Traversée d'une vie

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Delia Wright fête son centième anniversaire aujourd'hui. Sa vie, bien remplie, est peuplée de d'aventures en tous genres. Elle est passée de la pauvreté à la richesse, de l'anonymat au succès, de la petite fille irlandaise à la grande dame américaine des années 30, de l'innocente femme à l'assassin. Elle a été fille, épouse, star, mère pour finir par grand-mère avertie et châtelaine. Tout ceci dans un secret bien gardé qu'elle décide de dévoiler à sa petite-fille le jour de son centième anniversaire.
Publié le : vendredi 12 mai 2006
Lecture(s) : 131
EAN13 : 9782748183085
Nombre de pages : 415
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Traversée d’une vie
3 Éditions Le Manuscrit
Sarah Buompane
Traversée d’une vie
La vie de Delia Wright
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2006 www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-8308-8 livre imprimé ISBN 13 : 9782748183085 livre imprimé ISBN : 2-7481-8309-6 livre numérique ISBN 13 : 9782748183092 livre numérique
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Traversée d’une vie
CHAPITRE1 PETITE FILLE EN VOYAGE
« Je n’arrive pas croire que j’ai vécu 100 ans e sur ce monde. Tout ceXXsiècle, qu’est-ce que j’en ai vu et vécu des choses ! J’ai l’impression que tout se passait hier. A quoi penses-tu grand-mère ? Audrey, je ne t’avais pas entenduOh ! arriver. Je me disais que cela fait déjà cent ans que je suis venue au monde. Et je me souviens de toute ma vie. Tu crois vraiment que tu te rappelles de ce que tu as vécu il y a nonante ans grand-mère ? Oh détrompe-toi ma petite-fille, je me rappelle de tout, j’ai une très bonne mémoire. Tu serais étonnée de connaître ma vie, j’en ai vu des choses ! Tu sais, il y a des douleurs et des bonheurs que des milliers d’années n’effaceraient pas. Alors, dis-moi, qu’as-tu vécu de si extraordinaire pour que même cent ans plus tard, tu t’en rappelles.
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Traversée d’une vie
Veux-tu entendre l’histoire ou non, Audrey ? Vas-y. Alors installe-toi, car cela risque de durer un moment. Je me souviens de mon départ d’Irlande. Cela fait nonante-deux ans que je suis partie. Et jamais je ne pensais revenir. Nous habitions dans un tout petit appartement. Enfin, je dirais plutôt une grande salle. Oui, c’était une grande salle que mon père avait séparée avec des rideaux. Il avait fait un coin salle de bain, mais entendons-nous bien, nous n’avions pas de baignoire, lavabo et eau courante. Ce n’était qu’une bassine déposée sur une petite table. Tous les matins, ma mère allait chercher de l’eau au puits et la chauffait au poêle. Mon père avait trouvé un morceau de miroir dans les ordures au bord de la route. Et c’est avec ce morceau de miroir que ma mère se faisait belle tous les jours. Car, nous n’avions pas beaucoup d’argent, pour ne pas dire que nous étions pauvres, mais ma mère savait quoi faire pour rendre la vie un peu plus agréable. Un rideau séparait également le lit de mes parents du reste de la grande pièce et leur donnait ainsi un peu d’intimité. Quant au lit de mon frère et le mien, mon père avait aussi déposé une sorte de tissus pour les séparer du reste. Nous avions aussi une petite cuisine, avec le poêle, quelques placards et une table à
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