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RAVENSBRÜCK'2015

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Cela commence comme un roman, mi-Simenon, mi-Rabelais, qui part d'une enquête sur un cas familial et va déboucher en 2015 sur l'histoire inédite et authentique de cinq déportées résistantes politiques arrêtées à Verdelais où Marguerite Chabiron était pharmacienne depuis 1930. C'est, sans pastiche et dans la réalité vraie, le pendant de La Bicyclette bleue de Régine Deforges qui avait lu RAVENSBRÜCK'2015 et l'avait apprécié, comme Jean Mauriac apprécie d'avoir retrouvé, vivante, Monique Cosset qui fut son premier amour. C'est l'invention d'une formule de "e-feuilleton" mensuel permettant le passage de la mémoire atroce du nazisme du XXe siècle au XXIe, sans sombrer dans le sadomasochisme obscène ni un style conventionnellement ennuyeux. L'avertissement-préface rend compte de l'actualité de la réflexion sur le néonazisme renaissant dans le monde entier.
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Jean-François Moreau
RAVENSBRÜCK 2015
L'étrange enquête de Charles-Icelui Chapeau sur le matricule 78276
© Jean-François Moreau, 2018
ISBN numérique : 979-10-262-0143-4
Courriel : contact@librinova.com Internet :www.librinova.com
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EXTRAIT DE LA DÉPOSITION-TÉMOIGNAGE DE MARGUERITE CHABIRON (1952)
« Vous avez tous lu les journaux qui ont relaté les souffrances et les horreurs de la vie dans les camps de concentrationallemands.Vous avez vu d'atroces images, reproduite par les magazines et les filmsdocumentaires. Tout ce que vous avez lu les juges, élus,c'est laVÉRITÉ. L'atroce vérité…Personne, à moins d'y être passé ne peut concevoir la détresse de ces milliers d'hommes et de femmes amenées par des raffinements de cruauté et sans nom à l'état de loque que nous affamer, abruti, n'ayant plus d'autre raison de viv re que celle de la soupe infecte que bien des cochons ne mangeraient pas, et du morceau de pain noir et le plus souvent moisi indigeste qu'on nous distribuait. « ... Nous sommes arrivées à Ravensbrück le soir du 3 septembre 1944.Le cadre est bien fait pour le tableau : RAVENSBRÜCK e st un bagne aménagé à mi-chemin entre Berlin et Stettin, dans un endroit des plus désolées de l'Allemagne : pays
marécageux, brumeux, humide, sablonneuse, où la seu le végétation consiste en des forêts de pins et de sapins, et rien ne peut tradui re l'indicible mélancolie et la désolation.
« On nous a d'abord remplacé en assez près d'une im mense tente sise en face du block 26 que nous devions habiter par la suite, en nous priant d'attendre quelques instants, on allait s'occuper de nous, il était env iron 8 heures du soir. « Une heure, deux heures s'écoulèrent. Un S.S. se p romenait de long en large devant nous et finit par nous dire que nous devions passer la nuit dehors, camping improvisé. Heureusement on ne ne nous avait pas enc ore enlevé nos bagages. Chacune s'enveloppa tant bien que mal sous ses couv ertures et s'endormit sur la dure malgré le froid.— La température dans ce désert n'e st pas clémente, et il n'est pas rare d'y voir de la neige dès le mois de septembre. Le l endemain dès l'aube nous devions apprendre à connaître les charmes de la vie du camp . « On nous conduisit aux douches, en rangs, cinq par cinq. Tout le convoi qui comprenait les prisons de Rennes, Nantes, Angers, T ours et Dijon et quelques autres, s'arrêta devant l'établissement, sous la surveillan ce d'une des femmes chargées de la police intérieure du camp qu'on appelait : «Lager Politzet" — un mot en passant sur ces L.P. Elles étaient choisies parmi les prisonniè res, en général des Polonaises et des Tchèques, et responsables du bon ordre devant les S .S. — ce qui en faisait les créatures les plus mauvaises qui se puissent rencon trer. De même pour les Blockowas, chefs de block, et les Stubowas, chefs de chambre. « La L.P. nous fit entrer dans l'établissement, par groupe de 20. Au bureau on nous fit abandonner tous nos bijoux : montres, bagues, b racelets. Puis on passait dans une chambre où l'on se déshabillait entièrement. On rem ettait aux L.P. tous nos habits et valises. Tout cela, de même que nos bijoux, était é tiqueté à nos noms et numéros, car les allemands ont le génie de l'hypocrisie. On nous faisait croire ainsi qu'on nous remettrait tout cela à la fin de la guerre.— À ce q ui serait tenté de croire que les circonstances seules ont été causes que cela ne nou s fut pas rendu, je répondrai ceci : une de mes camarades a vu de ses yeux, quelque temp s avant la fin, une aufcheren, armé d'un revolver braqué sur une prisonnière qui l 'accompagnait. Cette prisonnière portait une petite caisse pleine de diamants et de pierres précieuses de toutes sortes. Où allaient-elles ainsi ? Ma camarade ne l’a pas s u. (…/…) (L’intégralité du texte sera inclus dans l’un des tomes de RAVENSBRÜCK’2015 à paraître durant l’année 2015)
PRÉ-REQUIS
http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/convoi4 4/list-dep-train-c.htm http://www.genealogie.com/v4/forums/recherches-gene alogiques-mains-tendues-39-45-infos-camps-concentration-stalag-offlag-kommando -sto-liste-de-deportes-francai-t1041136-p3.html
http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index =60186
Un Français Libre parmi 51897
Marguerite Chabiron Naissance : 5 mai 1904 — Challans 85 Engagement dans la France Libre : en août 1943 Venait de : Métropole Origine sociale : pharmacienne à Verdelais, Gironde Grade atteint pendant la guerre : p2 Affectation : résistance femme / ker Le Livre d'or Marguerite Chabiron "CHABIRON Marguerite. Née le 5 mai 1904 à Challans. Pharmacienne à Verdelais, elle cacha des résistantes et assura leurs fuites v ers l'Espagne. Arrêtée, elle fut probablement dirigée vers Tours où elle se trouva d ans le convoi de déportés parti de Rennes le 2 août 1944 en direction de Belfort. Elle fut transférée vers Ravensbrück le 1er septembre 1944. Matricule 62810. Autre lieu de déportation: Genshagen kommando de femmes du KL Sachsenhausen situé à Berl in, travaillant pour l’usine AEG. Elle est libérée le 2 mai 1945 à Neustadt.
Officier de la Légion d'Honneur."
Source: ACP27P6 Caen. Source : assoc.orange.fr/memoiredeguerre/convoi44/l ist-dep-train-c.htm
Laurent Laloup le jeudi 20 septembre 2007 Dernière mise à jour le jeudi 20 septembre 2007
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POSTURE ? IMPOSTURE ?
Une époustouflante enquête sur cinq rescapées de Ra vensbrück du XXe au XXIe siècle. J’entrepris d’écrire la biographie de ma tante, Mar guerite Chabiron, alors que je commençais le dernier quadrimestre de ma soixante-t reizième année. J’étais en cure de repos pour un mois dans un établissement du Plat eau d’Assy. Il était 9 heures 30 du matin, le lundi 10 janvier 2011, quand j’ouvris mon ordinateur portable et créai un document Word titré « Chapeau » dont la première ph rase sera : «Achtung ! Kinder ! Verboten ! Raus ! Schnell !et». Je branchai le câble Ethernet sur le réseau ADSL tapai sur Google les mots-clés Ravensbrück, Chabiro n, Tillion… L’opération « Ravensbrück’2015 » était lancée, l’étrange enquêt e de Charles-Icelui Chapeau commença.
J’avais maintes fois visité l’Allemagne depuis mon premier voyage en 1958, dont trois fois Berlin encore divisé par le « mur ». L’i dée de visiter Ravensbrück ne m’effleura jamais l’esprit. De même avais-je eu d’innombrables occasions de voyager en Aquitaine depuis la Libération et, longtemps, j’écr ivis Verdelais avec un t, comme verre de lait. Jamais la simple curiosité ne me poussa à m’y rendre, sans doute parce que ma tante avait renoncé à y exercer la pharmacie dès 1946. Tout ce que j’en savais venait de Régine Deforges et sa Bicyclette bleue.
Plus encore que la faim, ma tante, comme bien d’aut res déportées, souffrit du froid intense de l’hiver 44-45. J’ai d’abord voulu voir R avensbrück en hiver. J’ai pris le 8 mars 2011 la navette ferroviaire qui, toutes les he ures, part de la Haupbanhof de Berlin pour Rostok ; elle s’arrête à la gare de Furstenber g-Havel au bout d’une heure d’un trajet dans le paysage sans attrait du Haut-Brandeb ourg. J’aurais aimé qu’il neigeât et glaçât à pierre fendre. Il faisait un temps superbe , le ciel était d’un bleu vif sans nuage, il n’y avait pas de vent à frissonner, seuls les bo rds du lac étaient gelés sur quelques mètres. J’ai fait tout le parcours qui mène au Mémo rial du KZ-Ravensbrück à pied, comme le firent ma tante et les dizaines de millier s des déportées, soit une bonne quinzaine de kilomètres. J’étais attendu là-bas et fus très cordialement reçu, notamment par Mr Thomas Kurz qui me fit visiter tou t le camp ou plutôt ce qu’il en reste car les Russes ont tout détruit ou presque lorsqu’i ls évacuèrent les lieux en 1992. Vous n’en saurez pas plus, lecteur impatient, sur ce « d étail » de l’histoire de l’horreur nazie vue sous mon angle humaniste orthodoxe excluant le cynisme nourri de mon éducation 1 militaire rompue à la guerre .
Il vous faudra attendre le tome 1, celui-ci n’étant qu’un préambule, disons un préliminaire, une sorte de prétome comme on dit pré face. Mais, sans nul doute, avez vous déjà lu l’immense bibliographie. Moi, je ne l’ avais pas encore défrichée, sauf à évoquer le contenu du site Internet du Mémorial.
Je suis parti pour la Gironde le 11 mars 2011 en lo uant une Fiat 500 à Bordeaux pour m’installer d’abord à l’hôtel Relais du Châtea u d’Arches de Sauternes. Sans doute l’avez-vous déjà perçu, je suis un sentimental émot if et, durant toute cette enquête hivernale, j’ai vécu stressé comme si j’étais le se ul auteur-acteur d’un film interprétant dans ma chair et mon sang les avatars de mes héroïn es autant que mes héros, au point que ma mémoire quatre ans plus tard en est en core comblée. Il me fallait le confort, la bonne chaire et le bon vin pour m’aider « à tenir le coup ». J’appris à quatre japonaises le désastre de Fukushima à l’heure du pe tit-déjeuner du lendemain en leur présentant mes condoléances attristées dont une seu le d’entre elles, la plus belle 2 d’ailleurs, finit par comprendre la cause qui la fi t pâlir ; je croyais qu’elles connaissaient la nouvelle ; sinon, je n’aurais pas gâché leur journée. J’explorai la région par des cercles concentriques, d’abord les p lus éloignés de Verdelais, que je ne voulais découvrir qu’en dernier. Vous ne saurez pas davantage, par ce préambule, ce que j’ai découvert à Langon, d’abord, où le maire m e fit visiter les lieux de la ligne de démarcation avant de me faire connaître Darroze, ch ez qui je passerai ma dernière nuit. Pas plus que vous ne saurez quelle moisson de détails j’ai pu récolter auprès d’une demi-douzaine de Verdelaisiens qui se souvena ient encore de ma tante et de son histoire.
L’imposture viendrait d’un plaisir pervers de vous berner, lecteur, lectrice, de bon aloi, en vous promettant des aventures merveilleuse s qui n’arriveraient pas tout en vous soustrayant quelques euros. La posture que je prends est de vous offrir, à un prix raisonnable, ce tome « préambulatoire » qui inaugur e en fait une publication de RAVENSBRÜCK’2015 sous la forme d’un roman-feuilleto n à périodicité mensuelle. Le e tome 1 sera disponible pour qu’il participe au 70 anniversaire de la libération du KZ-Ravensbrück à la fin du mois d’avril 1945. À raison de 150 pages illustrées par tome, j’entrevois un minimum de quatre livres qui, bien e ntendu, seront payants. Sachez seulement que plus on s’approchera de 2015 à partir de 2011, moins l’artifice de la