Pauline, le destin de Wend-Bala

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Pauline c'est l'histoire d'une jeune fille dont le destin bascule après un événement banal de la vie d'un quartier de la banlieue d'Abidjan. Mais c'est aussi l'histoire de migration de ces 5 millions de Burkinabés venus travailler en Côte d'Ivoire dans les années 60.
Cet écrit dénonce aussi ces prédateurs sexuels qui agissent impunément dans ces pays où la corruption est reine et où toutes ces fillettes se font abuser par des adultes et cela quelquefois avec la complicité de leur propre famille. C'est aussi l'histoire de ce fléau qu'est le SIDA et de ses nombreuses victimes, cette maladie touche beaucoup de jeunes issus de milieux modestes qui pour la plupart n'ont pas accès aux informations et ignorent toutes les procédures de prévention. L'histoire de Pauline c'est l'histoire de millions de filles africaines que la pauvreté et le manque d'éducation mènent quelquefois vers des destins tragiques.
Publié le : mardi 1 décembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791026203414
Nombre de pages : non-communiqué
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Paul Willy Pauline, le destin de Wend-Bala
© Paul Willy, 2015
ISBN numérique : 979-10-262-0341-4
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Internet : www.librinova.com
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Un baobab centenaire. Ses branches épuisées sous le poids des fruits fiers témoignent d’une vie glorieuse passée. Arbre sacré dont l’ombre abrite les palabres. Il a été témoin des décisions les plus grandes du village. Son feuillage constitue l’élément principal aux temps des soudures; les vertus thérapeutiques de son écorce ne sont un secret pour aucune femme dont la procréation est difficile.
Assise sous l’ombre généreuse du grand arbre, le regard perdu dans les firmaments, Pauline paraît ailleurs, loin dans un autre monde. Les traits du visage tirés, ses rides posées sur ses os lui donnent l’air d’une vieille dame ; le brouhaha et les galipettes des chèvres autour ne semblent pas troubler cette méditation.
Le vent froid de cette matinée et l’humidité de l’air rafraîchissent l’atmosphère alors que le soleil essaie d’imposer ses rayons.
Les femmes de la concession déjà réveillées s’affairent à la préparation de la bière de mil et aux tâches ménagères.
Bila, le chef de la famille, fait comme tous les matins sa tournée devant chaque case pour la salutation rituelle. Celle-ci est très longue. Après que le chef de famille ait pris les nouvelles de tous les membres de chaque maisonnée, il s’assoit devant sa case où l’ombre du baobab s’est installée.
Wend-Bala comme tous les jeunes de la famille s’est réveillé aux aurores pour s’occuper des animaux : mener les moutons dans la prairie, ouvrir les cages aux poules et pintades, libérer les cochons.
Dans la famille de Wend-Bala, comme dans toutes les familles de la contrée, les tâches sont réparties en fonction du sexe et de l’âge.
Bila assis devant sa case attend avec impatience qu’on lui porte la calebasse de bière de mil « dolo ». Dans les villages, la préparation de bière se fait à tour de rôle. Deux ou trois femmes à la fois par village. Cette bière sera vendue sur la grande place le jour du marché (ce jour de fête qui a lieu tous les trois jours). Tous les matins avant de vaquer à leurs occupations, les anciens se retrouvent chez la DOLOTIERE pour la déguster. C’est aussi le moment d’échanges et de discussions sur le climat, les rumeurs du village et les plaisanteries.
Parmi les trois épouses de Bila, l’une est la meilleure DOLOTIERE. Ce matin, c’est son tour de préparation; tous les vieux ne tardent pas à arriver.
Bila aime bien déguster sa première calebasse avant l’arrivée de tout le monde.
POAKA, la plus jeune épouse lui ramène le dolo encore fumant, elle s’agenouille devant
lui comme le veut la tradition. Il attrape la calebasse sans rien dire. Il semble préoccupé. Ce jour a quelque chose de particulier: son fils ainé Wend-Bala doit partir dans un pays étranger rejoindre un membre de la famille pour y trouver du travail. Plus de la moitié des jeunes du village y sont allés chercher fortune. Quand ils reviennent en vacances après plusieurs années, ils sont fiers d’exhiber ce qui constitue la preuve de leurs réussite sociale: vélo flambant neuf et énorme poste de radio cassette .Toujours bien habillés, ils distribuent des pièces de monnaie aux nombreux courtisans qui ne désemplissent pas la concession familiale. Ainsi, toutes les familles sont fières d’envoyer un ou deux fils au pays d’ébène en gardant quelques bras pour cultiver la terre aride du village.
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