Papillon de lune

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Papillon de lune est un roman fort, où émotions et passions fondent une relation hors du temps entre une femme mûre généreuse, autonome, pleine de vie, et un homme séduisant, sûr de ses atouts mais redoutant tout engagement sérieux...

Publié le : jeudi 16 juin 2011
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EAN13 : 9782748121803
Nombre de pages : 99
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Papillon de luneRose Citron
Papillon de lune
ROMAN' manuscrit.com, 2002
ISBN: 2-7481-2181-3 (pourle fichiernumØrique)
ISBN: 2-7481-2180-5 (pour le livreimprimØ)Avertissement de l Øditeur
DØcouvertparnotrerØseaudeGrands Lecteurs(libraires,revues,critiques
littØraires etde chercheurs),ce manuscritestimprimØ telunlivre.
D Øventuelles fautesdemeurentpossibles;manuscrit.com,respectueusede
lamiseenformeadoptØeparchacundesesauteurs,conserve,àcestadedu
traitement de l ouvrage, le texte en l Øtat.
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contact@manuscrit.comL ENCHANTEMENT
Je n’ai jamais eu confiance en aucun homme. Je
nepensepasqu onpuissem aimer. Jen avaisjamais
eu d orgasme. Ces trois vØritØs m ont ØtØ assenØes,
en moins d un mois, par mon thØrapeute sexologue,
mØdecin et analyste.
Jecommen aiàcomprendrepourquoi,endØpitde
tout mon amour, je n ai pas rØussi à garder plus de
quelques mois mon papillon de lune, mon diamant
noir,mon oreiller deplumes,monØclatantsoleil. Je
l’aimais. Jel aimaistellement. Jel aimaisàmourir.
Et pourtant…
Quand je pense à lui, je vois immØdiatement son
regard, ses grands yeux qui me fixaient avec inten-
sitØ, qui m interrogeaient, qui me disaient d arrŒter.
Je vois son sourire Øtincelant, j entends son rire si
spontanØquiilluminaitsonvisageetsecouaitsapoi-
trine. Je vois sa poitrine nue, musclØe, poilue et
douce que j aimaistant àtoucher de mes lŁvres.
Il me disait toujours :
«Tun’enaspasmarredem’embrasser? Tunete
lasses jamais ? »
« Non, chØri. J ai toujours envie. Je ne peux pas
m’arrŒter. »
7Papillon de lune
J aimais aussi l embrasser sous le bras, dans le
creuxlàoøilsentaitbon. J adoraiscollermeslŁvres
au plus profond et appuyer longtemps. Je conti-
nuaisenglissantverssonventreplat,fermeetchaud.
Je caressais ses cuisses aussi dures que l acier et
m Ømerveillais de les sentir si puissantes. Son dos
Øtait un parcours dØlicieux que je ne pouvais m em-
pŒcher d effleurer du bout des doigts, lØgŁrement,
danstouslessens. Jemecollaisàlui. J Øtaissibien.
Il Øtait si sincŁre, si droit, si net. Tant de chaleur, de
douceur et de force en mŒme temps.
Il n y avait que lui qui pouvait Œtre si prØsent, si
attirant. Sa finesse d observation et sa sensibilitØ
l amenaient à tout deviner, tout anticiper, tout com-
prendre. Je me sentais en phase, en osmose, tendue
dedØsiretcomblØedereconnaissance. MafaimØtait
insatiableetj avaissipeurdelelasserpartantd exi-
gence. J’essayais pØriodiquement de me retenir, de
m Øloigner lØgŁrementpourle laisserrespirer. Mais
je n y arrivais pas vraiment. Et il me faisait signe
de me rapprocher. C Øtait notre maniŁre d Œtre en-
semble : collØs, serrØs l un contre l autre, dØtendus,
heureux. Il ne nous manquait rien.
Et j attendais. J attendais le moment oø il se
retournerait, me caresserait à son tour. Je respi-
rais d une maniŁre audible. Je gØmissais. Parfois,
je pleurais. Il venait sur moi et je criais toujours,
presque tout le temps. Parfois, il me donnait des
ordresbrefs. Jesuivaistoussesmouvements. J Øtais
attentive, en alerte, en attente de lui. On aurait pu
imaginerquej appelaiausecours. Enfait,je nefai-
sais qu exprimer mon Ømotion, mes sensations, ma
crainte. Parcequej avaispeurdemourir. J avaisen-
viedemourir. Oui,jerŒvaisdemourirdanssesbras.
8Rose Citron
Je le lui disais. Il n aimait pas a. Quand il jouis-
saitenmoi,jemesentaislibØrØe,comblØe,heureuse.
C’Øtait ça la plØnitude.
Jen imaginaispasdeconna treunautrebonheur.
Je tremblais de le perdre. Je ne sais comment, ni
pourquoi,j Øtaissßrequ ilmequitterait. Jel aimais
si fort. Et pourtant, je ne savais pas l’aimer. Pas
commeilvoulait. Pascommeilenavaitbesoin. Pas
en rØpondant à ses attentes. Pas comme un homme
libre. Je ne savais que lui demander de rØpondre à
mes besoins. Je l aimais comme une gamine aime
le PŁre Noºl et pense que tous les jours, c est fŒte.
Une enfant qui rØclame de l attention, qui veut Œtre
au centre, la prioritØ, la seule chose qui compte. Je
lui pompais l air.
Sanslevouloir,jemepositionnaiscommeunfrein
danssavie,alorsquedanslamienne,ilØtaitdevenu
le moteur, celui qui donne l Ølan. Je m accrochais à
luidetoutesmesforcesetjenecomprenaispasqu il
prenne de la distance. Je le serrais à l’Øtouffer, sans
rienlui donner, c Øtaitmafa on Øtrangedel aimer.
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