Recueil de nouvelles

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(…) Dédé s’éloigne à fond de train sous le ciel toujours plus menaçant. De loin en loin, les éclairs illuminent le ciel. Il est 23h, mais on se croirait en plein jour. Le tonnerre gronde avec une violence inouïe. Jamais Dédé n’avait encore entendu cela. Il commence à se sentir moins fier. Le vent souffle fort. Très fort. Le scooter est perpétuellement en déséquilibre. La petite départementale devient peu à peu patinoire mortelle. Dédé tremble. Il a froid. Il a peur. Soudain, le feu! Vroum!
Publié le : jeudi 1 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748367140
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782748367140
Nombre de pages : 118
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Du même auteur
LAttente, Edilivre, 2010 Histoire de Zora, Edifree, 2011
Éric Barcos
RECUEIL DE NOUVELLES
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0116638.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
À Bernard, aux vivants sculpteurs des rêves à venir, aux forgerons briseurs de chaînes, aux bonapartistes, à E
Un lever de soleil sur l’Atlantique
 "Léchange ne dura quun bref instant. Vif comme léclair, malgré ses crampes destomac, lEmpereur se glissa au fond de lembarcation, sous une couverture. De loin, on laurait pris pour une marchandise. Un ballot quelconque de tabac, par exemple, ou tout ce quon voudra. La sentinelle anglaise, dailleurs, sy trompa. Elle pensa quils en avaient bien de la chance, ces phoquiers portugais, daller et venir ainsi. Alors quelle était là, pauvre sentinelle anglaise, de-puis plus de trois ans à surveiller les allées et venues de "lusurpateur", à surveiller les moindres allées et venues de tout ce qui pouvait ressembler à une voile à lhorizon. Et même à surveiller le moindre aileron de requin Qui sait ? Bref, la sentinelle se réjouissait du sort de cet équipage por-tugais qui séloignait lentement dans la pénombre de la nuit. Sur lîle, le sosie de Napoléon avait pris place dans sa cham-bre. Pénard. Le parcours singulier de cet homme apparemment sans histoires aurait toutefois de quoi retenir notre attention. De son vrai nom Ramon Barrio de la Cruz, le sosie avait tout, absolument tout, sur le plan du physique, pour tromper son monde. Ayant servi dans larmée portugaise pendant deux ou trois jours, durant la bataille de la Corogne, il avait résolu dans son cur que la guerre nétait pas un métier pour lui. Jouissant de qualités athlétiques peu communes, il avait tra-versé lAtlantique à la rame. Seul. Puis, débarqué au Brésil, ouvrit sans hésiter un commerce de phoques.
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RECUEIL DE NOUVELLES
Le général Bertrand, amateur de phoques, avait entendu par-ler de lui. Cest ainsi quils sétaient mis en rapport. Voilà pour la biographie de Ramon. Un dernier point. Ra-mon avait un fils : Enrique. Cest Enrique qui tenait le commerce de son père et qui em-barqua lEmpereur. Mais Ramon parlait peu le français. Quimporte, il boude-rait ! Une fois couché, il sendormit vite. À bord de lembarcation, cest le silence absolu. Les ennemis de lEmpereur, à Sainte-Hélène et en Europe, ne se doutent pas du formidable coup qui réussit. Lévasion ! Une de plus. Et pas de lîle dElbe, cette fois Transi de froid, Napoléon ne sent plus son propre corps. Tant pis ! Son esprit nen sera que plus agile. Comme en Égypte, dans la pyramide où il avait subi avec succès son initia-tion au culte dIsis. Les souvenirs lui reviennent en foule. Sans contrôle possible. LÉgypte ! La bataille du mont Thabor ! Sa rencontre avec Na-dia Le retour sur le continent à bord de la Muiron Les campagnes dItalie Le Consulat ! Lattentat de la rue Saint-Nicaise Le sacre ! Austerlitz ! Mes amours. Joséphine ! Maria ! Marie-Louise ! Les guerres Ils croyaient que jaimais cela Les noms des batailles frappent à la porte de sa mémoire. Wagram, Austerlitz, Iena, Eylau La Moscowa, la campagne de France, Waterloo ! Les pauvres qui lui sont restés fidèles. Les enrichis qui lui ont tout pris. Quelques fidè-les, malgré tout. Et par-dessus tout : Mon fils ! Mon roi. Que devient-il ? Il ne me connaît même pas Le destin. Pourquoi ? Tout reconstruire. Un bruit de tambour sentend au loin. Des chants Des voix. Qui ? On mappelle !
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