Twiggy

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Certains se demandent ce qu'il y a après la mort. Afin de justifier le temps qu'ils perdent à vivre. Moi, je ne me le demande pas. Si vivre n'apporte rien, mourir revient au même. Si ce n'est qu'il s'agit d'un mauvais moment à passer, avant de ne plus souffrir, de se faire ronger par les vers. Si on ne se fait répandre en cendres, sur une verdoyante pelouse...
Publié le : vendredi 30 mars 2012
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782748370218
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EAN13 : 9782748370218
Nombre de pages : 126
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Qualipo
TWIGGY
 
Mon Petit Éditeur
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IDDN.FR.010.0116909.000.R.P.2011.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2011
Ce livre est basé sur une histoire, des personnages et un film dAnthony Thillmany.
Qualipo dédie ce récit à John-Arthur, ainsi quà Morgane ; deux êtres dont le cynisme et létrange humour ne se sont jamais ren-contrés, si ce nest à travers lui. Anthony Thillmany dédie ce récit à Geoffrey B.
Moi Mes parents, moi ma famille Lécole mes amis ma copine, moi Moi, ma vie Moi Je suis étendu sur cette couche ayant supporté ma masse depuis déjà tant dannées Je songe à toutes ces choses qui font que je suis ce que je désirais être : un garçon désespéré, un garçon au bout dun tunnel sans issue Serait-il exagéré pour moi de dire que dès le départ, dès ma naissance, ce fut un réel désastre ? Non pas que celle-ci se déroulât mal en soi. Mais plutôt en ce qui concerne les attentes de mes parents. Qui furent lamentablement déçues. Lorsquils se rendirent compte de cet appendice pendant entre mes jambes, ils prirent conscience du drame qui se présentait à eux : jamais je ne serai une femme ; ensemble de courbes et dorifices inspirant les désirs de mâles en rut Malgré cela, ils sobstinèrent à mattribuer le prénom quils mauraient réservé si javais été comme tel : Twiggy. Tel fut le prénom dune mannequin des années soixante, tel est celui que je portai. Auquel sajoutèrent dautres traces permettant de me comparer à ces étranges créatures, viles manipulatrices, que sont les femmes.
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TWIGGY
Ces femmes que jai commencé à côtoyer dès mon plus jeune âge, à commencer par ma mère. Et les institutrices qui sappliquèrent à minculquer les savoirs rudimentaires Et dautres, qui furent nettement moins instructives, ou me firent part de leur savoir dans dautres domaines que ceux de lécole Telle que cette masse de graisse amorphe, prénommée Aaricia. Je lai rencontrée alors que jentrais enfin dans les études secondaires dun institut de ma région. Après avoir usé plus de six années de ma vaine existence à assimiler des choses qui, je le savais, me seraient inutiles. Sans compter les maternelles, destinées à éloigner les jeunes avortons de leurs géniteurs, de leur éden utérin, pour mieux se socialiser. Être confronté à lhorreur de la réalité Dont Aaricia faisait intégralement partie. Elle qui se confronta à moi dès mon arrivée à linstitut (ou était-ce par après ?) Je crus dabord quelle désirait me protéger. Elle qui simposait par sa puissance physique pour acquérir le respect quon lui refusait par la beauté quelle ne contenait pas, et par son intellect qui semblait limité. Je crus dabord quelle désirait me protéger. Moi qui fus considéré comme un sujet de railleries dès mon plus jeune âge. Était-ce parce que je ne jouais pas au football, ou autres sports typiquement masculins ? Était-ce parce que je navais jamais perçu lintérêt de jouer à la guerre ? Était-ce parce que lon maurait probablement déjà vu jouer à la poupée, porter certains cosmétiques que ma mère laissait traîner dans la salle de bain ? Quoi quil en soit, je ne me suis jamais vraiment senti semblable aux autres garçons. Et eux non plus, dailleurs
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