//img.uscri.be/pth/7651045910b35fd3042324cefc9b313b8221a806
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 10,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Rue Bassano

De
150 pages

J’ai été nommé attaché à l’ambassade de France à Bonn moins de dix ans après la guerre. J’y suis tombé amoureux d’Alissa, mariée à un baron allemand. Et c’est à la table de ce dernier que j’ai reconnu l’argenterie volée à ma famille pendant l’occupation.
Deux casus belli en une seule rencontre : j’étais un piètre diplomate.
Il me fallut attendre un aparté offert par une partie de chasse pour qu’Alissa elle-même me donne l’explication de cette extraordinaire coïncidence : issue d’une riche famille juive, Alissa avait travaillé dans le camp du «Service ouest» installé en plein Paris, rue Bassano, point de départ de tous les trafics de biens spoliés par les nazis. C’est là qu’elle avait connu le baron, qui dirigeait le camp, et auquel elle s’était donnée pour sauver son père.
Bien plus que les couverts de mes ancêtres, j’eus l’impression que c’était Alissa en personne que cet homme m’avait dérobée avant même que je la connaisse. Et j’étais décidé à la lui reprendre. Mais elle, le voudrait-elle ? Accepterait-elle de me suivre à Paris, lieu des années les plus noires de son existence ?

Rue Bassano évoque un aspect méconnu de l’occupation et de la shoah : l’existence d’un camp de travail, antichambre des camps d’extermination, au beau milieu de Paris, pour les juifs considérés comme « privilégiés » par les nazis.

Voir plus Voir moins
J’ai été nommé attaché à l’ambassade de France à Bonn moins de dix ans après la guerre. J’y suis tombé amoureux d’Alissa, mariée à un baron allemand. Et c’est à la table de ce dernier que j’ai reconnu l’argenterie volée à ma famille pendant l’occupation.
Deux casus belli en une seule rencontre : j’étais un piètre diplomate.
Il me fallut attendre un aparté offert par une partie de chasse pour qu’Alissa elle-même me donne l’explication de cette extraordinaire coïncidence : issue d’une riche famille juive, Alissa avait travaillé dans le camp du «Service ouest» installé en plein Paris, rue Bassano, point de départ de tous les trafics de biens spoliés par les nazis. C’est là qu’elle avait connu le baron, qui dirigeait le camp, et auquel elle s’était donnée pour sauver son père.
Bien plus que les couverts de mes ancêtres, j’eus l’impression que c’était Alissa en personne que cet homme m’avait dérobée avant même que je la connaisse. Et j’étais décidé à la lui reprendre. Mais elle, le voudrait-elle ? Accepterait-elle de me suivre à Paris, lieu des années les plus noires de son existence ?
Rue Bassano évoque un aspect méconnu de l’occupation et de la shoah : l’existence d’un camp de travail, antichambre des camps d’extermination, au beau milieu de Paris, pour les juifs considérés comme « privilégiés » par les nazis.