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Phéromone d'un Inconnu

De
119 pages
Ce livre prend place dans la banalité du quotidien d'une rupture sentimentale… prétendument inattendue… quand Celui que l'on aimait vous laisse dans l'ignominieux silence… de son absence impossible devenue réalité… Ce livre n'est que l'écho d'un besoin… le journal de Voyl… blessé et meurtri… qui tente… jour avant Jour… jour après Jour… de se comprendre pour mieux se reconstruire… ouvrir l'avenir… Ce livre évoque des affinités secrètes entre « tchatteurs » avides de découvrir Celui qui, peut-être, ne sera jamais… sous les caresses tactiles du virtuel érotique… Ce livre parle de l'homosexualité… parce qu'il ne pouvait en être autrement… mais après tout qu'importe ? Ce livre est aussi poésie… puisqu'il est Cri… déchirant la Nuit…
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2 Phéromone d'un Inconnu

3 Voyl
Phéromone d'un Inconnu
Journal intime d’un poétique oubli


5Éditions Le Manuscrit
























© Éditions Le Manuscrit 2008
www.manuscrit.com

ISBN : 978-2-304-00746-6 (livre imprimé)
ISBN 13 : 9782304007466 (livre imprimé)
ISBN : 978-2-304-00747-3 (livre numérique)
ISBN 13 : 9782304007473 (livre numérique)

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À Marie et Christophe,
Qui se salirent les mains de mon humanité…
À Gisèle,
Qui me fit espérer en moi…
À Cathy,
Qui me donna le choix des maux…
À Colette,
Qui partagea l’indivisible…
À Didier et Hervé,
Qui furent là, au passé et au présent…
À Pascal, enfin,
Sans qui ce livre aurait eu le bonheur de ne jamais
exister…



« Vouloir nous brûle et Pouvoir nous
détruit ; mais SAVOIR laisse notre faible
organisation dans un perpétuel état de calme. »

H. de Balzac ; La Peau de chagrin.
Prologue

PROLOGUE

A Pascal, anciennement,
Aux homos, naturellement,
Aux lecteurs, nécessairement…


Comme toi, j’ai fait un jour le choix d’aimer
un homme… Non pas celui simplement de
coucher avec un homme et de prendre plaisir
du plaisir qu’il pouvait me donner… Non,
aimer vraiment en dépit des moyens de
rencontre qu’offre la clandestinité qui est
(était ?) la mienne et des aléas inhérents à ces
moyens… Je me disais, à l’image de beaucoup
d’autres, qu’un jour viendrait où j’aurais moi
aussi ma part de bonheur et que je pourrais
partager avec celui qui n’était encore que songe,
les délicats instants de réalités, hors du temps et
du monde des hommes… J’avais fait le choix,
restait à attendre son accomplissement…
Et vint un homme qui n’est pas Lui… le
songe incarné… le bonheur palpable du bout
9 Phéromone d’un Inconnu
des doigts… l’illusion que je pouvais triompher
de l’illusion… Jours et mois se succédèrent, les
possibles se maintinrent… Puis soudain, une
ombre grandissante emplit l’horizon de sérénité
que je croyais nôtre… La présence ancienne et
combien continuelle d’une femme du passé qui
pourrissait mon présent… Et plus que tout, une
volonté d’avoir de cette femme un enfant…
L’écueil de mon Etre était là, au sein de cette
impossibilité de nature… et mon bonheur
butait, trébuchait, sur le non-sens de MA
nature… La suite, Pascal la connaissait ou du
moins pensait la connaître et malgré tout ce que
j’avais pu Lui dire sur le deuil affirmé de cette
« anecdote » de mon passé, Il persistait à
l’imaginer toujours active en moi bien
qu’enfouie, enterrée, putréfiée…
Toujours est-il qu’à la suite de cette première
défloraison de l’idéal chimérique, j’ai nourri de
nouvelles illusions, me disant qu’une erreur n’a
jamais force de théorème… Et j’ai cru encore
une fois que je n’étais peut-être pas encore
passé à côté de la Vie et que cette parenthèse de
joie n’avait peut-être été qu’une mise à l’épreuve
que je me serais imposée à moi-même pour
connaître et appréhender inconsciemment mon
degré d’acceptation affective et les limites que
l’autre pourrait me jeter au visage à défaut de
pouvoir atteindre le cœur.
10 Prologue
Je fus donc triste et blessé… Mais, fort de
ma fierté intime d’être ce que je suis, j’ai repris
les chemins de l’errance informatique,
labyrinthique… et d’espoirs en déceptions, j’ai
persisté à affirmer mon droit d’aimer dans
l’homosexualité… Et puis un jour, un contact,
une rencontre, un mensonge au soir du
06 décembre 1996…
Il était là, réel ; j’étais là, émerveillé…
Je décidais de passer outre un mariage avoué
finissant et la présence d’un enfant… Mon
passé décidément était long à crever ! Et pour le
coup, ce qui n’était qu’ombre immatérielle de
l’horizon devenait images vivantes et relations
quotidiennes… J’y trouvais une évolution de
Lui à moi et j’avais le sentiment d’une chaleur
intelligente d’elle – femme matricielle de son
passé invaincu – à moi… Ce n’était pour elle
que soumission à un confort professionnel qui
niait le conflit pour mieux sauvegarder la
fonction vitale de Chef – dont j’étais
l’« employé » involontaire – et pire, d’Epouse.
Mais Il était à mes côtés pour m’avertir des
étapes obligées et me soutenir en me laissant
entrevoir son affection grandissante et sa
volonté toujours plus ardente « de partager un
bout de chemin » avec moi… Il m’enseignait sa
philosophie des pommes conjointes mais
séparées… Je riais de cet enseignement parce
que je croyais qu’à la fusion des sentiments
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