Telegraph Avenue

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Calé sur le tempo funky des classiques du soul-jazz, rythmé par un style pyrotechnique éblouissant, Telegraph Avenue est le grand roman de la Californie moderne.


Magistralement orchestrées, les aventures jazz, funk, blues et soul des habitants de Telegraph Avenue forment l'épopée réjouissante, unique en son genre, d'un demi-siècle de l'histoire californienne.



Sur Telegraph Avenue, à Oakland, Californie, subsiste un petit paradis des vinyles de collection, Brokeland. Refuge de toute une faune d'habitués et de cinglés de rythmes afro-américains, il est tenu par Archy Stallings et Nat Jaffe, deux amis de longue date. Mais le projet d'implantation d'un gigantesque magasin de disques menace son existence.
Et les imbroglios commencent, avec leur effet domino. Car c'est bien plus que la disparition de Brokeland qui est en jeu. C'est une histoire d'amitiés, de fidélité au passé et d'identité culturelle pour laquelle se mobilisent, s'opposent ou s'allient les voyous et les musiciens du quartier, les hommes de la municipalité, mais aussi les femmes de Nat et d'Archy, deux ados fans de Tarantino, une vieille star de la blaxploitation et une aïeule chinoise ceinture noire de kung-fu.



De livre en livre, Michael Chabon joue des divers genres littéraires pour mieux évoquer les multiples facettes d'une Amérique de légende. Calé sur le tempo funky des classiques du soul-jazz, rythmé par un style pyrotechnique éblouissant, Telegraph Avenue est le grand roman de la Californie d'hier et d'aujourd'hui.







RÉSUMÉ :



Telegraph Avenue, c'est la longue artère – sept kilomètres – qui traverse Oakland. Elle naît dans l'un des quartiers les plus pauvres pour finir aux portes de Berkeley, prestigieuse université américaine. Là, dans les années 60 et 70, se sont tenues toutes les grandes manifestations – droits des Noirs et des latino-américains, opposition à la guerre au Vietnâm. Aujourd'hui, c'est le coin de la contre-culture officielle, bobo et blanche. À son opposé, Telegraph Avenue abrite une population pauvre de Noirs, d'Asiatiques, de latinos et de Juifs installés là depuis des décennies. Et Brokeland. Brokeland est une petite boutique de vinyles de jazz, funk, blues, une caverne d'Ali Baba pour collectionneurs, une oasis de nostalgie dans une zone en pleine déroute. Archy Stallings et Nat Jaffe en sont les propriétaires associés depuis douze ans. Mais s'ils ont la musique dans la peau, ils ne connaissent rien aux affaires. Les clients y passent plus de temps à tchatcher qu'à acheter, à l'exception du vieux Cochise Jones, un joueur d'orgue Hammond qui a travaillé avec d'inoubliables jazzmen.
En cet été 2004, le désastre s'annonce pour Brokeland sous la forme d'un gigantesque zeppelin noir apparu au-dessus de Telegraph Avenue : Gibson Goode, le cinquième Noir le plus riche d'Amérique, indique ainsi la prochaine ouverture d'un immense centre commercial qui abritera... oui, une boutique de disques vinyles. Pour ce coin de Telegraph Avenue, c'est la promesse de dizaines d'emplois. Pour Brokeland, c'est la mort. Nat, juif et blanc, organise immédiatement un comité d'opposition au projet et essaie de soudoyer les gens du quartier en leur cuisinant le mémorable plat yiddish-créole qui a fait la réputation de la deuxième épouse de son père, une Noire de La Nouvelle Orléans allègrement adepte des mélanges culinaires (entre autres). Archy, qui est noir, tergiverse : la promesse de revitaliser ce quartier majoritairement noir touche chez lui une corde sensible.
La tension monte dans Brokeland. Nat, trop irritable, se met tout le monde à dos. Archy, de son côté, fait n'importe quoi : sa femme Gwen va bientôt accoucher de leur premier enfant, il est terrorisé à l'idée d'être papa, alors il la trompe et fuit ses responsabilités, au boulot comme à la maison.
Gwen et Aviva, la femme de Nat, ont fondé un cabinet de sages-femmes à la réputation sans tache. Mais leur dernier accouchement à domicile tourne mal : la mère est envoyée aux urgences et l'obstétricien de garde, un sale type, accable Gwen d'insultes racistes. Elle pète les plombs et menace cet imbécile, entraînant leur agence dans une procédure juridique qui risque de les mettre sur la paille. La légendaire patience d'Aviva et son amitié pour Gwen en sont sérieusement ébranlées. D'autant que Gwen – exaspération de femme trompée ou excès d'hormones ? – continue d'accumuler les gaffes.
De son côté, Titus débarque à Oakland. Il a 14 ans, vient de perdre sa mère, et est le fils qu'Archy a eu dans sa jeunesse et dont il ne s'est jamais occupé. Craignant le rejet de ce père inconnu et, plus encore, de cette belle-mère enceinte qui n'a pas l'air de mâcher ses mots, Titus repousse sans cesse la rencontre. Il finit pas se retrouver passager clandestin du lit de Julius, le fils de Nat et d'Aviva. Julius a quinze ans, c'est un gringalet solitaire, fan des films de Tarantino et des jeux de rôle sur Internet. Amoureux fou de Titus, il s'embarque avec lui dans la quête du père d'Archy, Luther Stallings. Dans les glorieuses années 1970, aux heures de la blaxploitation, Luther, ceinture noire de kung-fu, a été l'acteur principal de la série Strutter, des films d'art martiaux devenus culte pour une poignée de nostalgiques. Il s'est drogué et alcoolisé plus que de raison, mais il est sobre depuis un an. Luther a un projet : se remettre à flot en produisant et tournant la suite des aventures de Strutter, le génial maître du kung-fu. Pour cela, il manigance de faire chanter un de ses vieux copains, autrefois impliqué dans un coup tordu avec les Blacks Panthers, et désormais conseiller municipal.
La musique noire sous toutes ses formes, du blues écouté par les plus vieux au rap vénéré par les ados, du cinéma kung-fu à celui d'Hollywood, le quartier a vu défiler tous les grands événements de la culture américaine. L'histoire des Noirs et des Juifs californiens à travers deux familles, une noire et une blanche, et des personnages formidablement attachants... Chabon livre là une épopée grand style.




Publié le : jeudi 3 avril 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782221145357
Nombre de pages : 476
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