Par Amour pour Audrey

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Dans la banalité du quotidien des navetteurs, Audrey et Marc se rencontrent au hasard du quai d’une gare et c’est le coup de foudre immédiat et réciproque qui les surprend tous les deux.
Leur Amour passionné et leur bonheur va alors grandir et grandir au fil du temps.

Mais soudain, alors que tout se passe pour le mieux et que ces deux êtres, fous l’un de l’autre, entrevoient enfin un avenir commun, un évènement vient gripper cette belle mécanique bien huilée. Tout bascule alors dans l’horreur, la folie et la mort.

Mais la vie n’est-elle pas qu’une histoire ? Et l’histoire un roman, il faut attendre l’épilogue pour le découvrir. Une fin surprenante !

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782960104400
Nombre de pages : non-communiqué
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Par Amour pour Audrey !
Prologue « Assise dans le fauteuil, l’air hagard, d’une pâleur effrayante, Nathalie, d’un geste maladroit, passa ses mains sur son visage pour essuyer les larmes qui brouillaient sa vue. Son mal de tête jusqu’alors intolérable était encore accentué par les battements de son cœur, comme autant de petites souffrances supplémentaires lui empêchant toute réflexion, toute cohérence de pensée. Que lui arrivaitil donc et que faisaitelle dans ce fauteuil ? Depuis combien de temps étaitelle là ? Elle n’aurait pu le dire avec exactitude…Ses yeux rougis se posèrent alors sur la feuille de papier qu’elle tenait sur ses genoux et tout lui revint d’un seul coup : Pourquoi elle était là et pourquoi cette douleur atroce ! Une nouvelle fois les larmes la submergèrent ; ses mains se mirent à trembler tandis que la nausée lui montant à la gorge se transformait en hoquet de douleur. Peu à peu, cependant, s’imposant doucement aux battements de son cœur et à son esprit confus, d’autres bruits attirèrent finalement son attention. Passant une nouvelle fois ses mains sur son visage pour en chasser les larmes, Nathalie se concentra sur la silhouette allongée sur le lit d’une blancheur immaculée. Cette silhouette familière était celle de son mari, son compagnon de toujours, cet homme qui depuis tant d’années partageait sa vie, ses joies, ses peines, son lit ! Cet homme avec lequel elle s’était créé un monde de bonheur et de tendresse. Un monde tout de douceur et de velours, à la fois simple et complexe, avec son lot d’imprévus, certes, mais un monde qu’elle aimait, qu’elle adorait même ! Ce monde, qui voilà quelques heures à peine s’était effondré, soudain, la jetant avec brutalité dans la froideur et dans l’angoisse de l’inconnu. Un mot, toujours le même, lui venait sans cesse à l’esprit : Pourquoi ? Seigneur, oui, pourquoi ? Une fois encore Nathalie sentit les larmes lui monter aux yeux mais fit un effort surhumain pour ne pas céder, une fois de
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plus, au désespoir qui l’envahissait. Pour évacuer la pression qui lui enserrait la poitrine, comme un étau chauffé à blanc, elle prit une profonde respiration mais ne réussit qu’à s’étrangler lamentablement en toussant piteusement ! Une fois de plus son regard se posa sur la silhouette de son mari. Comment avaitil pu en arriver là ? Comment avaientils pu en arriver là tous les deux, bon sang ! Maintenant relié à toute une série d’appareils complexes allant du monitoring sonore et son écran jusqu’au respirateur artificiel, la vie de son mari ne tenait plus qu’à un fil. Un tout fin fil qui pouvait se rompre à tout instant. Et elle était là, toute bête et totalement impuissante, à le regarder, forme inerte, couchée sur ce lit, entre vie et mort et, malgré les tragiques évènements passés ces dernières heures, elle ne comprenait toujours pas clairement ce qui l’avait amenée là, ce qui les avait amenés là tous les deux !!! Ses yeux se posèrent à nouveau sur la feuille de papier que les larmes n’avaient pas épargnée et qu’elle avait toujours sur les genoux et silencieusement elle se mit à relire avec incrédulité ces quelques phases que son mari avait laissées à son intention. Alors, dans la froide blancheur de cette chambre d’hôpital, se superposant aux bruits de la machinerie qui tenait son mari en vie, les sanglots de Nathalie se firent entendre de plus belle ! Elle sursauta soudain car une voix douce mais légèrement autoritaire venait de la sortir de ses douloureuses pensées. Madame, je pense qu’il vaudrait mieux rentrer chez vous et vous reposer un peu. Votre mari est dans un état critique, certes, mais stationnaire pour l’instant et je ne pense pas que cela devrait évoluer avant un certain temps ! Rester ici ne sert strictement à rien. Prenez un peu de repos, vous en avez et en aurez sans doute encore besoin bientôt ! Nathalie, levant vers l’infirmière un regard désespéré répondit d’une voix à peine audible. Rentrer chez moi, mais comment ?
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Je puis vous appeler un taxi, si vous ne vous sentez pas la force de conduire  répliqua l’infirmière avec gentillesse. Mais je me sens à peine la force de me lever, et puis, je voudrais en savoir plus sur l’état de santé de mon mari ! Si possible, j’aimerais pouvoir attendre ici le médecin. S’il vous plaît ! L’idée de devoir s’éloigner ainsi de son époux la terrorisait, soudain, comme si cet éloignement forcé avait pu trancher d’un coup net le mince espoir qu’elle avait de pouvoir revivre un jour avec lui ce qu’elle avait vécu jusquelà. Comme si, étrangement, restant près de lui, elle le protégeait contre le mauvais sort et l’éloignait d’une mort qui semblait si affreusement inéluctable… L’infirmière lui jeta alors un regard plein de compassion, puis, après une brève hésitation, sortit de la chambre en soupirant. Combien de temps restatelle ainsi prostrée, quelques minutes sans doute, elle n’aurait pu le dire en tout cas. Finalement un homme d’âge moyen, en blouse blanche, pénétra dans la pièce, s’adressant à Nathalie d’un air détaché. Bonjour Madame, ditil en s’approchant. Nathalie fit mine de se lever mais ses jambes flageolantes ne la portaient plus et elle retomba assise dans le fauteuil. Le médecin s’était penché vers elle et lui avait pris une main. Il continuait cependant sur le même ton, très professionnel. Ecoutez, étant donné les circonstances, considérez que c’est un vrai miracle que votre mari soit encore vivant. Outre l’important trauma crânien et l’épanchement sanguin que nous avons heureusement pu résorber, votre époux a de multiples fractures dont trois côtes brisées. L’une d’entre elles lui a perforé un poumon. Nous faisons le maximum mais, et je préfère être franc avec vous, il m’est impossible de me prononcer, pour l’instant, sur une issue possible, je suis désolé ! Je dois aussi ajouter… Madame ? Mad…
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A ce moment, Nathalie, brisée par trop d’émotions et trop de douleurs, eut la sensation que tout se mettait soudain à tourner autour d’elle. Elle vit le docteur faire un mouvement inquiet dans sa direction, puis, un voile noir tomba sur ses yeux et elle sombra dans l’inconscience.
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