Passent les heures

De
Publié par


Le roman événement publié dans le monde entier


Le roman événement publié dans le monde entier



Étudiant à San Francisco, Tristan Campbell reçoit un jour un étrange coup de téléphone d'un cabinet d'avocats londonien : il pourrait être l'héritier de l'immense fortune d'Ashley Walsingham, disparu en tentant de conquérir l'Everest en 1924. Tristan entame alors une course contre la montre car il n'a que quelques semaines pour prouver qu'il est bien le descendant de l'alpiniste et de l'amour de sa vie avant que l'héritage ne revienne à l'État...
Lancé sur leurs traces, Tristan va reconstituer le puzzle de son histoire. Des tranchées de Picardie au Berlin des années vingt, des sommets de l'Himalaya aux fjords d'Islande, il découvre peu à peu leur fulgurante passion, prise dans les tourments de la Première Guerre mondiale. Obsédé par les amants tragiques, Tristan parcourt l'Europe et prend conscience du véritable enjeu de cette quête.


Un premier roman événement tout à la fois enquête familiale, roman d'amour, récit initiatique et odyssée historique.







Publié le : jeudi 6 novembre 2014
Lecture(s) : 5
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782365691390
Nombre de pages : 420
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
couverture
Justin Gakuto Go

PASSENT LES HEURES

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Isabelle Chapman

image

À ma mère et mon père

Étrange ami, dis-je, pour quelle raison te lamentes-tu ?

— Aucune, dit l’autre, sauf les années perdues,

Le désespoir. Quelle que puisse être ton espérance,

Ma vie en était faite aussi ; Je chassais gaiement

La plus sauvage beauté du monde,

Loin des yeux calmes et des cheveux tressés,

Celle qui méprise le cours régulier des heures,

Et quand elle pleure, c’est avec plus de faste qu’ici.

Wilfred Owen, « Étrange rencontre »,
traduit par Xavier Hanotte,
Le Castor Astral, dans le recueil Et chaque lent crépuscule.

La fortune


La lettre est arrivée la semaine dernière par coursier.

J’ai su rien qu’en palpant l’enveloppe que ce serait du beau papier à lettres. Une texture fine et poreuse de « pur chiffon » ; le tracé brillant d’un filigrane lorsque j’ai levé la feuille face à la lumière. Pour l’instant, je ne peux pas la sortir de mon sac consigné dans le coffre à bagages au-dessus de mon siège, mais je revois son grain fin, sa blancheur teintée de jaune et l’en-tête gravé : Maîtres Twyning & Hooper, avocats à Londres, 11 Bedford Row.

Le coursier, lettre sous pli à la main, a toqué à ma porte. Il a prononcé mon nom.

— C’est un service spécial, m’a-t-il expliqué. L’expéditeur exige la présentation d’une pièce d’identité.

Je lui ai montré mon permis de conduire et j’ai signé l’accusé de réception. Sur le comptoir de la cuisine, j’ai ouvert la fermeture à zip du sachet plastique. À l’intérieur, il y avait l’enveloppe couleur crème au grammage élevé.

J’ai lu la lettre debout devant l’évier.

Cher M. Campbell,

Je suis le fiduciaire d’une succession qui n’a pas encore été totalement liquidée. Il semblerait d’après un élément mis au jour récemment qu’il existe un lien entre vous et l’héritier désigné. Ne trouvant aucun numéro de téléphone à votre nom, nous envoyons cette lettre à l’adresse indiquée dans l’annuaire dans l’espoir que vous preniez contact avec nous de toute urgence.

Il s’agit d’une mission à laquelle nous sommes particulièrement attachés. Aussi je vous serais infiniment reconnaissant de bien vouloir me téléphoner au plus tôt, en PCV, en appelant la ligne directe indiquée ci-dessus.

Dans votre intérêt, je vous prie de garder cette information strictement confidentielle en attendant que nous ayons l’occasion de nous parler.

 

Veuillez recevoir l’expression de mes sentiments distingués,

JF Prichard
Office notarial de Maîtres Twyning & Hooper

À quatre rues de chez moi, sur Valencia Street, il y avait un téléphone public. Le plastique du combiné était à moitié défoncé, mais en y collant mon oreille, j’entendis la tonalité. Il me fallut passer par trois standardistes pour être mis en relation avec l’Angleterre.

La secrétaire du cabinet décrocha. Elle m’informa que Maître Prichard n’était pas dans son bureau, mais que je pouvais parler à Maître Geoffrey Khan. Ce dernier me parut essoufflé à l’autre bout de la ligne.

— Ainsi vous existez. Mon Dieu ! James va être enchanté… On est allé le chercher. Écoutez… au cas où la communication serait coupée, pouvez-vous me donner votre numéro de téléphone ? Nous avons eu tellement de mal à trouver votre adresse…

— Je n’ai pas de téléphone en ce moment.

— Je vois. Bon, ne quittez pas, James va vous prendre dans un moment. Dites-moi, votre grand-mère était-elle…

Une deuxième voix surgit du combiné. Celle d’un homme plus âgé à l’élocution d’une clarté extraordinaire.

— Ici James Prichard. Geoffrey, je prends le relais.

En s’excusant, Khan raccrocha aussitôt.

— Monsieur Campbell, dit Prichard. Pour commencer, je tiens à vous remercier de nous avoir appelés. Si vous voulez bien, afin que nous puissions vérifier que nous parlons à la bonne personne… Au cas où nous nous serions trompés… Puis-je vous poser quelques questions ?

J’appuyai sur un bouton pour augmenter le volume.

— Bien sûr.

— Formidable. Je dois vous préciser que nous n’avons aucune autorité judiciaire et que par conséquent, vous êtes libre de refuser de nous répondre, même si ce serait contraire à votre intérêt. Bien entendu, ces informations ne serviront que dans le cadre de cette affaire et demeureront strictement confidentielles. Pourriez-vous me dire quel est le nom de votre mère, nom et prénoms ?

— Elizabeth Marie Campbell.

— Et son nom de jeune fille.

— Martel.

— Son lieu de naissance ?

— San Francisco.

— Merci. Et le nom de votre grand-mère ?

Après un instant d’hésitation, je répondis :

— Charlotte Grafton. Je ne sais pas si elle avait un deuxième prénom…

— Ce n’est pas grave. Connaissez-vous son lieu de naissance ?

— Quelque part en Angleterre.

— En effet. Merci d’avoir répondu à ces questions. Maintenant, que je vous explique brièvement pourquoi nous faisons tant de manières. Il y a près de quatre-vingts ans, mon cabinet s’est vu confier l’exécution d’un testament curieux. Le client est décédé peu après l’avoir rédigé. Étonnamment, l’héritage n’a jamais été réclamé par la principale bénéficiaire. Et, plus étonnant encore, il était stipulé que le capital devait être conservé tant qu’il ne serait pas versé à ladite bénéficiaire, ou à son descendant direct. Pour un certain nombre de raisons, la liquidation n’a jamais été envisageable.

Prichard marqua une pause. Une voix de femme s’éleva derrière lui. Prichard étouffa d’une main le combiné pour lui répondre.

— Veuillez m’excuser, reprit Prichard. On m’a récemment présenté un document indiquant que vous pourriez être apparenté à l’héritière. Je ne voudrais pas vous donner de faux espoirs, mais cela fait longtemps que nous attendons d’être en mesure d’exécuter les volontés de notre client, et vous êtes la seule piste qui se soit présentée depuis plusieurs dizaines d’années. Je dois insister sur le fait que tout cela doit rester confidentiel, autant pour vous que pour nous. Toute ingérence d’un tiers pourrait mettre en péril vos droits potentiels.

J’assurai à Prichard que je comprenais.

— Je me rends compte, poursuivit-il, que c’est difficile à digérer d’un seul coup, surtout venant d’outre-Atlantique. Je vous en prie, faites votre petite enquête sur notre cabinet d’avocats. Puis-je vous poser une autre question ? Savez-vous si les actes d’état civil de votre famille ont été conservés ? Et dans ce cas, pouvez-vous les retrouver ?

— Je ne suis pas sûr.

— Non seulement votre acte de naissance, etc., mais aussi les papiers de votre mère et en particulier ceux où figure votre grand-mère.

— J’en doute, mais je peux toujours regarder. Je ne crois pas que nous ayons quoi que ce soit sur ma grand-mère.

— Je vous serais reconnaissant de bien vouloir vérifier. Geoffrey va vous communiquer une liste de tous les documents qui nous intéressent.

Un camion de pompiers dévala à cet instant Valencia Street, toute sirène hurlante.

— Quel vacarme, commenta Prichard. Vous êtes dehors ?

— Je vous appelle d’un téléphone public.

— Ah, soupira-t-il. Je comprends mieux pourquoi Geoffrey ne réussissait pas à trouver vos coordonnées. Bien, il y a une dernière chose… Inutile de me répondre tout de suite, mais je me demande si vous pourriez venir à Londres dans les jours qui viennent, à nos frais ? Dans cette affaire, le temps est compté, et votre présence ici nous en ferait gagner.

— Je ne sais pas. Peut-être.

— Je serais heureux de vous rencontrer. Si j’ai bien compris, vous êtes étudiant ?

— Je viens d’avoir mon diplôme.

— Mes félicitations. Vous pourriez peut-être repousser votre entrée dans la vie active le temps de faire une petite virée en Angleterre ?

— Peut-être…

— Réfléchissez. Je vais vous repasser Geoffrey afin qu’il règle avec vous quelques questions administratives, dont notre clause de confidentialité et votre programme de voyage. C’est lui qui s’occupera de tous les détails. N’hésitez pas à nous contacter, l’un ou l’autre, si jamais vous en avez besoin, bien entendu, mais vous verrez qu’il est plus facilement joignable que moi.

Prichard marqua une nouvelle pause.

— Monsieur Campbell, je vous recommande de ne pas discuter de ce que nous avons évoqué avec vos proches tant que vous n’avez pas pris votre décision. Je n’encourage pas la dissimulation, mais s’il vous revient une partie de ce patrimoine, c’est par votre mère, et de manière indivisible. Ni votre père, ni votre belle-mère, ni vos demi-frères et sœurs ne pourront jamais rien revendiquer. Aussi je vous enjoins à la plus grande discrétion.

— Entendu.

— Bon, je vous repasse Geoffrey. Je me permets d’espérer que la prochaine fois que nous nous parlerons, ce sera à Londres.

 

C’était il y a quatre jours. Depuis, les journées ont été longues, et je suis content d’être enfin à bord de l’avion. C’est la première fois que je prends un vol en classe Affaires. Des hôtesses de l’air me proposent des petits plats, du champagne, du café, jusqu’au moment où les lumières s’éteignent et où tout le monde incline son siège en arrière. Je reste allongé sous ma couverture pendant une heure, réveillé. Puis j’allume ma lampe individuelle et sors mon carnet.

15 août – British Airways
Vol San Francisco-Londres

J’ai à peine dormi la nuit dernière. Pourtant je n’arrive pas à trouver le sommeil dans l’avion. Après avoir fait tous ces plans, guettant le moment propice, me voilà en route pour Londres. Quant au choix, c’était partir ou rester. Une bonne leçon.

Demain, je rencontre les avocats. Je n’ai rien trouvé qui vaille la peine de leur être montré, mais ils voulaient que je vienne les voir de toute façon. Pourquoi ?

Peu importe. Dans quatre heures, je serai à Londres. C’est tout ce que je sais et c’est déjà beaucoup.

Je ferme mon carnet et appuie la tête contre le hublot froid.

 

À mon réveil, le rougeoiement du soleil couchant inonde le double vitrage. À l’extérieur, le hublot est encadré de cristaux de glace : la rosée californienne a gelé dans l’atmosphère raréfiée. Entre deux nuages en contrebas se dessinent des côtes noires très découpées, puis une terre vert foncé. Un vaste glacier bleu pâle dégringole dans la mer : l’Islande. Je suis aux portes de l’Europe.

Avant de partir, j’ai posé une question à Geoffrey Khan.

— Pourquoi quelqu’un laisserait-il une fortune à une personne qui ne se donne pas la peine de venir la réclamer ?

— Même si je savais pourquoi, a soupiré Khan, je ne pourrais pas vous le dire. Seul le fiduciaire a le droit de divulguer des informations concernant notre client. Vous demanderez à James, mais je ne vous garantis pas qu’il sera en mesure de vous répondre.

— Je comprends.

— Toutefois. Si je puis me permettre de vous faire observer une évidence qui ne viole en rien notre obligation de réserve…

— Oui ?

— On était en 1924. À l’époque, les gens n’étaient pas comme vous et moi.

LIVRE I

ALBION



Fils de déesse, suivons la voie où nous mènent et nous ramènent les destins ; quoi qu’il arrive, toute fortune est surmontable si on la supporte.

Virgile, L’Énéide, chant V, 709-10

Les avocats


Une pluie fine tombe du ciel délavé de Londres. Je me fraie un chemin dans la foule qui envahit les trottoirs de High Holborn en me guidant grâce à mon plan. Kingsway. Procter Street. Dans les flaques d’eau sombres au sol se reflètent les camionnettes de livraison blanches, les taxis noirs et les autobus rouge vif.

Je bifurque à gauche dans Sandland Street et marche jusqu’à Bedford Row, un alignement de maisons géorgiennes aux façades de brique. À côté de la porte d’entrée du numéro 11, il y a une plaque : Maîtres Twyning & Hooper, avocats. J’appuie sur le bouton de l’interphone ; je me sens abruti et flageolant. J’ai bu deux tasses de café au petit déjeuner, sans grand résultat. Je lève les yeux vers les caméras de vidéosurveillance. Les colonnes blanches du perron ont des chapiteaux ioniques.

— Bonjour. Que puis-je pour vous ?

— Je m’appelle Tristan Campbell. J’ai rendez-vous avec James Prichard…

La réceptionniste m’ouvre. Elle me prend ma veste et me désigne un canapé en cuir rebondi.

— Nous vous attendions. Je préviens tout de suite Geoffrey.

Quelques minutes plus tard, elle revient avec un service à thé sur un plateau. Je me brûle la langue. Je rajoute du lait. La réceptionniste m’observe derrière son bureau. Nos regards se croisent, elle ébauche un sourire poli. Je ramasse distraitement le Financial Times sur la table basse. Je finis mon thé et penche la tasse de côté pour regarder dessous : Spode Copeland’s China England.

— Monsieur Campbell. Quel plaisir de vous rencontrer, enfin !

Khan s’approche à grandes enjambées et me serre la main. Il porte un costume bleu marine près du corps. Ses chaussures cirées m’impressionnent par le lustre du cuir.

— Allons retrouver James, voulez-vous ?

Khan me guide vers une cage d’escalier lambrissée. Des fresques couvrent les murs et le plafond ; un roi à cheval escorté par des anges ; Britannia armée de son bouclier et de son trident recevant les hommages de tous les pays du monde.

Deux jeunes gens en cravate descendent l’escalier, dossiers marron sous le bras. Ils nous saluent gravement d’un signe de tête. Je baisse les yeux sur mes vêtements achetés dans une friperie, une chemise chiffonnée et un vieux pantalon.

— Je ne suis pas assez bien habillé.

Khan sourit.

— Mais pas du tout. Vous êtes le client. Nous sommes les avocats.

Nous arrivons au bout d’un couloir devant des portes-fenêtres. Khan marque une halte et baisse la voix.

— Un conseil, avant que nous entrions. Bien entendu, vous pouvez l’appeler James, il n’est pas collet monté. Mais il vaut mieux qu’à ses questions vous répondiez… (Khan hésite)… d’une manière aussi directe que possible. Croyez-moi, inutile de rester vague avec lui. Il vous percera à jour. Soyez aussi franc que possible, et il vous paiera avec la même honnêteté en retour. Qu’est-ce que vous en dites ?

— Super.

Khan a un sourire chaleureux. Il toque prudemment à la porte puis me fait entrer dans une grande pièce meublée avec une sobriété virile. Un bureau massif à pattes de lion sur lequel des papiers sont rangés en piles bien ordonnées. Un canapé en cuir et des fauteuils club. Un tapis persan. Prichard, debout derrière son bureau, tient une feuille devant son visage. Il a les cheveux argentés et porte une cravate, un gilet et une chemise à boutons de manchettes. Il nous salue d’un petit signe de la main puis se met à arpenter le tapis entre la fenêtre et la cheminée, les yeux toujours fixés sur la feuille. Prichard signe finalement la feuille sur un coin de son bureau et appelle sa secrétaire pour la lui remettre. Il se tourne vers les nouveaux venus, un sourire radieux aux lèvres.

— « Si tu peux caser dans une impitoyable minute, cite1 Prichard, l’équivalent de soixante secondes de course d’endurance »… (Il me tend la main)… James Prichard. Désolé de vous avoir fait attendre. Je suppose que le climat londonien est à la hauteur de vos espérances ?

Prichard m’invite d’un geste à prendre place dans un fauteuil ; Khan et lui s’installent en face de moi sur le canapé. Ils croisent les jambes dans la même direction. Derrière eux des photographies encadrées grimpent au mur. Au-dessus de l’épaule de Khan, un portrait en noir et blanc d’un groupe : des jeunes gens en costume trois-pièces, ils sont réunis autour d’un homme au crâne chauve et à la moustache blanche qui, pipe à la main, penche la tête du côté de l’objectif.

— Ce n’est pas Clement Attlee ?

— En effet. Il était un de nos clients, confirme Prichard.

Je me lève à moitié pour désigner du doigt un grand jeune homme blond parmi le groupe.

— Et ça, c’est vous ?

Prichard acquiesce mais ne se retourne pas vers la photo.

— Je suis peu intervenu dans les affaires de M. Attlee. Ceux qui s’en sont occupés possédaient plus d’ancienneté que moi, mais m’ont permis d’assister à quelques réunions historiques. Bon, mais avez-vous fait bon voyage ? J’espère que Heathrow ne vous a pas dégoûté de Londres. Ni British Airways. Ce qui fait notre charme est ailleurs. À quel hôtel vous a-t-on mis ?

— Au Brown’s.

— Parfait. Vous avez déjà un peu visité ?

— Je suis arrivé hier soir.

— N’oubliez pas de vous promener un peu avant de partir. La Tour. Regent’s Park. Le British Museum.

Prichard se tourne vers Khan qui s’empresse de lui souffler :

— La clause de confidentialité.

— Bien sûr, dit Prichard. Vous l’avez lue attentivement ?

— Oui.

— Geoffrey m’apprend que vous n’avez pas d’avocat ?

— En effet.

— Vous aurez sûrement remarqué que cette clause vous interdit de révéler les détails de l’affaire à un tiers, par conséquent, un avocat ne vous aurait servi à rien. Voulez-vous signer le contrat maintenant ? Si vous ne le faites pas, je ne serai pas en mesure de vous dévoiler la suite.

Khan pose un document épais sur la table et me présente son stylo à encre. Je vais directement à la dernière page et y griffonne ma signature. Khan fait venir une jeune femme afin d’authentifier la chose.

— Tout ce qui sera dit à partir de maintenant doit rester entre nous, dit Prichard. Geoffrey, je prends la relève.

Khan sort avec la jeune femme et ferme la porte derrière lui. Prichard m’observe un moment en silence, comme s’il s’attendait à ce que je m’exprime en premier. Il ébauche un pâle sourire.

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

La Mémoire des embruns

de les-escales-editions

L'Ile des oubliés

de les-escales-editions

Pyramide

de les-escales-editions

suivant