Requiem à Sydney

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Un voyage au cœur des immensités australiennes Une aventure palpitante Un accident d'avion laisse Charles, Christ et Alyssa orphelins et sans identité. Forts de la haine qu'ils nourrissent à l'encontre de leur oncle, responsable du sabotage de l'appareil, ils s'efforcent de survivre dans l'outback australien, puis dans la faune de Sydney. Leur unique but : la vengeance. Cette revanche s'ingénie à démasquer les faux semblants alors même que des événements troublants, ressurgis parfois du passé, hantent la vie des jeunes gens et freinent leur ascension.
Publié le : vendredi 17 juin 2011
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EAN13 : 9782304009149
Nombre de pages : 429
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Titre
Requiem à Sydney
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Titre Laure Roger-Rétif
Requiem à Sydney
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00914-9 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304009149 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00915-6 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304009156 (livre numérique)
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A Anita qui restera à jamais dans mon cœur
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L’avion survolait l’immensité de l’outbackaus-tralien. Au sol, une troupe d’aborigènes le sui-vait des yeux. Matt, le plus âgé de tous, tendit l’oreille lorsque le vent commença à lui susurrer une douce complainte. L’aborigène se détourna du petit bi-moteur et abandonna son poste pour rejoindre un point connu de lui seul et si-tué plus au nord. Le vent poursuivait sa chan-son inexorable.Dans l’avion, Erik Peters, confortablement installé, lisait un journal tout en jetant de fré-quents coups d’œil à ses enfants avec un sourire attendri. Charles et Christ, les jumeaux de huit ans, avaient investi l’arrière de l’appareil pour jouer et leur sœur cadette les avait rejoint, sa poupée de chiffons serrée contre son corps menu. Croisant le regard paternel, la fillette sou-rit en agitant la main. Erik lui rendit son salut avec malice, puis se tourna vers sa femme qui, à ses côtés, dormait, ses longs cheveux noirs au-réolant son visage fin.Matt poursuivait sa course sans montrer le moindre signe de fatigue. Le visage et le corps
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Requiem à Sydney
peints de symboles ancestraux, l’aborigène se laissait guider par la voix que lui seul entendait. La veille, lors de lacorroboree, l’homme avait per-çu la mort qui rôdait autour de l’outstation et ce sentiment ne cessait de croître à mesure que le jour avançait. L’air du désert était brûlant et l’aborigène, en sueur, finit sa course au pied d’un vieil eucalyptus desséché par le soleil. Il était calme et il ne cilla pas – peut-être parce que c’était inéluctable – lorsque le silence de l’outbackfut déchiré par l’explosion. L’aborigène se contenta de suivre la trajectoire de l’avion qui vint s’écraser dans un bruit infernal de tôles froissées et griffées. Une épaisse fumée s’échappa aussitôt de la carlingue éventrée.Un léger courant d’air chaud caressait la joue de la fillette, comme pour l’encourager à sortir de sa torpeur. De fait, l’enfant s’agita, puis ou-vrit les yeux pour considérer ce qui l’entourait. Un mince filet de sang traçait son chemin sur son front blanc, mais l’enfant n’y prit pas garde, trop occupée à fouiller l’épave du regard.Maman, papa, … Gémit-elle d’un ton rau-que.Perdue au milieu des décombres, la fillette serra contre elle sa poupée et lâcha un gémis-sement apeuré. Un faible râle d’agonisant attira son attention vers un fauteuil rouge qui s’était renversé lors de la chute. L’enfant s’en appro-cha d’un pas chancelant et aperçut avec soula-
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