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Rencontres au clair de lune

De
454 pages
Un vent de mystère et de magie souffle sur la romance… Dans ce coffret dédié aux romances saupoudrées de fantastique, HQN vous propose de devenir le témoin de rencontres extraordinaires. Des rencontres merveilleuses et passionnées, qui naissent et grandissent dans l’écrin de la nuit. Laissez-vous ensorceler par l’amour !
 
Tentation nocturne, Maëlle Parisot
Après avoir manqué d’abattre comme un vulgaire voleur l’inconnu qui vient de la tirer de son sommeil, Jenoha se rend compte qu’il n’est autre que son ex, Alabaster. Comment ose-t-il  débarquer en pleine nuit, pensant pouvoir la reconquérir, trois ans après l’avoir lâchement abandonnée et lui avoir brisé le cœur en acceptant  de faire partie d’une expédition visant à coloniser la Lune ? Jamais Jenoha ne lui a pardonné son départ, qu’elle a vécu comme un déchirement. Pourtant, cette nuit, sa présence si près d’elle la trouble au plus haut point. Comme si, à son contact, son corps était habité d’une volonté propre, prêt à la trahir à la moindre caresse…

Mary’s Blues, Marie-Anne Cleden
Riv est apparu au crépuscule, avec la pluie. Au début, Mary a cru que cet homme étrange, assis sur son toit, était l’une des manifestations de ses rêveries éveillées. Mais il n’a pas disparu dans l’ombre d’un clignement d’œil. Nu, magnifique, désirable, il l’a regardée avec une intensité troublante ; comme s’il voyait au plus profond d’elle-même, comme s’il comprenait tout ce qu’elle ressentait. Et Mary a su qu’elle l’attendrait chaque soir de pluie…

Le secret du vent, Mélanie De Coster
Une île bretonne entourée de brume… Des secrets de famille murmurés par le vent… Le souvenir de tragédies gravé dans la roche...
Maël, mon Maël, est de retour sur l’île. Enfin. Mais son arrivée réveille les vieilles histoires et rallume les braises des rancœurs passées. Je le sens bien : on murmure sur mon passage, les regards se teintent de suspicion et mes talents de guérisseuse ne sont plus considérés avec bienveillance. Je ne devrais pas me rapprocher de lui, je le sais, c’est dangereux. Mais c’est plus fort que moi. Il est mon phare dans la brume, et avec la tempête qui approche, j’aurai plus que jamais besoin de lui…
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La sensation d’une présence dans son appartement la réveilla. Le système de surveillance ne s’était pas déclenché, signe qu’il n’avait rien détecté, mais elle savait d’instinct qu’elle n’était plus seule. Elle n’aurait pas su l’expliquer. Tout comme le fait qu’il était parfaitement clair pour elle que l’intrus, humain ou machine, ne se trouvait pas dans sa chambre. Jenoha ouvrit les yeux, le regard naviguant dans la pièce et les oreilles à l’affût pour s’assurer qu’elle n’était pas folle. Rien. Pas un bruit. Pourtant, l’impression persistait et la jeune femme avait l’habitude de s’y fier.

Elle attrapa le vieux Colt 19.11 qu’elle conservait toujours à portée de main. C’était une arme archaïque qui datait du XXe siècle mais en laquelle elle avait bien plus confiance que toutes ces nouveautés à ondes psychiques qu’on vendait de nos jours. Et tant pis, si s’approvisionner en balles était difficile, il suffisait d’avoir les bonnes connaissances pour s’en procurer – et c’était son cas. Elle repoussa sa couette, découvrant ses longues jambes fuselées et la cicatrice qui courait sur le long de son mollet droit. Ses pieds nus se posèrent sur le sol en béton.

Sa nuisette de coton bleu recouvrit ses fesses et le haut de ses cuisses alors qu’elle se redressait. Son premier réflexe fut de consulter le panneau de contrôle de l’appartement. Elle était presque certaine de ne rien y trouver, mais il fallait bien commencer quelque part. Son doigt glissa sur l’écran de la tablette insérée dans le mur à côté de la porte. Le modèle était dépassé lui aussi. Les nouveaux obéissaient directement aux pensées, mais l’idée d’avoir une machine qui puisse lui trifouiller le cerveau – et cela, même si les constructeurs assuraient que ça ne passait que dans le sens utilisateur-machine – l’avait toujours répugnée. Son index navigua rapidement sur la surface tactile, activant les fonctions de scan. La vidéo ne lui apprit rien, pas plus que le scan thermique, ni l’électromagnétique. Elle lança l’analyse chimique de l’air qui ne lui apporta pas plus de réponses. Elle soupira.

Peut-être qu’elle devenait parano… Ses amis s’amusaient souvent à ses dépens à ce sujet. Certains étaient même persuadés qu’elle était une adepte de la théorie du complot. Ils se trompaient. Elle avait l’esprit critique et refusait de croire sur parole ce que la presse leur communiquait, il n’y avait rien d’extraordinaire à cela. Par habitude, Jenoha voulut repousser derrière son oreille une mèche de cheveux avant de se remémorer qu’elle les avait coupés deux jours plus tôt. Elle ne s’y était pas encore faite. C’était à la fois plus pratique et un gain de temps évident sous la douche – même sa mère trouvait que cela lui allait à merveille. Une pression un peu plus longue éteignit la tablette et elle s’éloigna de la porte en direction de son lit, prête à se recoucher. Elle y était presque lorsqu’elle s’arrêta, dubitative.

– Tu es folle ma pauvre fille, murmura-t-elle avant de faire demi-tour.

La porte automatique coulissa devant elle quand la jeune femme appuya sur son interrupteur. Elle avait pour habitude de la bloquer la nuit – peut-être bien qu’elle était un peu parano finalement. Le couloir était sombre, mais elle connaissait suffisamment bien son intérieur pour s’y déplacer sans difficulté. Ses pieds nus ne faisaient aucun bruit sur le sol.

À peine deux mètres de plus et elle déboucha dans le salon. Les lumières de la ville l’éclairaient d’une lueur blanchâtre qui lui permettait de distinguer son environnement. Et il n’y avait rien qui clochait là non plus. Néanmoins, Jenoha était consciente qu’il y avait de nombreuses zones d’ombre dans lesquelles un intrus aurait pu se cacher sans problème – surtout s’il s’agissait d’un robot. Ces saloperies pouvaient être toutes petites et causer pas mal de dégâts. Elle n’aimait pas ça. La jeune femme défit le cran de sûreté de son arme et la ramena vers elle. Elle glissa le long du mur. Son cœur battait fort et la nervosité rendait ses mains légèrement moites. Ses doigts se crispèrent sur la crosse du revolver. Jenoha ignorait si la partie d’elle qui lui soufflait qu’elle devait avoir l’air d’une folle était rassurante ou non. Elle s’immobilisa alors qu’elle atteignait la moitié de la pièce. Son regard courait d’un coin à l’autre, essayant de déceler quelque chose, n’importe quoi, qui lui donnerait tort ou raison. C’était tellement facile de se faire des idées dans cette pénombre. Cette tache là-bas, n’était-ce vraiment qu’une ombre ? Et celle-ci ? Alors qu’elle avançait, sa respiration lui paraissait affreusement bruyante dans le silence ambiant. Il fallait qu’elle se calme. Tout cela était ridicule.

Alors elle s’arrêta et prit le temps de respirer très calmement, une fois, puis deux et encore une fois pour la route. Il n’y avait rien d’anormal dans son salon, il fallait qu’elle se détende et se rende à l’évidence : aucun intrus n’avait pénétré son appartement. Comme elle allait rebrousser chemin, elle l’entendit : un bruit.

4eme couverture