Tentations

De
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Trois femmes en quête d’amour et de sexe, trois amies unies pour la vie, trois destins sexy intimement mêlés.

Avec son port de reine, sa silhouette de rêve et son sourire éblouissant, Claudia pourrait avoir tous les hommes à ses pieds. Mais elle n’en veut qu’un, Adam, et pour lui, elle est prête à tout. Même à le suivre dans ses fantasmes les plus extrêmes. Des trois amies, Lishelle est la plus audacieuse, la plus séductrice. Elle aime les hommes, qui le lui rendent bien. Quand le plus fabuleux de ses amants resurgit dans sa vie, elle oublie toute raison et se précipite entre ses bras, sans se méfier un seul instant. La plus réservée de toutes, Annelise, aimerait trouver le moyen de ranimer les ardeurs de son mari. Car elle cache un tempérament de feu qui ne demande qu’à être réveillé.
Et si, ensemble, elles décidaient d’entrouvrir la boîte de Pandore amoureuse ?

« Kayla Perrin détaille non sans plaisir les relations hommes-femmes, et ce avec brio. » Literary Times
Publié le : mardi 1 octobre 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280315234
Nombre de pages : 400
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Chapitre 1
Claudia
On dit que le chemin du cœur d’un homme passe par son estomac, mais rien n’est plus faux : ce chemin passe sans conteste par sa libido. Et je suis bien placée pour le savoir, moi qui, en ce moment même, suis assise au côté de l’homme de mes rêves, Adam Hart, dans un restaurant au nord d’Atlanta. Moi qui m’efforce de déguster nonchalamment ma margarita avec une paille alors que je suis presque sur le point de mourir de honte, parce que Adam a glissé sa main entre mes jambes, et que ses doigts m’électrisent tandis qu’il remonte plus haut entre mes cuisses. Quand il efeure ma culotte, je ne peux m’empêcher de protester : — Adam, tu ne peux pas être sérieux deux minutes ? — Ça n’a pas l’air sérieux, ça ? Oh que si, et c’est bien là le problème. Il est tellement sérieux qu’il ne va pas s’arrêter là, j’en ai peur. — Chéri, tu sais à quel point j’aime ça, mais…
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— Qu’est-ce que tu aimes, exactement, ça ? Mes paupières se ferment malgré moi alors qu’Adam caresse doucement mon sexe à travers la dentelle de ma culotte, et je ne peux retenir un soupir de contentement. Un soupir à peine audible, mais je comprends avec horreur que le serveur qui vient d’approcher de notre table a très bien pu l’entendre. Mortiîée, j’essaye de faire bonne îgure, malgré mon visage en feu — mais peut-être que, sous ma peau noire, ma gêne n’est pas si visible que je me l’imagine. En même temps, je serre les cuisses très fort, mais ça n’arrête pas les doigts d’Adam. — Vous avez fait votre choix ? nous demande le serveur. Je n’arrive pas à savoir s’il a compris notre manège. Si ce n’est pas le cas, il doit se dire qu’Adam et moi sommes tellement amoureux que nous ne supportons pas d’être séparés de plus de quelques centimètres. Sinon, pourquoi nous serions-nous assis côte à côte sur la banquette, littéralement collés l’un à l’autre ? — Je n’ai pas encore regardé le menu, dis-je d’une voix hésitante. Je crois qu’il va nous falloir quelques minutes de plus. — Moi je sais déjà ce que je veux. Sauf qu’en disant ça, c’est moi qu’Adam regarde, et non le serveur. Mon Dieu, comme j’aimerais qu’il se taise ! Ou plutôt, non : ce que je voudrais vraiment, à cet instant, c’est l’entraïner dehors et lui faire l’amour sur le siège arrière de son 4x4. Il a sans arrêt envie de moi, et moi aussi. J’adore ça. La seule chose qui me chiffonne un peu, c’est sa propension à en faire étalage en public. — Un New York steak, poursuit-il. Bleu. Vraiment bleu. — La même chose pour moi, dis-je, en espérant de toutes mes forces ne pas rougir. A point. — Et en accompagnement, soupe ou salade ?
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— Deux salades maison pour commencer, et du pain à l’ail. Et aussi une demi-chardonnay. — Mettez plutôt une bouteille, fait alors Adam. Je le regarde, ahurie. Il a l’œil brumeux et, alors qu’il se mordille les lèvres, je sens un frisson d’excitation m’envahir. Je sais ce qu’il veut. M’enivrer, pour que je sois moins inhibée. Que peut-il bien avoir envie de me faire essayer, cette fois ? — Rien de plus ? nous interroge le serveur. Je l’avais presque oublié. Je lève les yeux vers lui et réponds avec un sourire : — Rien de plus. Heureusement, il fait demi-tour et s’en va. Même s’il ne me connaït pas, je lâche un soupir de soulagement. J’aime bien venir ici parce que c’est loin de Buckhead, le quartier où nous vivons, Adam et moi. Si je me fais surprendre en train de faire quelque chose de scandaleux ici, au moins, personne ne saura qui je suis. — On en était où ? dit Adam en souriant, alors que ses doigts reprennent leur exploration. Je repousse sa main, vaguement agacée par son obsession. D’autant qu’il nous reste des milliers de détails à passer en revue. — Adam, sérieusement. Il faut qu’on discute. Il fait un peu la moue mais înit par se faire une raison. — D’accord, dit-il en se redressant contre le dossier. Parlons. Incroyablement soulagée, je me fends d’un large sourire. Car j’adore Adam, je suis même absolument dingue de lui, mais il y a peut-être une chose que j’aime encore plus que lui : notre futur mariage. J’ai tellement eu peur de mourir vieille îlle ! Je n’ai que trente ans, mais cette question m’a hantée depuis toute petite. Sans parler de ma mère, qui, du jour où elle a su qu’elle m’attendait, s’est mise à rêver de mon mariage… Oh, j’ai une
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vie fantastique, je fréquente la meilleure société d’Atlanta et je vis dans un monde doré que beaucoup de gens doivent m’envier. Mais si je ne me marie pas, mon bonheur ne sera jamais complet. Eh bien justement, ça y est, je me marie. Dans six semaines, je deviendrai Mme Adam Hart. Ça fait plus d’un an que je m’affaire à planiîer notre extraordinaire mariage dans le moindre détail, et j’ai bien l’intention d’en faire l’événement le plus inoubliable de la bonne société d’Atlanta. Mais c’est moi, et moi seule, qui ai tout planiîé. Et non « Adam et moi ». C’est un homme, et comme tous les hommes, il se contreîche des détails, et de tout ce qui concerne l’or-ganisation. En l’occurrence, une organisation ultracomplexe pour mettre au point le mariage grandiose que j’ai en tête. Mais pour Adam, et je ne peux pas franchement lui donner tort, le grand jour est plutôt un conte de fées pour la îancée. Sauf qu’il n’y a rien, mais alors rien du tout, de féerique dans le fait de préparer un mariage de conte de fées. C’est même plutôt le contraire, une montagne de travail et des migraines à la chaïne. Et tout un tas de détails à mettre au point, jusqu’au dernier moment. Du genre de ceux que j’ai absolument besoin de décider maintenant avec Adam, vu que le grand jour approche à pas de géant. Je sors donc mon organizer Gucci et je l’ouvre sur la table. — Diana a besoin de nous voir ce week-end pour vériîer tous les détails de la cérémonie. J’ai pris un rendez-vous pour samedi matin, 10 heures. Ça te va ? — Très bien. — Je sais qu’on avait plus ou moins prévu toutes les couleurs, mais je n’arrête pas de penser aux robes des demoiselles d’honneur. On m’a dit que celles de Rebecca Morrison porteront du jaune bouton-d’or, et comme elle se marie seulement deux semaines avant nous, j’ai pensé…,
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dis-je avant de m’arrêter net quand Adam commence à me caresser le poignet. Tu m’écoutes, au moins ? — Tu veux changer les couleurs des robes ? — J’y pense, oui. — Eh bien fais-le. — Mais je sais que tes garçons d’honneur et toi-même êtes déjà allés chercher vos smokings. Sans parler du fait que les robes sont déjà faites, et que ça coûterait une fortune de les faire refaire. — Dans ce cas, on changera la couleur des eurs qu’on portera à la boutonnière, propose-t-il, nonchalant, comme pour dire que je fais une montagne d’une souris. Peut-être, mais cette préparation est complètement stressante. Je décide donc de mettre de côté la question des couleurs en attendant le rendez-vous avec l’organisateur du mariage. Mais il y a un autre sujet pressant. — Tu sais, dans les cartes réponses qu’on a envoyées, on donnait aux gens le choix. Ils devaient cocher une case pour dire s’ils préféraient des queues de lotte au safran ou des aiguillettes de canard. — Et alors ? — Eh bien, les coups de îl ont commencé. Les gens se demandent pourquoi il n’y a pas une option bœuf. A croire qu’ils s’imaginent que ça va être une sorte de buffet campa-gnard au lieu d’un mariage cinq étoiles. Ils nous rendent chèvres, ma mère et moi, mais maintenant je me demande si on ne devrait pas proposer un plat de bœuf en plus… — Et ce serait un vrai problème de servir du bœuf ? — Pas vraiment. A partir du moment où on a le compte des gens qui en veulent deux semaines avant le mariage. Diana avait déniché une fabuleuse équipe de cuisine pour notre grand jour — tout droit venue du Commander’s Palace de La Nouvelle-Orléans.
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— Mais peut-être aussi qu’on devrait s’en tenir à ce qui est prévu, non ? On a prévu huit plats, personne ne va mourir de faim. — Si ce n’est pas un problème, dit Adam en posant une main sur la mienne, alors rajoute du bœuf. — Tu es sûr, chéri ? Et si c’était plus compliqué que cela ? — On veut que tout le monde soit heureux, non ? Alors autant offrir le plus large choix possible. Même si ça doit coûter plus cher, ce n’est pas un problème. Je me détends un peu. Mon père se contreîche du coût, alors pourquoi m’en faire ? — Je veux vraiment que tout le monde soit heureux, dis-je en soupirant. Tellement heureux qu’ils parleront encore de notre mariage des mois après le grand événement… Je ne sais pas pourquoi tu te stresses autant, Claudia. Tout me paraït marcher comme sur des roulettes. — Facile à dire pour toi. Ce n’est pas toi qui t’es occupé du planning. Je lui lance un regard de reproche et, en réponse, il me plante un baiser sur les lèvres. — C’est pour ça que je t’aime, bébé. — Tu as intérêt. — Je te promets que notre lune de miel te récompensera au centuple pour tout ce que tu as fait. Je ne peux réprimer un petit soupir. En ce moment, la lune miel me semble relever d’une sorte de fantasme mythique qui ne se produira jamais. — Quand vas-tu me dire où on va aller ? — Quand on y arrivera. Je devrais être excitée, mais non. Je crois que la perspective de notre lune de miel m’excitera vraiment une fois que je
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serai certaine que tous les problèmes liés au mariage sont derrière nous. Adam lâche ma main et attrape ma margarita. Il la goûte d’un air gourmand, sans me quitter des yeux. Il est vraiment craquant. Un mètre quatre-vingt-dix, des cheveux coupés ras et une peau noire sans défaut. Adam, c’est le genre d’homme à attirer l’attention, partout, à chaque instant. Même ici, dans ce restaurant, j’ai bien vu la manière dont certaines femmes le regardaient quand nous sommes arrivés, sans même cacher leur intérêt ou leur admiration pour mon magniîque futur mari. Mais ça ne m’inquiète pas. Elles peuvent bien le dévorer des yeux autant qu’elles veulent, Adam n’ira nulle part. Il n’en a pas besoin. Je fais plus que satisfaire mon homme au lit. En voyant une jolie noire lui jeter un regard langoureux, je pose une main sur la cuisse d’Adam, sous la table, lui tirant un petit soupir de contentement. — Je t’aime, Adam Hart, dis-je dans un murmure. — Je t’aime, Claudia Fisher. — Je sais. C’est bien pour ça que ça m’a coûté de te cacher ce détail. Il me regarde, inquiet, et je me rends compte qu’il a mal interprété ce que je viens de dire. — Ne t’inquiète pas, rien de dramatique, mon cœur. En fait, c’est même lameilleurenouvelle du jour. Une vague d’excitation pétille en moi. Ce que je suis sur le point de lui dire est une nouvelle absolument étourdissante. Le parfait petit détail qui fera de notre mariage un événement inoubliable, et surtoutle principal sujet de conversation dans tout Atlanta pendant un bon moment. — Tu te souviens quand je t’ai dit que j’avais une surprise pour toi ? Il hoche la tête. — Je n’avais pas prévu de te le dire avant la répétition du
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dïner, mais je suis tellement excitée que je ne pourrai jamais attendre aussi longtemps. — Qu’est-ce que c’est, bébé ? — Tu ne devineras jamais qui va chanter à notre mariage. C’est tellement énorme que j’ai encore du mal à y croire ! En face de moi, les yeux d’Adam brûlent de curiosité. — Dis-moi. — Babyface ! Tu le crois, toi ? Adam plaque aussitôt ses lèvres sur les miennes et m’em-brasse à pleine bouche, devant tout le monde, mais pour une fois je me moque qu’on soit en public. Puis, encore haletant de notre incroyable baiser, il me demande : — Comment tu as réussi à faire ça ? — Mon cousin a arrangé le coup pour moi. Morgan Fisher, un de mes innombrables cousins, est cadre chez Palm Records à Los Angeles. Il connaït personnellement Babyface, mais il ne savait pas s’il serait libre pour chanter à notre mariage. — Non ? dit Adam en souriant aux anges. Babyface, le vrai ? ?Le seul et l’unique. Ce n’est pas fabuleux — C’est toi qui es fabuleuse. Il a dit ça sur un ton plus grave, plus rauque, et je peux lire ses pensées dans ses yeux. Il me veut nue. Le serveur arrive avec le vin. Il débouche la bouteille, en verse un fond dans le verre d’Adam pour qu’il le goûte. — Excellent. Quand nous sommes de nouveau seuls, Adam lève son verre. — A nous, dit-il. Et à notre avenir radieux. — A tout cela. Je fais cliqueter mon verre contre le sien, consciente que je suis la îlle la plus chanceuse du monde.
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Encore une fois, Adam glisse la main entre mes cuisses en disant : — Allez, bébé. Laisse-moi te faire jouir. Je proteste faiblement, mais il me caresse déjà avec bien plus de détermination que tout à l’heure et, malgré mes propres résolutions, je suis de plus en plus excitée. — Est-ce que tu sais à quel point j’aime quand tu es comme ça ? me chuchote-t-il à l’oreille en glissant un doigt en moi. Laisse-moi te goûter. S’il te plaït, bébé… Je gémis tout bas : — Ici ? — Oui. Il retire sa main et la lève à hauteur de son visage. Il hume longuement le parfum de mon essence en grognant de plaisir, et puis il lèche enîn son doigt. Ça sufît presque à me faire avoir un orgasme. — Je t’aime, marmonne-t-il, tu ne peux pas savoir comme je t’aime, bébé. Il replace sa main entre mes cuisses, et s’insinue de nouveau en moi, excitant mon sexe brûlant et humide à une cadence irrésistible, efeurant mon clitoris au passage, puis le pressant plus franchement. J’ai envie de crier tellement c’est bon. C’est divin. C’est… à la limite du supportable. — Mais comment tu fais, dis-je dans un murmure, comment tu fais pour avoir cet effet sur moi ? Pour m’exciter autant ? Ces derniers mots m’ont échappé comme dans un soufe. Il accélère ses mouvements, et cette fois j’ai l’impression que tout se disloque autour de moi, et que tout le monde, dans la salle du restaurant, entend les gémissements que j’essaye pourtant de retenir. C’est tellement incroyable. Je suis sûre que les gens savent ce qu’il est en train de faire. Comment pourrait-il en être autrement ?
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Mais je ne peux pas me retenir, pas maintenant… Je suis si près… Je referme les cuisses autour de sa main et j’enfouis mon visage dans son épaule. — Viens, bébé, viens. Comme ça, oui. Viens pour moi. Alors, je jouis. Encore et encore. Je lui mords l’épaule. A vrai dire, c’est la seule chose que j’ai trouvée pour m’empêcher de crier, et je prie pour que tout le monde me croie en prise à un terrible fou rire. — Vous deux, vous avez quelque chose à fêter. Je relève brusquement les yeux et je vois le serveur debout devant la table. D’un bras passé autour de ma taille, Adam me tient toujours serrée contre lui. Son autre main est encore entre mes cuisses. — Euh, oui, je réponds en tremblant, toujours étourdie par l’orgasme. On va se marier. — Félicitations, dit-il en posant le pain à l’ail devant nous. C’est seulement après son départ que j’ose m’écarter d’Adam. Il me sourit, victorieux, conscient d’avoir eu le dessus, une fois de plus. De m’avoir une fois encore conquise sexuellement. Et je ne peux pas m’en empêcher. Je lui souris en retour. J’aime cet homme.
Un peu plus d’une heure plus tard, nous roulons sur le périphérique d’Atlanta — enîn, après tout le vin que j’ai bu, il me semble que cela fait environ une heure, mais je ne suis plus vraiment en état d’en juger. J’ai l’impression qu’on tourne en rond depuis une éternité, mais je peux me tromper, vu le brouillard que j’ai dans la tête. Je peux à peine garder les yeux ouverts, mais quand Adam tourne brutalement à droite, je me réveille. Il vient de prendre une sortie assez loin de la maison. — Eh, où sommes-nous ?
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