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Secrets d'un cas

De
221 pages
Avertissement !!! Si tu réponds aux critères ci-dessous, abstiens-toi de faire l'emplette de cet ouvrage, ça pourrait te dérider et pour ce que tu as, c'est pas bon ! Aussi, les coyotes, les foies jaunes, les huissiers, les sérieux, les inébranlables passeront leur chemin.... Par contre, si tu aimes le rire, l'invraisemblable, l'extraordinaire et l'in-croyable, tu obtiendras pour un prix modique la plus dingue des histoires de fiction. Dès que tu ouvriras ce bouquin, tu découvriras le son laser, le grand écran numérique ! Dégrafe ton col, vire tes pompes, installe-toi confortablement dans ton fauteuil, ordonne à ta femme de te servir ton alcool préféré, débranche le téléphone et ton pacemaker et découvre cette aventure d'où on ne ressort qu'avec des forceps et une profonde déficienc
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Avertissement de l’éditeur
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5 bis rue de l’asile Popincourt
75011 Paris
Téléphone : 01 48 07 50 00
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.comSecrets d’un cas© manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-0479-X (pourlefichiernumérique)
ISBN: 2-7481-0478-1 (pour le livre imprimé)Marc DeSinclair
Secrets d’un cas
ROMANCHAPITRE 1 OÙ QUAND TU PRENDS
RENCARDAVECUNEFILLE,CONCLUS!
L’homme ronflait avec la paisible puissance d’un
Jumbo Jet, dont le son débordait allègrement les murs
en papier de son studio, rayonnant sur au moins trois
niveaux de cette sympathique cité-dortoir. Le soleil
était déjà haut dans le ciel quand l’homme fut réveillé
parunbruitétrangeetinconnu. Schrif,scraft,crouk!!
L’homme ouvrit un œil, puis l’autre par habitude de
la symétrie et vit le chien de la maison dévorer à belles
dents une feuille de papier.
_ ″ Qu’elles sont connes ces bestioles quand elles
s’y mettent ″ Pensa-t-il avant de poser un pied à terre.
Lafemmeendormieprèsdeluiremualégèrementetse
retourna,découvrantunpeuplussanudité. Ilexisteun
phénomène très connu que tous les hommes ont en se
levant,etplutôtquedelaisserperdrelesbonneschoses,
l’homme se mit en devoir d’accomplir l’acte conjugal.
De toute manière, la femme ne se réveillerait pas ou si
peu, et la réalité ne pourrait qu’agrémenter son rêve.
Lessensremisàneuf,l’hommeselevaetallaseservirau
radaruncaféplusnoirquetoutel’Afrique. Midivingt,
la journée commençait bien, quoiqu’aujourd’hui, elle
étaitspéciale,aujourd’hui,ilavaittrente-troisans. Un
regardsurl’extérieurluiapprisquecommed’habitude,
le temps était gris, que l’immeuble d’en face était tou-
joursdebout,etqueleparkingd’endessousétaitencore
squatter par des jeunes en mal de vivre. Un coup de
7Secrets d’un cas
sonnetteet un tonitruant: ″ Ouvrez ! Police ! ″ firent
sourirel’homme. Décidément,lescopainsmanquaient
d’imagination….
Letempsd’enfilerunpantalondejogging,ildé-
verrouillalaportepourseretrouvernezànezavec….La
police ! La vraie…. D’un coup d’épaule, un inspec-
teur entra, et comme un seul homme, toute la volaille
présente investit la demeure comme le chantait si bien
PierrePerret: ″Ouvrezouvrezlacageauxoiseaux…..″
_ ″Marc de Sinclair ?″
_ ″Ah? Bah…..Heu….Oui,jecrois…..″
L’inspecteur retourna l’homme, et après une
fouille rapide, lui ramena les bras en arrière. ″Clac ″.
Petit bruit désagréable des menottes… Une main sous
chaque épaule, on embarqua l’homme et le calme
revintdanslepetitstudio. Lechienfinissaitdeclapper
lepapier,lafemmeneseréveillamêmepas…..
Les voisins jetèrent tout juste un œil indifférent
à l’homme, l’événement était trop banal dans la cité…
Au fond, qui connaissait réellement l’homme ? Un
chômeur qui vivait on ne sait comment, de mauvaises
langues pourraient dire que cela lui pendait au nez,
qu’il était sur la mauvaise pente et que ça devait mal
finir… Mais qui dans ce clapier s’en souciait ? Des
gens y vivaient et y mourraient, aménageaient ou dé-
ménageaient, bref, n’étaient que de passage dans l’in-
différencegénérale…Personnen’yconnaissaitneserait
ce que l’amitié d’une tasse de café. Dehors, des poli-
ciersgardaientjalousementleurcar,etiln’étaitpasrare
qu’unepluiedepierress’abattedessus. Aujourd’hui,les
squatters devaient être fatigués, car ils se contentèrent
debrasd’honneuragrémentésde ″fuck!″…
On installa l’homme à l’arrière du véhicule, les
portières claquèrent et le car démarra dans un tinta-
marre clignotant. Dans l’espace confiné qui puait les
piedsmallavés,lecassouletmaldigéréetl’eaudetoilette
8Marc De Sinclair
bon marché, l’homme pu constater qu’il y avait égale-
ment ses deux copains d’enfance, Paul Lanski et Denis
De La Palisse.
Toustroisavaientgrandiensembledanslamême
cité,etbienqu’ilsaientprisdesroutesdifférentesdans
lavieselonleursrangssociaux,ilsrestaientnéanmoins
les meilleurs amis du monde, pas un jour ne se passait
s’en qu’ils ne se réunissent, ne serait ce que pour une
bière…Aujourd’hui,unefêteétaitprévuepourl’anni-
versairedeMarc,saufqu’ilseradifficilededanseravec
desmenottesauxpoignets. Marcinterrogeaitduregard
sesamis,maisilsneluirenvoyaientquelamêmehébé-
tudequ’ilressentaitdéjà. Pourquoilesavait-onembar-
quéainsi?? Deplus,lecaravaitquittélavilleetroulait
maintenantenrasecampagne…Qu’estcequetoutcela
voulaitdire. Lespoliciersprésentsnedisaientrienetse
contentaient d’admirer le flamboiement de leurs sou-
liers… Marc posa en vain des questions, et il comprit
rapidement que sa santé dépendait directement de son
silence,vulesregardsmeurtriersqu’ilrecevaitdelapart
des flics…
Le véhicule, après trois heures de route, arriva
enfin à destination, c’est-à-dire, Dieu sait où ! Mais
un Dieu sait où rudement bien gardé ! ! Miradors,
barbelés, blockhaus, l’endroit rêvé pour passer des
vacances…. Le tout gardé par des militaires armés
jusqu’aux dents, du genre à qui on ne la fait pas et
personne n’a osé leur faire….
Aprèslesvérificationsd’usage,lecarpénétral’en-
ceinte fortifiée et s’arrêta près d’un bâtiment blindé
commeunpolonais. Lesportesarrièress’ouvrirenten-
finetlemalheureuxtrio,auborddel’asphyxie,puen-
finapprécierlaqualitédel’aircampagnard! Desmili-
tairesdébarquèrentlestroiscompèresetlesflicsrepar-
tirent. On les dirigea dans l’immeuble où se déroulait
unincessantballetde ″blouses blanches″ occupéesàde
mystérieuses tâches… Paul sembla se réveiller quelque
9Secrets d’un cas
peuets’intéressaactivementàcedésordreapparent,or-
chestré malgré tout comme du papier à musique. Les
militaires les escortèrent au cœur de l’immeuble, tou-
jourssansunmot,etaprèsavoirdévalébonnombrede
marches,onlesjetadansunbureau. Lesmainstoujours
prisonnières,ilscommencèrentàressentirunepeurqui
devenait incontrôlable…
_ ″Enfin !! Vous voilà! ″
L’intrusquiavaitbrutalementsurgitdanslelocal
fit sursauter les trois hommes ! L’ahurissement qui se
lisait sur leur visage n’était plus visible, mais palpable !
Maislasurprisepassée,cefutcommeunvoilequel’on
déchiradanslatêtedeMarc,etunflotdesouvenirsvint
abreuver sa mémoire. Tout lui revint d’un seul coup,
d’abordconfusément,puisdeplusenplusclairement.
C’était il y a une semaine ! Les trois nigauds
avaient décidé de bousculer un peu leurs habitudes
et étaient partis sur Lyon pour s’encanailler quelque
peu au fameux bar ″des bonzes amis ″. Les bouteilles
d’alcool qui s’accumulaient à la tablée en faisaient tout
autantdanslesangdesgarçons,occupésàretrouverdes
blagues paillardes, racontées mille fois, mais qui dé-
clenchaientmalgrétoutdesfousriresincontrôlables….
Etc’estlàdessusque ″l’intrus″ étaitapparu…
_ ″Pardon messieurs, je suis le Docteur CROBE,
Rémi CROBE, et je suis à la recherche de cobayes, je
veuxdiredevolontaires,pouruneexpériencedecourte
durée, qui fera un grand boum dans le milieu scienti-
fique ! Les trois personnes que j’avais, sont malheu-
reusementdécéd…Heu! jeveuxdiremomentanément
indisponibles,puis-jemejoindreàvous?″
Les trois copains se sont regardés, puis ils l’ont
observé,etl’alcoolaidant,lefourirelesreprend!
Description du personnage: petit, le dos voûté,
une blouse blanche maculée de toutes les taches pos-
sibles,unetêtequirappelaitvaguementcelled’unsinge
avec les mêmes yeux vifs, et des cheveux blancs coiffés
10Marc De Sinclair
auxbigoudisexplosifs! Unfouquoi! Ilavaitdûsebar-
rer d’un asile ! Et pendant qu’ils pleuraient de rire, il
continuait son speech ! Il voulait tout simplement les
congeler !
L’essencemêmedel’incroyableabsurdité!!
C’est Paul qui les a obligé à écouter le dingue,
vaguement intéressé… Seulement, il a dit un mot ma-
gique, le Prof:
_″Maisjesuistrèssérieux! Deplus,c’esttrèsbien
payé !″
Arrêtbrutaldu riredeDenis:
_ ″Combien ?″
Questionpleinedebonsens….
_ ″Cinquantemillefrancschacun,pouruneseule
journée ! Réfléchissez-y ! ″
_ ″On se tâte, on se tâte ! ″ Répondirent-ils, et
après un colloque vite fait sur le pouce, avec le pour,
lecontreet2,5grd’alcooldanslesang,ilscraquèrent,
pourquoipasaprèstout,hein? T’auraisditnon,toi?
Euxnonplus, d’autantplusquec’étaitpourunejour-
née. IlsdirentdoncO.K.,etlesvoilàpartisderrièrele
toubib jusqu’à son laboratoire.
L’endroit ressemblait plus à un dépôt vente qu’à
autre chose, c’était bien simple il y avait de tout !.
Imagine ton appartement un jour de rixe avec ta belle
doche, pareil, mais en pire. Le petit homme avait l’air
de savoir ce qu’il y faisait en tout cas, et il se précipita
sur un vague meuble pour sortir des contrats avec
en-tête: MinistèredelaDéfenseTopSecret. Maisc’est
qu’il était sérieux le gnome ! Tu crois qu’ils auraient
tiqué ? Penses-tu ! 50 000 c’est 50 000, et qu’ils
signèrentcommeunseulhomme! Ilenbavaitlesavant
! Envoyantbrillersesyeux,unelégèreinquiétudevint,
Marcluiposalaquestionmûrementréfléchie:
_ ″Et notre fric ?″
_″Nevousinquiétezpas,toutestprévu,vousdevez
vousrendreàcetteadressedansdeuxjoursmunisdeces
laissez-passeroùnousvousremettronsl’argent.″
11Secrets d’un cas
Levieuxleurfiladoncsespaperasses,etaprèsun
brefsalut, lesfoutaitdehors… Ils se regardèrent, avant
d’éclater de rire, sûrs et certains d’être tombés sur le
fou du village ! Et Paul qui remettait ça en imitant le
personnage. Làdessusilsrentrèrentchezeuxunpeuau
radar, et… Oublièrent.
Et voilà Monsieur le Juge, comment toute l’his-
toireacommencéetquellehistoire,jeteracontepasou
plutôt si, t’as payé pour savoir, tu vas savoir, mais t’es
pas couché…
12CHAPITRE 2 OÙ, SI TU DOIS SIGNER,
BOUFFE-TOILESDOIGTSAVANT!APRÈS,
C’EST TROP TARD !
Ce soir-là, notre trio était donc en mal d’aven-
tureset…,Mais,commençonsplutôtparlecommence-
ment, les présentations, et tâche de t’en souvenir, que
jen’aipasàrépéter: d’abord,ilyamoi,MarcdeSIN-
CLAIR (marque de seins clairs, si tu me cherches, je
suis entre…), Héros… (Ben quoi…?). Résultat de la
joyeuseententeaméricanohongroise,roidusystèmeD,
deladébrouillardise,etex-tout,maissurtoutexperten
dames de tous poils…
Ensuite vient Paul LANSKI (Paul en ski… Il a
d’ailleurs horreur de ça depuis le jour où, en plein
schuss, il a embrassé un sapin, sous prétexte que c’est
luiquiavaitpriorité…L’arbreportaplainte…),Génie
de son état, mais on n’a jamais su en quoi, juste qu’il
est fortiche en ordinateur, électronique mais surtout,
en bévues tous genres… Son patrimoine génétique est
assurément l’un des plus intéressants, issu d’une mère
alcooliqueaudernierdegrééthyliqueetd’unpèrequia
subitementdisparu, un jour, comme ça, en tirantdis-
traitementlachasse,donnecefouillisd’Xetd’Y.Com-
mencéauspermeetfiniàlapisse! Voilàlesecretdugé-
nie! Etcommetoutgéniequiserespecte,ilestdistrait
au plushautdegré… ! Tiens,sijetedisaisqu’unjour,
l’administrationfrançaiseluiademandéd’installerune
13Secrets d’un cas
horloge interne dans tous leurs ordinateurs, je ne sais
pas comment il s’y est pris, toujours est-il qu’au mo-
mentderéinitialiserl’horloge,touslesfichiersdetous
les services ont été effacés. L’administration française
entièrement paralysée ! Jugedu tableau ! Certainpar-
laitderétablirlapeinedemortrienquepourlui! On
parlait guillotine, pendaison ou chambre à gaz, même
des trois à la fois pour être plus sûr ! Ou de l’offrir à
Bocassa,(contrediamants…)C’esttedire!…. Lui,to-
talement inconscientà toutça, a repêché les fichiers et
lesaremisenplace,toutsimplement! Enclair,chaque
fois que tu vois un fait divers de cette ampleur, style
Ariane,lesmissiles,outoutcequimerdeenFrance,il
yestobligatoirementpourquelquechose! Douépour
les gaffes…
Etenfin,DenisGédéonFlorantindeLaPALISSE
(ou Denisla Malice pour lesintimes…). Né d’un père
quialaissétomberlasavonnette,etd’unemèrequis’est
baissée pour la ramasser, est devenu un obscur Direc-
teur d’un sombre Casino voué à ladémolition. Mais il
resteavanttoutMarquis,aristocratesitupréfères,avec
la manière ou la classe bourgeoise, pas homo non, il
adorelesfemmes,maisaveclestyle…Descendantdirect
ducélèbreLaPALISSE,ilpossèdelemêmesenslogique
assez effarant de son ancêtre, ce qui en fait un compa-
gnon particulier et agréable… Seul défaut: un amour
exagérédufric,pèze,pognonoudetoutcequetuveux.
Ilnevitquepar,pouretavecl’argent,etdepréférence,
celuidesautres,lesienétantbientropprécieuxpouren
faire n’importe quoi. Il est également doté d’un cou-
rage… Heu… Exemplaire….
Tu remarqueras, soit dit en passant, que nos pa-
rents ont la foutue manie de nous baptiser n’importe
comment, du moment que ça les amuse, surtout de-
puis qu’une récente loi leur permet de t’appeler cor-
nichon,patateou gamelle! Moi,je seraispourundé-
cret, qui permet au gosse, une fois que les parents ont
bienrigolé,etdepréférencevers16ou18ans,dechoisir
14Marc De Sinclair
LUI-MEMEsonprénom! Siuncandidatauxélections
présente une loi comme celle-ci, plutôt qu’une autre
destinée à nous brimer un peu plus, je vote illico pour
sa pomme! Avisaux amateurs…
Leprofeutenfinl’extrêmebontédenousdésen-
traver,cequenousaccueillonsavecsoulagement.
_ ″Depuis cinq jours que je vous attends !. Vous
avezsignéuncontrat!. Vousdevezl’honorer!. Sinous
étionsentempsdeguerre,jevousferaisfusiller! Dépê-
chonsdépêchons,nousdevonscommencerlesexamens
immédiatement,déshabillez-vous!″
Commeentréeen matière…
_ ″Uneseconde,quesignifietoutceciexactement
? Jemerappellevaguementvousavoirvu,etcequevous
nousavezdit,maisaprès…″ M’écriais-je…
J’aicruuninstantqu’ilallaitréellementmefaire
fusiller ! T’aurais vu cette crise de nerfs ! La der-
nière fois que j’en ai vu une aussi intense, c’est quand
j’ai dit à ma femme que je la trompais, alors t’as qu’à
voir…. Hormis une belle collection d’injures, dont
quelques-unesquimanquaientàmonrépertoire,ledoc
brandissait le contrat sous mon nez, et ça me fit pen-
serd’uncoup,quejen’avaismêmepasluesafeuillede
chou. La présence d’esprit de Denis nous sauva in ex-
tremis de la surdité:
_ ″Et nos sous ?″
Tu parles que ÇA, il risquait pas d’oublier… Le
doc stoppa net ses postillons, et se précipita à son bu-
reau,pourensortirtroisbellesliassesdebillets,ennous
déclarant très calmement:
_ ″L’argent estici, vousle toucherez demain, à la
findenotreexpérience,vousn’avezaucuneinquiétude
à avoir.″
Tuparlesqu’onauraitdûs’inquiéter,etpaspour
le fric, fais-moi confiance… De bonne grâce, on se
prêtadoncauxexamensdecevieuxfou,aprèss’êtremis
àpoil. Notrenuditénenousgênaitpastrop,pouravoir
15Secrets d’un cas
organiserquelquespartouzesensembles,oùnousn’in-
vitionsquedesdames…Maisdevantcevieuxcrabe,nos
poilssesonthérissésquand ilacommencéanoustou-
cher. Juge toi-même, nous avons été pesés, mesurés,
épidermés,cranisés,zyeutés,oreillés,dentitionés,lan-
gués,bouchés,torsés,brasés,mainés,onglés,pénissés,
testiculés,anusisés,jambésetpiedés! J’aimêmecruun
instant qu’il allait carrément nous autopsier ! Appa-
remmentsatisfait, ledocentra toutesses infosdansun
PCénorme,àcôtéduquel,letienressembleàunecal-
culette;Brutalement,ilsetournaversnous,etdéclara:
_ ″Il me faut également vos selles, urines, sueurs
et spermes.″
T’aurais vu nos tronches ! Chier, pisser et se
branler devant ÇA ! T’inquiète que pour la sueur, il
pouvaitdéjà récolter,onfournissait!
_ ″Mon assistante va vous aider ! ″ S’était-il em-
pressé de rajouter…
Il sonna, et entra une ravissante blonde, taillée
BCBGavecunebouche…T’espéraisdéjàqu’elleservi-
raitàrécoltertasemence. Unléger"paricimessieurs"
nous envoûta, et malgré notre nudité, je ressentis une
vague bandaison, difficilement dissimulable, d’autant
quecettemignonneavaitunefaçondeteregarderdans
lesyeux,justeendessousdelaceinture…
Jesuivislestranshumances,etnousnoussommes
retrouvés dans une salle peu accueillante, faisant fuir
Popaul, qui montrait si bien son nez. Imagine ta cel-
lule avec juste une table, quatre chaises, des flacons, et
troisvaguespotsdechambre. Laséancedébutacomme
je le craignais: par les pots de chambre. La jolie de-
moisellenousademandésdenousasseoiretde…Pous-
ser. Tu te sens déjà con quand t’es tout seul dans tes
chiottes, pour répondre à cet appel de la nature, (di la
naRRRRRRRRRtuRRRRRRRRRRR!Pourlesmaghré-
bins…)Encoreque,tuyvasquandt’asenvie,non? T’y
vas quand même pas comme ça, pour le plaisir ? Ima-
gine trois pauvres types assis sur leurs popots, en train
16Marc De Sinclair
depousserdevantunecréature,quesitulavoyais,tute
branlerais illico ! Et bien moi, ça bloque, que veux-tu
! Il n’y avait pas que moi, tu aurais vu la frite des deux
autres… C’est à ce moment que Denis lâcha un pet du
style sifflet, riche en son odorant, les pires, que l’écho
delasalleamplifiaimmédiatement,souriredelafilleet
fou riregénéralpour nospommes!
_″Non,sérieusement,vouspourriez,vous?″De-
mandais-je à la belle.
_ ″Cesmessieursnesontpastrèscoopératifs,ilva
falloirquej’emploielesgrandsmoyens…″Répliqua-t-
elle.
Et de préparer une mixture, qu’elle nous distri-
bua à chacun, dans le but de l’avaler. Ce n’était pas
trop mauvais au goût, mais, à peine avais-je bu la der-
nièregorgée,quejesentisunevéritablerévolutiondans
mesboyaux! Acroirequ’ilsvoulaientseprécipiterde-
hors ! Madoué cette chiasse ! Tu parles d’une dra-
gée FUCA ! Tout un concert son et lumière ! La ba-
taille de Stalingrad, Pearl Harbour, Verdun ! Oh, la
belle verte ! Et pendant une bonne demi-heure ! Tu
croyaisavoirfini,t’allaispourtelever,etFLAOUPPP,
ça repartait de plus belle ! A nous trois, on a bien
dû produire 10 kilos d’engrais hautement fertilisants !
Je n’aurai jamais crû qu’on avait autant de merde dans
le bide ! La demoiselle était tout à fait ravie, comme
quoi,lesapparences…Essaieavectafemmedeluioffrir
un kilo de merde dans un paquet cadeau, pour voir…
mmmmmm ? Elle sonna, et des blouses blanches éva-
cuèrent cet odorant résultat, pour analyses. Les ré-
jouissances continuèrent par le petit flacon, à remplir
d’urine. Pas de problème, vu les pieds nus sur ce dal-
lage froid, nous avons pissé de concert, décontractés,
commesionavaitfaitçatoutenotrevie…Re-sonnette,
re-évacuation…Arrivaitlapartiequej’attendaisimpa-
tiemment. Comment allait-elle s’y prendre ? Un re-
gard à mes potes me confirma qu’ils pensaient comme
moi…Tuauraisvucettelueurdanslesyeux! Unequila
17Secrets d’un cas
voyait la lueur, c’était la blonde, et de la manière dont
ellesepassaitlalanguesurleslèvrespromettaitmontset
merveilles,cequiréveillabrutalementPopaulquetous
cespréparatifsavaientlaisséindifférent.
_ ″Etdirequenousn’avonsmêmepasétéprésen-
tés..″ Hasardais-je.
Paul salivait déjà quand le murmure de la fée ré-
pondit:
_ ″Jem’appelleAlexandra,monrôleestd’assister
nos… Invités″
_ ″Vousenavezeubeaucoup?…. D’invités?″
_ ″Malheureusement oui…″
_ ″Commentçamalheureusement? Cetravailne
vous plaîtpas?″ M’inquiétais-je…
_ ″Ohsi! Audébutsurtout,parcequ’après…. Ce
n’est plus vraiment ça.″
_″Ah? Etquesepasse-t-ilaprès?″Coassais-je…
_″Jevoisqueledocteurnevousapasprévenu…Il
fautquejevousdiselavérité,personnen’estencorere-
venudece"voyage",etcelam’ennuieprofondément.″
Et à moi donc ! Ce n’était pas prévu du tout,
ça ! Après une rapide discussion avec mes potes, nous
votions à l’unanimité notre évasion immédiate. Nous
noussommesprécipitéssurlaporte,pourtomberdans
les bras des gardes, en faction dans le couloir. Rapide
combatennotredéfaveuretretouràlacasedépart,dû-
ment saucissonnés, malgré nos vives protestations ! Le
souriredelajolieblondemefitl’effetd’uncarnassier,
contemplant un agneau…..
_ ″Pourquoiessayerdefuir? Nousnevousferons
aucunmal,voyons! Nousnesommespasdessauvages,
c’est pour la science !.″
Une illuminée, on était tombé sur une cinglée
! Ce qui l’ennuyait, ce n’était pas le fait qu’on meurt,
mais plutôt que SON professeur n’avait pas encore
trouvé le "truc". Et nous voilà ficelés sur une chaise,
jambes écartées, et pas fiers de l’avenir, mon pote ! La
girondefitévacuerlasalle, etcommençaunstrip, tout
18Marc De Sinclair
ce qu’il y avait de tease. Sa blouse blanche s’ouvrit sur
des seins, où tu apprendrais volontiers à nager, doux
et fermes que je devinais, le déboutonnage dévoila
une petite culotte blanche très sage, et des bas blancs
également, de ceux qui tiennent tout seuls. Inutile de
teparlerdeseshanches,etdeseslonguesjambes,pour
l’intérêt que j’y portais, vu ma situation… Quoique…
Aumomentoùsonsliproulasursesjambes…Jenedis
pas…Cequimepermitdeconstatersaréelleblondeur.
Elle s’était muni d’un tube à essais, et s’approcha de
moi tout en plongeant son regard azur dans mes mi-
rettesémeraudes. J’essayaisunedernièrerésistance,en
pensant à mon comptable, mon huissier préféré, mon
percepteuretmêmeàtafemme! Peineperdue! Carau
moment où elle s’agenouilla devant moi, pour cueillir
Popaul,cecrétinprésentaungarde-à-vousprésidentiel
impeccable. Quelques va-et-vient plus tard, (la peur
aidant), me firent éternuer dans son foutu tube. Sans
un mot, elle passa à Denis, nouveau tube, nouveau
va-et-vient et Hop ! Vous êtes livrés ! Chaud devant !
Voyantsontourarriver,Paulcommençaàbeugler:
_″Non ! NOON ! NOOOOONNN
! NOOOOOOOOOOOOOONNN !
NOOAOURNNNOUAIIIIIIIIIIIS!″
Dans la jouissance, il a jamais réussi a fermer sa
gueule celui-là ! Si je te disais qu’un jour, au cours
d’unepartouzettesympa, unegentille friponneluiad-
ministrait une pipe savante, avec doigté et tout. Ce
con,aumomentdepartir,semetàgueulercommeun
veau à l’abattoir, planta la fille sur son noeud à deux
mains,etpendantqu’elleétouffait,lesvoisinstambou-
rinaient à la porte pour savoir, et voir, de quoi est-ce
dont il s’agissait… Il a fallu toute la diplomatie com-
mercialedeDenispournepasvoirdébarquerlespou-
lets! Maisjem’éloigne…Etcommej’aimeraifoutrele
camp pour l’heure, tu peux pas savoir ! Je virerai vo-
lontiers ton compte en banque à quiconque prendrait
maplaceactuellement,caraprèsavoirexpédiésestubes
19Secrets d’un cas
àessais,Alexandravintnousadministrerunepiquouze,
etlemondedevientsubitementléger,léger…J’essayais
de parler mais ma langue se collait à mon palais, va-
souilleuseetabandonna…Mespenséess’éloignèrentet
tout devint noir.
20CHAPITRE 3 C’EST ENCORE LOIN
L’ÉTERNITÉ?TAGUEULEETRAME…
J’ouvre brutalement les yeux ! Bon dieu, ce
n’était qu’un cauchemar, un foutu cauchemar de
merde ! Puisque je suis toujours vivant, et dans mon
plumard, enfin je crois, car tout est noir… Je me
rappelle le doc, Alexandra, la piquouze… J’en fris-
sonne encore, BRRRRR, quelle horreur ! Je vais pour
me lever, quand ma tête heurte violemment quelque
chose,quimerecoucheillico,etpendantquelagrande
ourse danse devant mes yeux, j’envoie mes mains en
exploration, et ce qu’elles me racontent… ! JE SUIS
ENFERME DANS UNE BOITE ! Mon sang se glace
d’un coup !. Ce n’est PAS un cauchemar !. Je suis
vivant, et on m’a enterré ! Ce con de doc nous a crû
clamseraprèssaséancedefrigo,etnousainhumés! La
paniquem’envahitaussitôt,jememetsàhurler:
_ ″AU SECOURS ! JE SUIS VI-
VANT ! JE VEUX SORTIR ! JE SUIS
VIVANNNNNNNNNNNNNNNNNT!″
Mais quand t’es sous terre, dans ton resto à vers,
tu peux toujours brailler ! C’est en vain que je frappe
despoingsetdespieds! Lecouverclenebronchemême
pas ! Tu penses ! Il y a combien de terre là-dessus ?
Unetonne,oupeutêtredeux? Vasavoir….
_ ″MAIS OUVREZ-MOI BORDEL DE MERDE
!″ Pleuré-je de rage.
21Secrets d’un cas
Et à ma grande surprise, ça s’ouvre ! D’abord
ébloui par la lumière, je ne vois rien, mais peu à peu
m’apparaîtunplafondmétallique. Jemeredressedans
ma couchette et jette un regard circulaire. Circulaire
estlemot,carc’estlecasdelapièce,circulaireetentiè-
rementmétallique,avecpourseulsmeublestroisautres
cylindresidentiquesaumien,dontundéjàouvert. Mais
oùestcequejesuis? Unvaguebourdonnementémane
departoutàlafois,unpeucommesiunmoteurtour-
naitquelquepart. Brutalement,l’undescylindreslaisse
échapperunchuintement,quimepropulsedetrouille
au plafond ! Je vois le couvercle se soulever, etPaul en
émerge !
_ ″Quoi merde ! ″Me salue-t-il, ″c’est quoi ce
boxon ?.″
Questionquej’auraidumalàéclaircir…
Autrechuintement,avecmêmeseffetssurPaulet
Denis apparaît avec:
_ ″Le café est prêt ?″
Nous voit, ainsi que la pièce et courageusement,
s’évanouit !
Jeredressemonmètre80,jemesenslaforced’un
puceronsénile,mesjambesflageolent,etilmevientun
vague étourdissement. Je me rassoies sur ma couche,
etpendantques’estompeceténormeengourdissement,
j’essaie de faire lepointavecPaul.
_ ″Bon! Commençonsparrestercalmes,lasitua-
tion est la suivante: nous avons été congelés une jour-
née, nous y avons survécu heureusement, nous devons
êtredanslelaboratoiredudingue,doncc’estfini,ilne
resteplusqu’ànoushabilleretallertouchernotrefric!
Mais avant… Bon Dieu, j’ai une faim, je boufferais un
éléphant ! ″
_″Unecollationvousestserviedanslasalleàman-
ger ! ″Nous dit la pièce !
_ ″Qui parle?″ Riposté-je…
_ ″Moi! ″Explique lapièce…
Comme réponse….
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