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Tant crie-t-on printemps
qu’ lafinilarrive!Yok ˙inis
Tant crie-t-on printemps
qu’ lafinilarrive!
Je peux dire sans exagØrer que tout
avait bien mal commencØ.
ROMAN' manuscrit.com, 2001
ISBN: 2-7481-1263-6(pourle fichiernumØrique)
ISBN: 2-7481-1262-8(pour le livreimprimØ)Avertissement de l Øditeur
DØcouvertparnotrerØseaudeGrandsLecteurs(libraires,revues,critiques
littØrairesetdechercheurs),cemanuscritestimprimØtelunlivre.
D Øventuellesfautesdemeurentpossibles;manuscrit.com,respectueusede
lamiseenformeadoptØeparchacundesesauteurs,conserve,àcestadedu
traitement de l ouvrage, le texte en l Øtat.
Nous remercions le lecteurde tenir compte de ce contexte.
manuscrit.com
5bis, rue de lA’ sile Popincourt
75011 Paris
TØlØphone:0148075000
TØlØcopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
contact@manuscrit.comJOLI OISEAU
Crac ! Crac ! Plus rien ne t Øtonnera et il faut bien
dire qu en ces temps, les choses n Øtaient pas comme
elles le sont aujourd hui.
La preuve est bien, cette pie, ce corbeau, cette cor-
neille, ce freux, cet oiseau noir, cette espŁce de corvidØ
qui prØside au discours, qui raconte et qui te narre cette
histoire et me voil . Crac ! Crac !
Et tu t Øtonnes de ce que l oiseau, joli oiseau, ne sait
pas à quelle espŁce il s attache, tu t Øtonnes et je te dis
qu oiseau, je me fiche de savoirsur l avifaune, donc sur
moi-mŒme !
Crac ! Crac ! Joli oiseau, je sais sur les hommes et
rien sur les bŒtes à plumes et je vais te dire une histoire
que tu ne connais pas !
Crac ! Crac ! Tu ne la connais pas et tu crois avoir
dØj tout entendu, alors Øcoute-voir.
Je dis ce que je vois et voici l histoire…
7TOUT COMMENCE !
…Et je peux te dire sans exagØrer que tout avait bien
mal commencØ…
L’enfant fut expulsØ contre son grØ et comme il
semblait rØpugner à vouloir sortir, tirØ proprement
par la tŒte.
MalgrØ les prØcautions, la mŁre avait ØtØ grosse
de lui et faisant contre mauvaise fortune bon coeur,
s’Øtait persuadØeque ceseraitunefille. N empŒche
qu’àsasortie,quelqu unavaitparfaitementarticulØ:
« c est un gar on ! »
Et puis pour bien montrer le dØsappointement
d’avoirØtØdelasortetirØdelachambredesdØlices,
l’enfant dØcida de ne pas respirer ! À ce moment tu
peux estimer qu il avait vraiment compris que l’an-
tichambre ourlØe de laquelle on venait de l extirpe r
sans gr ce, n Øtait pas de cette maniŁre de lieu d oø
l’on pouvait retourner et que ce qui venait de se
passer Øtait d une gravitØ dØsespØrante. Il afinipar
respirer et quand il a vu la moue de son pŁre devant
le cr ne dØformØ par les forceps, il s’est vraiment
persuadØ que non seulement ça commen ait mal,
mais que ça risquait bien de continuer. Aussi, pour
se bien faire comprendre et manifester qu il ne se
laisserait pas faire, il a criØ.
9Tant crie-t-on printemps qu’à la fin il arrive !
Trois jours plus tard, la mŁre prenait le bus pour
la maison.
Lamaisonsentaitlavache. Àvraidire,lamaison
c est à dire la cuisine Øtait pleine d une odeur forte
et tenace qui mØlangeait tout à la fois les gaz de la
cuisiniŁre qui tirait mal, le fromage qui Øgouttait et
puis cette senteur bestiale faite du suint de la peau
des cochons et des bouses de vaches.
Le parfum changeait selon les saisons, bien sßr à
cause de la cuisiniŁre qui demeurait muette durant
l ØtØ, mais aussi à cause de la bouse, qui selon que
lesvachesØtaientauxprØsouàl Øtable,sentaitplus
oumoinsetdiffØremment. L’hiver,aveccettepetite
saveursucrØedefoinetpendantlabonnesaisonavec
ces francs relents d herbe fra che et au printemps,
relentsplut tfØtidesquedesgraminØesprintaniŁres
pleinesdesŁveetd espoirimprØgnaientàdesbouses
Øclaboussantes. La fin de l hiver s annon ait in-
variablement par des effluves de foin moisi, voire
pourri qui rendaient la croßte des fromages poly-
chrome et laissaient dans la cuisine un arriŁre-goßt
de racines rØglissØes.
La mŁre dØposa l enfant dans une corbeille en
osier.
CedevaitŒtreledeuxiŁmejour. Uneombrenoire
s est alors penchØevers lepanier etdemanda àquel
moment ce petit l serait baptisØ ! L’ombre regar-
daitl enfantquireconnutlamŒmegrimacequecelle
qu avaitdessinØlevisagedeZorq,sonpŁre,quidØ-
couvrait quelle sorte de petit d homme il Øtait. Ha-
bituØàcesfa ons,l enfantrenditàl hommenoirce
quiluisemblaitŒtrelamŒmemaniŁredecontorsion.
Le visage du curØ s horrifia tant que l enfant se mit
crier.
10

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