Quelques nouvelles d'un monde sans étoiles

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Un rendez-vous galant un peu trop intrusif; le secret du dernier conteur d’histoires; les pérégrinations d’une jeune femme harcelée par un esprit; les cas de conscience d’une tueuse amoureuse et implacable; le journal d’une étudiante en psychologie confrontée à un patient hors du commun; les émois nombrilistes d’un jeune enseignant perdu; un plan à dresser et une quête à mener... Le lien entre toutes ces histoires? Un monde sans étoiles. Et peut-être un peu plus…
Publié le : jeudi 26 avril 2012
Lecture(s) : 88
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748383904
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748383904
Nombre de pages : 272
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Alexandre Morgan QUELQUES NOUVELLES D’UN MONDE SANS ÉTOILES  
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0117454.000.R.P.2012.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2012
À tous ceux qui mentourent, ceux qui ont des étoiles dans les yeux. Un grand merci.
Les étoiles tracent dans nos yeux les sagas glaciales, Les chants lumineux de lespace invaincu.
Hart Crane
Les chiens ont des maîtres, les chats ont des serviteurs.
Dave Barry
Dites à quelquun quil y a des milliards détoiles dans le ciel et il va vous croire. Mais dites-lui que la peinture est fraîche et il va se sentir obligé de toucher pour vérifier.
Un prélude pour Schrödinger
Je suis étendu sur le canapé et jadore ça. Le téléviseur trépigne : des gens y bougent, se croisent, se bouscu-lent, rient et pleurent. Y a-t-il un mot qui décrirait quelque chose dà la fois distrayant et fatigant ? Je sèche. Je regarde quand même, dun il léger, histoire de ne pas perdre le flux. La chaîne dinformation en continu braille, même sans le son. Des résultats de basket-ball De la pub agressive pour un fournisseur internet Des tueurs à gage à la solde dune république bananière  joli mélange ! On pourrait croire que je dors mais je songe. Je suis là pour ça. Songer. Songer toute la journée. Je suis unemachine à rêves. Ça me va bien, ce nest pas trop contraignant. Et puis, il faut bien du monde pour le faire, non ? Jentends un bruit de moteur dehors, au loin. Ça casse ma fragile ligne de méditation. Jai limpression que je narriverai à rien aujourdhui. Allez ! Je me lève. De toute façon, les petits vont bientôt rentrer. Je métire, avec souplesse et grâce. Le bureau mattend. Jaime cette pièce, je my sens excessivement bien.
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QUELQUES NOUVELLES D’UN MONDE SANS ÉTOILES
En son centre, le pupitre style Louis XIV. Lodeur du bois massif récemment lustré, ma Madeleine de Proust. Les bras tendus vers moi, le fauteuil moelleux semble mappeler. Je my pose comme de coutume, face à limmense bibliothèque. Impressionnante. Sous-employée. Des livres courent sur trois pans de murs. Ici, le ratio lecture/oubli est largement inférieur à un. Les trésors quils renferment sont pour ainsi dire perdus. Jen soupire même si je sais que cest pareil partout. À travers leurs abat-jour verts, les deux lampes sur le bureau mirradient. Ils tentent de me rendre un peu de ma sérénité perdue Mes yeux se ferment de plaisir en contemplant les couvertures car-tonnées. Elles me parlent de savoir absolu, de la psyché humaine. Elles me parlent de récits passionnants, de science et damour, de polar et danticipation. Elles me rappellent à quel point jaimerais raconter des histoires. Mais à chacun son truc ! Je me suis endormi. Jai tout aussi bien pu fermer les yeux vingt minutes ou vingt ans. Aucune idée. Aucune importance. Je jette distraitement un coup dil aux encadrés, sur le seul mur sans livres. Comme chaque jour. La routine me nourrit : le cliché du premier pas lunaire de Neil Armstrong ; la toile pastorale avec son ruisseau, son pique-nique et sa nappe à carreaux ; les diplômes des aînés (le CAPES de Tony, le Bac pro esthéti-que/coiffure dAnnabelle) ; le dessin humoristique des vieux du Muppet Show sur leur balcon moqueur ; la couverture fatiguée de la première édition deDemain, les chiensde Clifford Simak ;
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