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Palmito d'Evian

De
138 pages
"Deux kilos de pommes vertes, une botte de poireaux, cinq tomates bien fermes, un pied de basilic, trois kiwis, quelques pommes de terre, des oranges, de l'ail, des oignons blancs, deux barquettes de framboises et une de groseilles et puis un ananas, un gros. Au moment de payer, tu as bien entendu, c'était cent cinquante francs qu'il eût fallu marquer, oui, bien sûr, tu avais bien compris et tu allais le faire, poser le sac ici, prendre ton chéquier, ouvrir le carnet, prendre le stylo aussi, t'appuyer au comptoir, inscrire le 1, le... le 5 ne vient pas, tu ne peux pas, ta main n'avance plus, elle ne veut rien savoir. Tout se brouille, c'est le monde qui s'en va, se retire et te laisse. C'est fini, tu es seule."

   Une femme rend visite à sa mère, qui souffre des séquelles d'un accident cérébral, dans une maison de retraite à Marseille. Elle tente de percer le mur qui enferme sa mère dans ses manies obsessionnelles, pour retrouver la femme rayonnante qu’elle fut. Peine perdue. Entre colère et résignation, tendresse et exaspération, mauvaise conscience et  souvenirs déchirants, entre rire et larmes, la narratrice relate ces quelques heures passées avec cette drôle de mère. Une écriture frémissante et sans concessions  ; l'aveu publique, lucide, quelquefois cruel, d'un difficile et sombre amour.
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   Une femme rend visite à sa mère, qui souffre des séquelles d'un accident cérébral, dans une maison de retraite à Marseille. Elle tente de percer le mur qui enferme sa mère dans ses manies obsessionnelles, pour retrouver la femme rayonnante qu’elle fut. Peine perdue. Entre colère et résignation, tendresse et exaspération, mauvaise conscience et  souvenirs déchirants, entre rire et larmes, la narratrice relate ces quelques heures passées avec cette drôle de mère. Une écriture frémissante et sans concessions  ; l'aveu publique, lucide, quelquefois cruel, d'un difficile et sombre amour.
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