//img.uscri.be/pth/f1dcce4672afce7d5b2ef412f648164951424840
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 7,45 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Paris Montpellier

De
159 pages
Il était une fois une histoire d'amour, commune, banale, triviale. Une petite histoire sans prétention, toute humble, toute simple, habillée de moments velours, parfois recouverts de tissus sombres. Une histoire quotidienne, alternant les coups de joie, les coups de grisou, les coups du sort. (…) Une histoire née à Paris, grandie à Paris, mûrie dans l'entre deux Paris-Raleigh, et destinée à s'épanouir à Montpellier. Une histoire de villes. Une histoire de lieux. Une histoire à deux. Il était une fois une histoire d'amour, cheminant sur ses deux jambes, bon train. L'une des deux s'est foulée, cassée, essoufflée. (...) Il était une fois une histoire d'amour.
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

2 Titre

Paris Montpellier

3Titre
Louise Line
Paris Montpellier
Le pari perdu
Roman
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2007
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-00034-4 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304000344 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-00035-1 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304000351 (livre numérique)

6 8






Comment t’as fait, maman,
Pour savoir que papa
Beau temps et mauvais temps
Il ne partirait pas ?
Est-ce que t’en étais sûre
Ou si tu savais pas
Est-ce que les déchirures ça se prévoit ?

Comment t’as fait maman
Pour trouver le bon gars ?
Tu l’as connu comment ?
Tu l’as aimé pourquoi ?
Est ce qu’il y en avait juste un
Dans tout le présent siècle
Et y s’trouve que c’est toi qui dors avec ?

Comment t’as pu trouver
Un homme qui n’a pas peur
Qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur ?
J’le disais y a longtemps
Mais pas d’la même manière
T’as d’la chance, maman,
Le plus fort, c’est mon père.
9 Paris Montpellier
Comment ça s’fait maman
Que dans ma vie à moi
Avec autant d’amants
Avec autant de choix
Je n’ai pas encore trouvé
Un homme comme lui
Capable d’être ami, père et mari ?

Comment t’as fait maman
Pour lui ouvrir ton cœur
Sans qu’il parte en courant
Avec c’que t’as de meilleur ?
Est ce qu’il y a des mots magiques
Que t’as dit sans t’rendre compte ?
Explique-moi donc c’qu’y faudrait que j’raconte ?

Comment t’as pu trouver
Un homme qui n’a pas peur
Qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur ?
J’le disais y a longtemps
Mais pas d’la même manière
T’as d’la chance, maman,
Le plus fort, c’est mon père.

Quand j’ai l’air d’les aimer
Les hommes changent de regard
Si j’ose m’attacher
Y’se mettent à m’en vouloir
Si je parle d’avenir
10 Paris Montpellier
Y sont déjà loin derrière
J’avais raison d’le dire
Le plus fort c’est mon père.

Cas-tu m’dire, maman,
Comment t’as pu savoir
Dès le commencement
Qu’c’était pas un trouillard
Qu’il allait pas s’enfuir
Et qu’il allait tout faire
Pour que je puisse dire
Le plus fort, c’est mon père ?

Quel effet ça t’a fait
Quand tu l’as rencontré ?
Est ce que ça paraissait
Qu’il allait tant t’aimer ?
Les hommes bien souvent
Paraissent extraordinaires
Mais dis-toi bien maman
Qu’le plus fort… c’est mon père.

Linda Lemay.
Le plus fort c’est mon père

11
PRÉFACE
Il était une fois une histoire d’amour,
commune, banale, triviale. Une petite histoire
sans prétention, toute humble, toute simple,
habillée de moments velours, parfois recouverts
de tissus sombres. Une histoire quotidienne,
alternant les coups de joie, les coups de grisou,
les coups du sort.
Une histoire duelle, marchant sur ses deux
pieds, parfois filant droit contre vents et
marées, parfois trébuchant par manque de
coordination, par obstacles glissés sur sa route,
semblant avancer néanmoins et rejoindre
progressivement la contrée calme des couples
installés.
Une histoire qui s’appuyait sur quelques
cannes, bancale et fragile, soumise aux aléas du
temps, aux aléas des changements insidieux, aux
aléas de la vie. Soumise à la précarité, une
histoire en CDD, rêvant d’un avenir en CDI,
d’une titularisation sanctionnant l’engagement
réciproque, d’une reconnaissance d’une
expérience irremplaçable.
13 Paris Montpellier
Une histoire née à Paris, grandie à Paris,
mûrie dans l’entre deux Paris-Raleigh, et
destinée à s’épanouir à Montpellier. Une
histoire de villes. Une histoire de lieux. Une
histoire à deux.
Il était une fois une histoire d’amour,
cheminant sur ses deux jambes, bon train.
L’une des deux s’est foulée, cassée, essoufflée.
L’autre a tenté de résister et de continuer à
avancer, en essayant de panser les plaies de la
première. L’une s’est détachée, l’autre s’est
déchirée. L’histoire est tombée, s’est
recroquevillée sur le sol gelé. L’une s’est
échappée, l’autre s’est paralysée. L’histoire s’est
immobilisée. L’une a rompu le joug, l’autre n’a
pas tenu le coup. L’histoire s’est rompue le cou.
Il était une fois une histoire d’amour.
Démembrée. Morcelée.
Une histoire d’amour. Passée.
14
27
Drôle de nombre. 27. A priori sans
symbolique particulière. Sans histoire, un
nombre comme les autres, simple, humble,
voire banal, trivial. Tranquille. Pas d’association
libre débridée d’emblée sur ce nombre impair.
Drôle de nombre, non prédestiné.
Mais un drôle de destin crée une résonance
profonde. Une drôle de coïncidence lui a donné
un galon singulier, un relief particulier. 27.
Drôle de nombre dont émane désormais une
odeur nauséabonde, sulfureuse, depuis cette
drôle d’histoire. 27.
27. Jour de notre premier baiser en Janvier
2001. 27. Deux jours après notre première
rencontre. 27. Tout commence et tout s’arrête
un 27. 27, définitivement jour de création et
d’annihilation. Jour double, duel, binaire. Jour
noir et blanc, blanc comme notre amour des
débuts. Noir comme notre désamour de la fin.
27. Un 2 et un 7. Est ce le 2 de la fusion, de
l’union, ou le 2 de la différence, de l’altérité ?
Est ce le 7 et ses années de malheur préconisées
15