’avait jamais connu un tel brouhaha dans la demeure. Toute cette agitation ne perturbait pas son amertume et son chagrin.

Le personnel de l’ambulance reparti toute sirènes hurlantes avec une petite cage de plastique transparent, une couveuse portable.

Le médecin vint près d’Edmond : « C’est une petite fille, nous allons tout faire pour la sauver ».

– « Et ma femme ? ».

Le vieux médecin, posa sa main sur l’épaule du jeune veuf…

L’enterrement de Francine se fit dans la chapelle du château, le personnel fut prié de ne pas y assister pour des raisons d’intimité. Seul les parents de Francine et le veuf se recueillirent lors de la messe, la dépouille fut déposée dans le cimetière familial.

Les parents de la défunte repartirent aussitôt, jugeant le comte responsable du décès de leur fille. Francine correspondait avec ses parents pour leurs raconter ses déboire conjugaux…

*
*       *

La petite fille du comte survécu grâce au zèle d’un l’hôpital de Bourges.

Edmond alla voir sa fille dès que celle-ci avait été jugée viable. Il ne voulait pas de souvenir d’un enfant qui ne survivrait pas. La petite comtesse revint au château au mois d’août.

Une nouvelle nourrice s’occuperait de l’enfant.

Le comte si attentionné pour son fils délaissa complètement son deuxième enfant.

C’est le curé qui rappela à Edmond que l’enfant devait être baptisé.

– « Comment allons-nous appeler cet enfant Monsieur le comte ? ».

– « Comme vous voulez mon père… »

– « Mais enfin Edmond, c’est votre enfant, ce n’est pas à moi de décider de ce genre de chose ».

Le veuf fondit en larmes : « C’est la comtesse qui devait décider du prénom de notre deuxième enfant » sanglotât-il.

Le prêtre suggéra : « Pourquoi ne pas l’appeler Marie, elle est née au mois de mai, c’est le mois de Marie et je crois que Francine aurait aimé ce prénom… ».

Le comte approuva d’un signe de tête.

*
*       *

Le veuvage du comte bouleversa complètement sa vie et celle du domaine. Il se désintéressa de la gestion de son patrimoine, son absence au château manqua au petit Philippe. Même le personnel trouvait le comte vraiment bizarre. Il n’y avait jamais eu de critique sur la vie du châtelain, mais les rumeurs de cuisines commencèrent à fuser.

Les journées d’Edmond passaient par les hippodromes, les salles de jeu, et ses nuits entre les bras de sa maîtresse de plus en plus vorace.

Le patrimoine familial se déglingua rapidement et c’est la vente de parcelles de terre qui sauva le gouffre bancaire des Mariville.

Le prêtre de la famille essaya en vain de ramener le comte à la raison sans résultat.

Le comte sans ami et sans véritable proche restait un isolé depuis sa plus tendre enfance.

Seule sa maîtresse mettait un peu de chaleur dans cette vie dorée et malgré tout très terne.

Chapitre 4

Les années passèrent, la petite Marie, un peu chétive mais en bonne santé, grandi entre les bons soins de sa nourrice. Philippe un peu turbulent avec le personnel grandissait un peu perturbé du à l’absence de véritable parent.

Sa nourrice, la gouvernante, et même les femmes de chambre pouvaient lui apporter toute l’affection qu’elles pouvaient, rien ne remplacerait sa maman et son papa quasiment absent.

Le prêtre avait préparé les enfants au catéchisme et le garçon communia pour la première fois le jour de l’anniversaire de sa petite sœur. Le repas de cette fête ne ressemblait en rien aux autres festivités que les enfants du domaine connaissaient.

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