Tranchant de Lune

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Caractéristique de l’écriture de Mo Yan, à la frontière du fantastique et du réalisme rural, Tranchant de lune s’ouvre sur le meurtre d’un homme décapité, sans trace de sang, et nous entraîne dans la légende de la fabrication de la mystérieuse lame. 

Publié le : mercredi 27 janvier 2016
Lecture(s) : 6
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782014017540
Nombre de pages : 32
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Nouvelle parue pour la pemière fois en chinois dans la revue Littérature du peuple, en 2004, et republiée dans un recueil des Éditions littéraires et artistiques Octobre, en 2006, sous le titre Yuèguāng zhǎn (月光斩).
Tous droits réservés. © The Organization Committee of China International Translation Contest. © Hachette Livre, collection Ming Books, pour l’édition française, 2015.
Cette nouvelle a remporté le premier prix du concours international de traduction littéraire organisé par China Book International, l’Association chinoise des traducteurs et l’Association chinoise des écrivains, à Pékin en 2013.
Couverture : Enora Denis ISBN : 978-2-014-01754-0
Mon jeune cousin, qui travaille au bureau des affaires culturelles du district, m’a envoyé ce courriel : Cousin, il s’est passé ici une affaire d’importance, ci-joint les détails. Salle des documents confidentiels, cinquième étage du siège du comité du parti du district, le sept août, à huit heures du matin. À son arrivée sur son lieu de travail, l’employée habilitée Feng, fille cadette de ton camarade Feng Guoqing, allait remplir sa thermos d’eau chaude, lorsqu’elle entendit par la fenêtre croasser des corbeaux. Passant la tête au dehors, elle aperçut, au sommet du cèdre le plus élevé de la cour, un objet noir, qu’elle prit d’abord pour un nid bâti là par ces volatiles, ce qui assombrit sensiblement son humeur. Mais à son grand étonnement, elle remarqua que les corbeaux, tels d’intrépides guerriers, se lançaient les uns après les autres à l’assaut de cette chose noire. À force de la fixer du regard, elle finit par discerner de quoi il s’agissait : c’était une tête humaine. Poussant un cri aigu, elle laissa tomber la thermos qui, par miracle, ne se cassa pas. La petite Xu – troisième fille de ton vieil ami – délaissa les dossiers qu’elle était en train de classer et se rua à la fenêtre pour voir le spectacle, qui lui fit pousser un hurlement encore plus dramatique. Quelques minutes plus tard, les fenêtres de la façade sud du bâtiment étaient toutes grandes ouvertes, et la cour du siège du comité bourdonnait comme un nid de guêpes rougi par le feu.
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