Pauvre gosse

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Jean-Pierre un architecte célibataire, bien installé rencontre par hasard un jeune orphelin, Louis. Le jeune garçon vit, après une fugue, dans une forêt. Il se nourrit tant bien que mal par des restes laissés sur une aire d'autoroute. Cette situation touche profondément Jean-Pierre qui invite l'enfant à son domicile pour l'élever d'une façon descente. Voulant régulariser la situation l'homme se heurte à une administration froide et rigide. Jean-Pierre a des maîtresses, et Louis devient son complice, une grande amitié les unis. Après quelques années de bonheur, Jean-Pierre sera arrêté pour vol d'enfant et détournement de mineur. Une séparation lourde et pesante s'ensuit, mais l'amitié reprend le dessus dans des retrouvailles heureuses.
Publié le : lundi 3 décembre 2007
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EAN13 : 9782748187748
Nombre de pages : 205
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Pauvre gosse
DU MÊME AUTEURAUXÉDITIONSLEMANUSCRIT
Poésies de chant, Texte à chanson, 2005. C'est les vacances pépé, Roman humoristique, 2006. Flambée d'automne, Roman, 2006.
Titre Antony Eberle
Pauvre gosse
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.comISBN : 2-7481-8774-1 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748187748 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8775-X (livre numérique) ISBN 13 : 9782748187755 (livre numérique)
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CHAPITRE1
Louis est un petit garçon de onze ans. Il se pose beaucoup de questions. Pourquoi est-il pensionnaire dans ce collège ? Pourquoi ne peut-il pas sortir comme certains de ses camarades ? Pourquoi les week-ends sont si fades ? Il n’est pas mal traité, sa vie est douce, encadrée par les bonnes sœurs, ou des éducateurs, mais il lui manque beaucoup d’affection, de soutien parfois, ses jeux et ses distractions sont très limités. Il est orphelin, et l’action sociale départementale l’a placé dans cet internat où il doit faire ses études. Son carnet de correspondance reste vierge, et ses notes ne sont jamais signées. Les vacances se passent d’un centre à l’autre sans jamais avoir ce geste de tendresse que les mamans savent apporter à leurs enfants. Les moniteurs, les éducateurs le traitent toujours avec autorité. Louis, dans un temps, avait été placé par la DAS dans une famille où il avait été mal traité, puis chez son tuteur, un oncle éloigné, chez qui
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il avait vécu un vrai calvaire. Maintenant, il est dans ce collège, son tuteur ayant refusé de signer tous papiers facilitant une adoption, ou un placement dans une famille d’accueil respectable. Il a envie de partir, d’aller voir d’autres horizons, d’autres passions. Les récits de ses camarades de classe créent chez lui parfois des envies, des jalousies de vie, des relations extérieures qui font les joies de l’existence. Ses tentatives de sortie solitaire sont chaque fois infructueuses, un surveillant se trouvant à la porte lorsque celle-ci est ouverte, et le mur d’enceinte est beaucoup trop haut pour être escaladé. Les mercredis et les dimanches se déroulent sans relief. Ils sont trois à être dans son cas, à jouer dans la cour, ou à être dans le réfectoire devant l’unique télévision avec des programmes choisis par les bonnes sœurs. Ses camarades d’infortune n’ont pas les mêmes sentiments de frustration que lui, ils se sentent bien dans ce milieu rigide et froid. Il faut dire qu’ils sont plus jeunes que lui, et lorsque Louis leur parle d’évasion, ils ne comprennent pas ses besoins d’espace de vie, de curiosité de l’extérieur, sa soif de contact, et mettent en évidence l’insécurité matérielle qu’il peut rencontrer. Le mois de juin est là, Louis a reçu son programme de vacances, identique à celui de l’année précédente. Des colonies avec
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