Parfum sauvage

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Une jeune fille violée et étranglée en pleine forêt, deux amants assassinés dans une cabane de chasseurs, un étudiant poignardé dans les vestiaires de l'université. Voilà les meurtres auxquels sera confrontée l'inspecteur Lea da Sera, surnommée "la Tigresse". Secondée par Valois, son jeune adjoint, elle tâchera de mener ses enquêtes comme à son habitude, avec rigueur, spontanéité, avec son tempérament de pure Italienne au parfum sauvage.Mais son amour pour Xavier, journaliste, la perturbera. Lea saura-t-elle faire la part des choses et conserver sa maîtrise légendaire ?
Publié le : jeudi 16 juin 2011
Lecture(s) : 48
EAN13 : 9782748104684
Nombre de pages : 141
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Parfum sauvage
© manuscrit.com, 2001 ISBN: 2748104692 (pour le fichier numérique) ISBN: 2748104684 (pour le livre imprimé)
JeanDaniel Girard
Parfum sauvage
ROMAN
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LEA DA SERA marchait pieds nus, comme elle le faisait souvent, dans les verts pâturages de l’Allier. Elle adorait s’y promener après de longues journées parfois harassantes, suivant l’intensité des enquêtes qu’elle me nait. En cette fin de journée d’automne, le ciel s’as sombrissait et se plombait de gros nuages gris. L’orage menaçait et une pluie fine et tiède se mit à tomber. Lea pressa le pas et se réfugia sous l’avanttoit d’une vieille remise délabrée qui ne servait qu’à entasser le regain et la paille. « Pour deux amoureux, à l’abri des regards, c’est toujours l’idéal » se souvintelle. Fixant les gouttes de pluie dégoulinant du bord des lames de bois écorchées, elle repensait à son enfance, son adolescence, à son père et sa mère qui étaient retournés en Italie, dans leur vil lage natal. Cela faisait un bout de temps qu’elle n’était pas aller les revoir et elle se dit qu’un de ces jours, elle songerait à faire le voyage, si ses occupations lui en lais saient le loisir, ce qui n’était jamais prévisible.
Lea était née ici, à Moulins, il y avait mainte nant trentehuit ans. Passionnée d’armes à feu, comme son grandpère qui avait fonctionné chez les Carabi nieri, elle avait suivi l’école de police à Paris, puis, après quelques années d’expériences et grâce à ses capacités, elle avait été promue inspecteur principal à Moulins.
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Dotée d’une vive intelligence, son tempérament était digne d’une Italienne pure souche, fougueux, racé, autoritaire, avec un brin de cynisme. Mais elle savait se montrer aussi joviale et moqueuse, selon les circons tances, et puis son anatomie faisait le reste. Un corps de féline, avec de petits seins durs et pointus et un fes sier ferme. Sa crinière, courte et d’un noir étincelant, commes ses yeux, donnait à son visage acéré une expres sion de maîtrise et de sérénité. Ses subordonnés, prin cipalement Valois, son jeune adjoint, ne la haissaient pas, mais la craignaient plutôt. Ce n’est pas pour rien qu’ils la surnommaient parfois "la tigresse". Le patron de Leana, le commissaire Legof, qui approchait de la retraite et qu’elle surnommait Big, à cause de sa corpu lence, l’appréciait pour ses qualités, mais aissi pour son élégance et sa beauté romaine. Lea sortit de ses pensées avec un profond soupir. L’orage et l’averse cessant, elle quitta la remise qui allait certainement s’écrouler un de ces jours et pressa le pas pour rentrer chez elle.
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Lea habitait un appartement de quatre pièces, dans un immeuble anciennement rénové, situé au centre de la ville. Au premier étage, après avoir pénétré dans le hall, on trouvait un grand salon avec une large baie vitrée, un coincuisine, la salle de bain moderne, la chambre à coucher et deux pièces, l’une servant de chambre d’amis, l’autre de bureau. Le tout était agréablement aménagé, de façon moderne. Le bureau contenait un meuble sur lequel posait un PC, une large bibliothèque contenant des bouquins, des magazines et des dossiers entassés. Des statuettes tronaient au salon, représentant Chopin, Socrate et Napoléon, signifiant le goût de Lea pour la musique, la philosophie et la stratégie. Un grand poste TV, un magnétoscope et une chaîne Hifi dernier modèle garnissaient un coin du salon. Quelques tableaux de style contemporain ornaient les murs de crépi beige. Dans un fauteuil de cuir brun, près de la baie vi trée, Zoé, la chatte siamoise aux yeux verts, somnolait, apercevant vaguement Lea arriver, trempée jusqu’aux os. « Bonjour ma belle, quel temps ! ». Zoé ne broncha pas, se contentant de bâiller, et Lea s’introduit dans la salle de bain, puis tourna le ro binet de la baignoire. Elle se dévêtit et se glissa dans l’eau bouillante et parfumée, puis ferma les yeux. Tout de suite, une sensation de bienêtre et de délassement
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l’envahit. Lea repensa à sa journée, la coursepoursuite après un voleur de voiture, son arrestation, la fouille et l’interrogatoire. Le voleur, un jeune voyou de dixsept ans aux cheveux hirsutes et au jean déchiré, allait passer la nuit au poste. Nul doute qu’il allait faire un tapage du diable, mais les vigiles avaient l’habitude et la tac tique pour mâter ce genre d’individus. Sortant de son bain, Lea se sécha, passa un pei gnoir, arrangea rapidement sa crinière et, de son por table, appela Natacha, son amie, à son agence de voyages située dans une rue animée, proche du centre.  Salut Nat.  Hello tigresse, que racontestu de bon ?  Ca te dirait une pizza chez Marco ?  C’est une bonne idée. Vers 19.30 heures, le temps de fermer l’agence. Natacha raccrocha et, après avoir consulté sa montre, s’empressa de classer ses dossiers étalés sur son bureau et de ranger les prospectus de voyage et de vacances. A cette époqueci de l’année, les amateurs commençaient à faire le choix de leur destination pour les sports d’hiver. Courchevel, Chamonix, Montana étaient les stations les plus prisées. Les affiches allé chantes exposées dans la vitrine n’étaient pas étrangères à ces choix, mais Natacha avait remarqué que les tou ristes, cette année, regardaient davantage sur le contenu de leur portefeuille. Le système monétaire européen n’y était peutêtre pas étranger.
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