Pardon mère

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« Longtemps j’ai eu le temps. C’était quand ma mère vivait. J’étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j’aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J’ai le temps.(…) En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d’un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n’étais pas digne de ce regard. » Un fils parle de sa mère, née à Vallorbe en 1910, morte le jeudi 15 février 2001, il regrette les méchantes pensées, l’indifférence, le temps de l’enfance évanouie trop vite. Sa mère, « le contraire de la vanité et du tapage », lectrice de la Fontaine au regard clair, et lui l’écrivain, l’excessif, le mauvais fils tapageur. Mais quand ce fils indigne s’appelle Jacques Chessex, alors c’est une relation forte, ambiguë, charnelle à la fois qui se noue avec sa mère. Tombeau et Résurrection, « fontaine de regret », violence et douceur, évocation pudique mais sans voile, ce livre autobiographique est l’un des plus beaux, des plus émouvants, de l’auteur. « Mère tu m’habites. Où es-tu dans ta mort ce matin ? ».
Publié le : mercredi 6 février 2008
Lecture(s) : 33
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246733591
Nombre de pages : 224
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« Longtemps j’ai eu le temps. C’était quand ma mère vivait. J’étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j’aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J’ai le temps.(…) En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d’un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n’étais pas digne de ce regard. » Un fils parle de sa mère, née à Vallorbe en 1910, morte le jeudi 15 février 2001, il regrette les méchantes pensées, l’indifférence, le temps de l’enfance évanouie trop vite. Sa mère, « le contraire de la vanité et du tapage », lectrice de la Fontaine au regard clair, et lui l’écrivain, l’excessif, le mauvais fils tapageur. Mais quand ce fils indigne s’appelle Jacques Chessex, alors c’est une relation forte, ambiguë, charnelle à la fois qui se noue avec sa mère. Tombeau et Résurrection, « fontaine de regret », violence et douceur, évocation pudique mais sans voile, ce livre autobiographique est l’un des plus beaux, des plus émouvants, de l’auteur. « Mère tu m’habites. Où es-tu dans ta mort ce matin ? ».
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