Pardon et je vous en prie

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Qui mieux qu'un fou pourrait parler du monde qui l'entoure? qui est-ce qui n'a pas peur d'être pris pour un fou en disant les choses comme ils sont vraiment? Qui est-ce qui n'a pas de tabou pour pouvoir parler aussi cru que l'ai la vérité? un fou bien sûr! L'auteur a choisi un fou qui ne l'est que parce qu'on l'est aussi, il a voulu tout dire, s'exprimer sans bornes, il lui fallait un porte-parole digne de ce nom, il a cherché partout cette perle rare, il a fini par la trouver, un fou parlant d'un pays fou : l'Algérie.
Publié le : mercredi 15 juin 2011
Lecture(s) : 136
EAN13 : 9782748176001
Nombre de pages : 307
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Pardon et je vous en prie
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Younes Ben
Pardon et je vous en prie L'Algérie chez le psy
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.comISBN : 2-7481-7600-6 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748176001 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-7601-4 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748176018 (livre numérique)
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Pardon et je vous en prie
« Majnùn et Asia, je vais raconter une légende qui s’avère une immorale histoire sur l’édifice du profane, coupante comme du verre sur une veine qui porte ton image et tes doux gestes. Des gestes, voilà ton concept et ton point fort, toi qui n’aimes pas trop ouvrir la bouche, bouger la langue, si ce n’est pour me couvrir de tes langoureux baisers. Je soulignerai ton nom avec mon sang, en l’écrivant sur un bel arbre de saison, en le gravant pépites d’or sur un mur blanc, blancheur de tes fines mains. Où avant moi, des révolutionnaires atteints de romantisme chronique ont écrit leur mot vénéré : Liberté ! Tu danses au milieu de rêves, comme si la vérité ne te satisfaisait pas, ne te libérait pas assez. Je te crée le roman parce que tu t’ennuies. Rêve et aime dans le blanc des feuilles, promène-toi entre les lignes, sois heureuse ! Je tacherai avec ce sang une couleur morne que son écarlate éclat le crée, lui donne la vie, lui enseigne le beau. Esthétisme, cette image crue et bonne affaire de goût, elle était avant que l’homme ne fut, elle le fut avec lui que
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Pardon et je vous en prie confirmé. Se découvrant nus, Adam et Eve ont commis l’innocent réflexe de se cacher les parties génitales, hygiène, pudeur, fantasme ou tout simplement séduction. Une belle fille à la plage, excite plus en ayant son bikini qu’étant nue. Elle chatouille là la curiosité, joue sur le sensible « savoir plus », « vouloir explorer », elle demande de se faire draguer : séduction passive. Mais est-ce qu’il en existe d’autres ?Je toucherai la douleur avec un saignement esthète de pure race de peintre, qui apprit à peindre les bouches et les seins au bord d’une rivière que fréquentaient les putains de son village. Et parler aux femmes dans un rêve érotique, d’un poète, qui un jour apprit à composer des vers au chevet d’une mourante, jeune fille belle et malade. Elle rendait l’âme avec un harmonieux et délicieux sourire d’une soumise, sous les yeux innocents d’un homme rebelle, qui apprit sa masculinité dans ta perpétuelle féminité.Tu m’envoûtes du haut et du bas. Tu es une femme ! L’une de ces créature maléfiques qui dansent au bas fond des enfers pour remuer la marmite (elles sont aussi bonnes cuisinières que sorcières) pour nous enchanter, nous avaler, nous faire absorber leur potion magique hypnotique, que nous hommes redoutons, et plus au fond, aimons. Ô combien sommes-nous sots !
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