Quelqu'un comme toi (Harlequin Prélud')

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Quelqu'un comme toi, Kay Stockham

Si Melissa osait rêver, elle choisirait Bryan Booker pour passer le reste de sa vie. A ses yeux, il incarne l'homme idéal — beau, brillant médecin, gentleman attentionné... D'ailleurs, toutes les femmes tournent autour de lui. Pourtant, lorsqu'il lui vole un baiser à sa grande surprise, elle comprend qu'elle aussi aurait sa chance. Seulement voilà : depuis la grave maladie dont elle a souffert, Melissa ne se sent plus une femme à part entière et s'interdit d'aimer. Pour elle, mieux vaut encore éviter le fascinant Bryan que d'avoir à lui révéler son douloureux secret. Car comment lui avouer qu'elle a peur d'une relation avec un homme physiquement parfait, alors qu'elle se sent si imparfaite ? Afin de se dérober aux rendezvous qu'il lui propose, elle préfère essayer de le décourager en lui faisant croire qu'elle ne veut pas être une conquête vite abandonnée comme les autres. Mais, un jour, Bryan lui fait une confidence qui la bouleverse : pour lui, elle est bien davantage qu'une simple aventure...

Publié le : samedi 1 mars 2008
Lecture(s) : 24
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280262941
Nombre de pages : 352
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Chapitre 1

— Vous n’avez pas envie d’un peu de compagnie, ce soir ?

Bryan Booker releva la tête de son ordinateur avec un hoquet de stupéfaction : la nouvelle intérimaire le dévisageait, un sourire sans équivoque aux lèvres. S’avançant vers lui, elle appuya une hanche sur le rebord de son bureau avant de faire courir ses doigts sur l’agrafeuse.

— Parce que je pourrais rester, vous savez…

Elle se pencha en avant, donnant à Bryan une vue imprenable sur son décolleté plongeant.

Il réprima un soupir de lassitude.

— Ecoutez, Tricia…

— Vous n’êtes pas sur un site porno, j’espère ?

Le ton réprobateur de la question était démenti par l’expression du visage. De toute évidence, la jeune femme aurait bien aimé que ce soit le cas.

Bryan la considéra un instant avec un sourire forcé.

— Non. J’envoie un e-mail à mes parents. Ils sont en Europe… Un petit voyage pour célébrer leur quarantième anniversaire de mariage.

— Comme c’est romantique ! susurra Tricia.

Elle se pencha davantage et commença à lui caresser le bras.

— Bryan, je me demandais si ça vous plairait de dîner avec moi. Je sais… Vous m’avez expliqué que nos relations seraient strictement professionnelles… ce que j’ai parfaitement compris d’ailleurs ! Mais votre in?rmière n’est pas là, le cabinet est of?ciellement fermé et, poursuivit-elle en minaudant, j’ai acheté quelque chose d’un peu particulier, tout à l’heure, pendant ma pause déjeuner. Un petit truc adorable, que j’aimerais beaucoup vous montrer.

Les sourcils froncés, Bryan retira précautionneusement la main que la jeune femme avait posée sur son bras et se leva. Aussitôt, Tricia décroisa les jambes, lui donnant ainsi l’opportunité de s’approcher tout près d’elle, si l’envie lui en prenait.

Bryan l’attrapa par le poignet et la ?t descendre de son bureau.

La jeune femme ne put réprimer un sourire de triomphe : de toute évidence, elle s’attendait à ce qu’il l’emmène à l’étage, où se trouvait son appartement. Aussi dut-elle être déçue de le voir la conduire dans le couloir qui menait à la réception et à la salle d’attente. Il ?t quelques pas et s’immobilisa devant le désordre sous lequel disparaissait le comptoir.

— Vous n’avez pas fait le classement ? demanda-t-il, bien que cela semblât évident.

A la vue de tous les papiers qu’il allait devoir trier avant le lundi matin, son cœur se serra. Il avait prévu de passer le week-end avec son grand-père, peut-être même de l’emmener faire un tour dans sa décapotable, puisque la météo s’annonçait bonne. Inutile d’y compter, à présent !

— Euh… Non, j’en ai peur. Entre l’accueil des malades et le standard, sans compter les prescriptions illisibles que vous me demandez de taper, je n’ai pas eu le temps. Mais je pourrais me rattraper autrement, si ça vous dit…

Joignant le geste à la parole, elle posa ses mains manucurées sur ses épaules et pressa ses seins généreux contre son torse.

— Je suis certaine que ça vous plaira…

— Vous avez pris une pause de deux heures, ce midi, lui ?t-il remarquer.

Pause dont le résultat était enfermé dans un sac plastique rose, portant le logo de Victoria’s Secret, et posé à côté de son sac à main. Bryan savait que la boutique la plus proche se trouvait dans la ville voisine, à trois bons quarts d’heure de route, et il songea avec amertume aux deux heures éreintantes qu’il avait passées à jongler entre les patients, leurs dossiers et leurs coups de ?l. On était loin des plaisirs sensuels si joliment suggérés par le sac !

— C’est vrai. Je vous ai manqué ?

Son sourire se ?t mutin et elle tira du sac une poignée de froufrous vaporeux.

— Ça n’a pas été simple, vous savez, de me décider en si peu de temps, murmura-t-elle, déployant un des articles devant elle.

Elle lui décocha un regard faussement timide.

— Alors, Bryan ! Dites quelque chose ! Ça vous plaît ?

L’expression de Bryan Booker se ?t encore plus sombre.

— Ecoutez-moi bien, Tricia. J’étais sérieux, quand je vous ai expliqué que nos relations ne sortiraient pas du cadre professionnel.

Le joli visage de l’intérimaire se pinça. Elle fronça les sourcils d’un air incrédule.

— Vous n’avez pas dit ça parce que Janice nous écoutait ?

— Certainement pas ! Par ailleurs, vous m’avez laissé en plan pour aller faire vos emplettes et vous êtes revenue en retard… Sans vous soucier un seul instant de ce que Janice ne soit pas là pour s’atteler à la tâche et vous couvrir.

Janice Reynolds, l’in?rmière qu’il employait à plein temps, était devenue grand-mère à 2 heures du matin, la nuit précédente. Elle était mariée à un pasteur depuis plus de trente ans, ce qui ne l’empêchait pas d’être aussi drôle que compétente. Avec elle, Bryan n’avait pas à s’en faire. Il n’y avait aucun danger qu’elle lui fasse des avances ou qu’elle lui brandisse sa lingerie ?ne sous le nez. Néanmoins, son absence tombait on ne peut plus mal, d’autant qu’elle avait pris deux semaines complètes de congé, pour aider sa ?lle qui venait d’accoucher.

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