Singulier(s)

De
Publié par

Raymond Lefranc n'est pas un homme comme les autres, il veut en témoigner parce qu'on parle beaucoup des gens comme lui sans les connaître. Il fait partie de ceux qu'on appelle les super-héros. Mais Raymond Lefranc n'est pas un super-héros comme les autres. Il fait partie de ceux qui se cachent... Où les autres se cachent-ils? Combien sont-ils? Dans sa quête il va en rencontrer certains. Certaine. Qui va lui faire tourner la tête. Pour la lui remettre à l'endroit peut-être. Et il va lutter pour un monde meilleur à sa façon, avec ses propres armes. Déconcertantes.
Publié le : jeudi 1 octobre 2015
Lecture(s) : 0
Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342042689
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782342042689
Nombre de pages : 132
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Du même auteur
Welkome to the Kübe, Chroniques boulangères réalistes et utiles, Les ateliers de Porthos
M. Menthol et les rongeurs, chroniques boulangères tome 2, La Maison du Moulin Éditions
Christophe Gelé SINGULIER(S)
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120621.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
À Maman…
Prologue Depuis près d’un demi-siècle on assiste à une véritable adula-tion des ‘super-héros’. Ces êtres humains dotés de facultés extraordinaires, pourvus d’un sens aigu de la justice et désireux d’utiliser leurs pouvoirs pour le bien commun et le secours de la population. De super citoyens le plus souvent aux prises avec d’autres humains hors-norme, super méchants ceux-là et ils perpétuent ensemble un combat violent et acharné opposant forces du bien et forces du mal. Un terrible combat public dont on ne sait ni quand ni comment il finira. Bien sûr on voudrait que ce soit les gentils qui gagnent… Les supra-humains ont de tout temps exercé une grande fas-cination sur les esprits humains. Depuis les Nephilim de l’Ancien Testament, ces êtres hybrides nés de l’union contre-nature d’anges rebelles et de femmes terrestres, en passant par Hercule ou Ulysse pour en arriver à Batman, Superman ou Cap-tain America (aujourd’hui ils sont légion), on voit ou bien on lit beaucoup de choses à leur sujet. Mais qu’en est-il réellement ? Mythe ou réalité ? Qu’en est-ilvraimentde ces personnages étranges dont certains parmi vous rêvent en secret de détenir les mêmes impressionnants pouvoirs ? Je ne prétends pas répondre à cette question dans son en-semble, je n’ai pas étudié le phénomène, je ne suis pas un scientifique bardé de diplômes qui a pris le temps de se pencher sur la question. Mais mon récit pourra sans doute vous aider à comprendre un peu plus exactement quelle peut être la vie de ces humains pas comme les autres. Je suis l’un d’eux.
7
Chapitre 1. Bereshit…
J’ai une quarantaine d’années et je m’appelle Raymond Lefranc. C’est sans doute l’un des patronymes les moins originaux, les moins glamours de toute la terre (je ne sais pas du tout s’il existe un classement officiel pour ce genre de chose). Mais ça a quelque avantage : être affublé d’un prénom de vieux dès la naissance incline à une certaine forme de fatalisme, ou d’humilité, être un vieillard-né, comme pour hâter une malédiction, pour préciser dès le départ ce que sera la conclusion, que dès notre venue au monde nous attend la décrépitude, le vieillissement, la mort… Mince alors ! Qu’est-ce qui peut pousser des parents à affu-bler un nouveau-né d’un tel prénom ? J’ai posé la question à ma mère une fois, comme ça innocemment, sans vraiment la regar-der. Elle m’expliqua que mon père et elle avaient préalablement choisi mon prénom durant la grossesse. Ils savaient que je serai un garçon et avaient opté pour deux possibilités : je m’appellerai Jérôme ou bien Sébastien. Deux beaux prénoms pour des bé-bés, pour des garçons, pour de jeunes hommes et pour des hommes, des prénoms intemporels en quelque sorte. Mais lors-que l’officier de l’état civil s’était présenté à son chevet quelques heures après qu’elle m’eut mis au monde et qu’il se fut enquis de mon prénom comme c’était l’usage à l’époque, ma mère avait répondu que je me prénommais Raymond ! Elle-même aujourd’hui ne sait toujours pas pourquoi. Et depuis je me trimbale avec ce prénom ridicule dont je me suis retrouvé affu-
9
SINGULIER(S)
blé sans aucune raison logique. Je m’y habitue pourtant ; dans quelques années je serai vieux et je le porterai tout à fait bien… Mais ce n’est pas le plus important dans mon cas. Pour dire la vérité, voilà des années que j’hésite à écrire un livre qui parle de mon existence particulière, ce témoignage que vous avez entre les mains, mais ce n’est pas si facile de se ra-conter à des inconnus. Et ce qui est vrai pour la plupart des gens devient plus terrible encore dans mon cas, vous en conviendrez… D’autant plus que je ne suis pas du tout écrivain, à peine suis-je capable d’aligner quelques mots, voire quelques pensées. Aussi mille fois j’ai commencé à écrire quelque chose, puis j’ai hésité, j’ai jeté beaucoup de feuillets avec un immense sentiment de frustration. Celle de ne pas savoir expliquer, le sentiment de ne pas savoir faire comprendre à l’éventuel lec-teur. Alors mille fois j’ai arrêté d’écrire, carrément abandonné tout projet d’écriture se rapportant à ma vie. Puis mille fois j’ai recommencé (mille et une fois plus exactement), renoué avec le désir de faire connaître les choses me concernant. Et au-jourd’hui je me lance pour de bon, cette fois-ci je vais me livrer tout à fait, comme on dit, cette fois-ci c’est la bonne. Non pas que j’en aie plus envie que par le passé ou que je m’en sente davantage capable mais c’est comme si maintenant ça valait vraiment la peine. C’est difficile, je ne me l’explique pas vrai-ment moi-même… Commençons par démystifier : je ne suis pas né sur Krypton ou Daykon ou je ne sais quelle planète lointaine et inconnue comme c’est généralement le cas pour les super-héros de fic-tion. D’ailleurs je n’en suis pas un. Je suis né sur Terre, comme vous, comme tout le monde, je ne pense pas que quelqu’un soit né ailleurs dans tout l’univers parmi tous les êtres de chair et d’os. (Je veux dire qu’il existe aussi des créatures spirituelles, je pense, mais je ne sais pas où elles sont venues à l’existence.)
10
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant