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Un beau dim an che pour la saison C’est la troisièm e fois qu’il arpen te la parcelle d an s sa largeur et dan s sa lon gueur pour se con vain cre que ses calculs n e lui on t pas m en ti. Il y a bien là un ter r ain de vin gt m ètr es de large sur septan te-cin q m ètr es de profon d eur . Ce que l’on pourrait qualifier « d’espace vital », si cette ex-pression n e risquait pas d’être m al in terprétée en fon ction d’un douloureux passé. Un terr ain rich e d’essen ces de prestige. Un terrain de * bon n e ar gile grasse, jadis terr e à briques et àw itloof. De quoi largem en t im plan ter un con fortable bun galow, tout en con servan t bon n om br e d’arbr es, vieux de quelques d é-cen n ies. Les«groen» devraien t lui en savoir gr é. On verr a qu’aucun allié n ’est à dédaign er. L’en viron n em en t est à la m esur e des am bition s de n os deux jeun es can didats propriétaires. Un e r ur alité brute, agrém en tée des avan tages d’un espace r ésiden tiel, et doté à distan ce raison n able de tous les ser vices dispen sés par un e ville. Com pléton s par un refuge sign é De Lijn (société fla-m an de de tr an sports en com m un ) à un jet de boule de pé-tan que. S’il s’était agi du Teck (société wallonn e de tran sports
* Retrouvez les défin ition s des m ots en flam an d dan s le glossaire m is à la disposition du lecteur en fin d’ouvrage.
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en com m un ), l’en th ousiasm e s’en serait trouvé quelq ue peu tem péré. Bref, un e parcelle de ch oix dan s ceplattelan dà si ch er Brel. Curieusem en t Fran ck n e s’est pas in terrogé su r l’en vi-ron n em en t im m édiat, plusieurs h ectares de glèbe aban don -n ée par des h éritiers en m al de liquidités. Il eût été logique que le terrain ch oisi s’in scrive dan s un vaste projet de lotiss-em en t. Pourquoi cette parcelle isolée, la seule boisée, la seule offerte au m arch é ? Le sol dissim ulerait-il un vice d e form e, un e poudrière d’un précéden t con flit, un e fosse com -m un e, un en fouissem en t sauvage…? Fran ck n e s’est pas en gagé sur un e telle piste de r éflexion . Ça plan e pour lui…D’ailleurs le fait d’avoir croisé un group e de m ar ch eurs d’AVES (Am is des oiseaux en liberté) est du m eilleur augure. On est ici au cœ ur de ce « J ardin extraor-din aire » que n ous ressasse Claudin e ch aque dim an ch e que la RTBF n ous fait. Platte lan dn éerlan dais n e laisse subsister… Ce term e aucun doute. Fr an ck a traversé san s ver gogn e la fron tièr e séparan t les défen seur s du sol des défen seurs de la liber in dividuelle.thuisin gen zijn de Vlam H ier . Distraction ? Aberration ? Provocation ? Quelqueduiv elt…le poussan On n e pouvait ch oisir plus m auvais m om en t, à l’h eure où la fron tière lin guistique a ten dan ce à faire des vagues ! Pourquoi cette violation ? Des m alen ten dus en cascade. C’est in con testablem en t au départ, l’adoption de tr aduction s in tem pestives du gen r eR ijsel,Doorn iket autreSov jetbloem(traduction libr e de Fleurus, in itiée par n otre gran d h um o-riste Stéph an e Steem an ). La traduction la plus savoureuse reste m algr é tout celle de l’éch an geur de Lon cin pr ès de
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Liège, traduit par «lan ge tettea deêm e ». Le GPS lui-m quoi se faire du m ouron . C’est en suite le fait que tout pan n eau in dicateur voit l’un e de ces in for m ation s passée au goudron . Si cette pratique n e s’était éten due, Fran ck aurait pu lire : « Rivière aux étoiles ». Un e bouffée de poésie qui loin de le dissuader n ’aurait p u que le con forter dan s son ch oix. Cette justification devrait suffire. Mais ce n ’est pas tout. Ajouton s l’in ter n et qui vous ballade san s r espect p our la susceptibilité des un s et des autr es. C’est en suite parce que l’offre s’avérait plus avan tageuse que sur le sol gaulois. Aucun fan tôm e du type « Seveso » ou « zon e in on dable » à l’h orizon . Dern ier argum en t et n on des m oin dres : ce ter -rain n e devrait pas subir un e lon gue et coûteuse dépollu-tion . Aucun m étal n ocif, pas m êm e un e couch e de lisier, ce dern ier étan t régulièrem en t, officiellem en t ou officieuse-m en t, r efilé aux cultivateurs du Sud. Certes, votr e H on n eur, la violation est flagran te si l’on sait que l’an n on ce était rédigée en n éer lan dais. San s doute, Fran ck a-t-il estim é en savoir suffisam m en t pour ce gen re de tr an saction . Cette violation de territoire n e va pas seulem en t poser problèm e à n otre can didat ach eteur, m ais aussi au n arra-teur lequel se voit obliger d’ém ailler son texte de quelques expr ession s em prun tées à Von del et à Bart De Wever . * * * Le n arr ateurstudeerde N op schoolerderlan ds dan t. Pen n euf an n ées. À l’issue de cette lon gue période, il a certes acquit un vocabulair e don t il n e découvrira l’éten d ue que
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plus tard. Mais le corollaire, l’usage, levlotn’a pas suivi. Au-jourd’hui, un n ouveau m ot m agique est appar u : «im m er-sion», qui en plon les tout jeun gean t s un bilin es dan guism e actif, est sen sé r épar er les lacun es du passé. En fait l’auteur a découvert accen t et tour n ur e de ph rase au cours de ses prestation s dan s les colon ies de jour au con tact desk etjesvrai-n ’étaien t m es uxelles. Si les ter de Br m en t pasbeschaafdegu-, l’auteur y a gagn é en audace, un ar m en t décisif pour l’usage d’un e lan gue. Il est ar rivé plus d’un e fois qu’à la deuxièm e ph rase, l’in -terlocuteur du Nord a pris con scien ce des origin es de son vis-à-vis et, avec un souci d’accueil, a poursuivi la con versa-tion en fran çais. J e les en rem ercie, car en tre un flam an d d e Cam pin e et un flam an d de Fur n es, la n uan ce est d’im por -tan ce ! Ah !… Un e dern ière rem ar que. L’auteur s’est refusé à don n er la traduction des m ots em prun tés au n éerlan d ais. Où ser ait sin on l’effort souh aité auprès du lecteur de l’autr e bord et le bén éfice du bilin guism e adopté ? Toutefois par courtoisie pour n os am is Fran çais qui n ous fon t l’in sign e h on n eur de se préoccuper de n os problèm es, un glossaire figure en fin de parcours. * * * Mais reven on s à n os m outon s. Façon de s’expr im er car depuis belle lur ette, le m outon a été r em placé par le coch on . Ce dim an ch e-là, le ven t s’était fait com plice pour élim in er du paysage ce qui aurait pu gâch er la fête. Présen tem en t, dan s sa petite tête, Fran ck développe déjà un plan bien précis du dom ain e. Plus que dan s sa petite
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tête. En réalité un projet très avan cé a déjà été jeté sur papier. Un projet « dur able », « écolo », « écon om iseur » , doté des der n ières tech n ologies capables d’assur er n on seu-lem en t l’in dépen dan ce du propriétaire en m atièr e d’én er gie, m ais aussi sa participation dan s la production . En ce qui con cer n e l’ém ission des gaz n ocifs, ces ch oix devraien t lar -gem en t com pen ser les ém an ation s dégagées par le bét ail. Il n e sera pas difficile d’adapter ce plan con çu à la parcelle ch oisie. Avec les am én agem en ts n écessaires pour ren con -trer les r ègles d’urban ism e local. * * * Mais que fait sa m oitié, Fan ch on ? Fan ch on , queue de ch eval dor ée au ven t, n ’arpen te p as. Fan ch on r êve. Fan ch on s’extasie. Un m om en t elle s’est écartée du ch em in pour laisser pas-ser un lon g cortège de cyclistes, un cortège ayan t pour am -bition d’affirm er son iden tité et la plein e propr iété du n ord de ce royaum e. C’est le tradition n elGordelan n uel, un e m a-n ifestation qui est au vélo ce que la Vasaloppet est au ski de fon d. Ça jette un froid… Certain s participan ts de cette opé-ration de m arketin g on t jeté un œ il peu am èn e sur la plaque d’im m atriculation des Bon aven tur e :120 0BH V . J e jure, Votre H on n eur , que c’est un e pur e coïn ciden ce ! Dès que l’horizon est dégagé, Fanchon se com plaît d ’abord dan s l’appel du paysage et gam berge ferm e sur les p roblèm es d’orien tation , de com m odités, de décoration . Le jardin dé-borde déjà des espèces florales les plus in solites. Et son en -th ousiasm e rejoin t celui de son parten aire. Alléluia !
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