Tous les cygnes sont blancs

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Après Vivre libre de Claire Gallois, Par le feu de Tahar ben Jelloun, un nouvel hommage à Mohammed Tarek Bouazizi, tiré des événements réels du Printemps arabe.
Un conte sur le thème de la métamorphose, au titre inspiré du Cygne Noir de Nassim Nicholas Taleb sur les événements rares, hautement improbables, et dont les conséquences de l'impact sont elles-mêmes aléatoires, imprévisibles.


Publié le : mercredi 29 mai 2013
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EAN13 : 9782332544858
Nombre de pages : 22
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ISBN numérique : 978-2-332-54483-4

 

© Edilivre, 2013

Dédicace

 

 

À Tanit

Avant-Propos

En-deça de la fiction de cette Nouvelle Courte, tous les faits avérés concernant Mohammed Bouazizi sont pour une bonne part empruntés à Frida Dahmani, dans son article publié le 3 Mars 2011 dans le magazine en ligne Jeune Afrique.

Tous les cygnes sont blancs

 

 

Au centre de ce gros bourg agricole de quarante mille âmes, le souk grouillait au matin et s’agitait en tous sens. Traversé de senteurs d’épices, d’amandes, de fruits frais ou d’agrumes et de légumes selon le lieu, disposés en un patchwork multicolore où venait se concentrer l’essentiel de la production locale, mais aussi de quantité de tas ou de marinades provenant des immenses oliveraies de Sfax et de Sousse. Un peu plus loin et selon la direction des vents, on entendait l’appel du muezzin tandis que divers effluves variés de viande d’ici, mais aussi de poisson grillé venaient chatouiller les narines et donner faim. Toute cette agitation était baignée dans un brouhaha de marchandages pour le meilleur prix, d’autant que, s’il a toujours été dans les traditions de discuter et de marchander pour n’importe quel commerce en Orient, un de ces charmes exotiques qui provoquera toujours l’étonnement du touriste étranger s’il s’y rend pour la première fois, le marchandage est devenu plus âpre ces derniers temps, car la vie y est devenue plus chère, les temps sont devenus durs comme la terre, plus durs de part et d’autre de l’étal.

Sous la dorsale tunisienne descendant des hauteurs du Djebel Chambi jusqu’au Djebel Sidi Abd Er Rahmane, surplombant la baie de Carthage et plongeant dans la mer vers la pointe nord-est de Kerkouane, cette plaine enclavée se trouve du coup privée d’un vent noroît plus frais qui viendrait d’Annaba. En contrebas, mais plus avant, trop lointaines pour que l’on puisse clairement les discerner mais assez proches pour en accentuer encore l’effet dorsal, les deux miches du Selloum et du Mrhila ne laissent...

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