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Un amour qui meurt n'a jamais existé

De
359 pages
Nourri de tragique et de féerique, Un amour qui meurt n'a jamais existé est un roman implexe qui dépeint une société en crise de moralité et d'honneur à travers les turpitudes de quatre couples qui vivent une aventure passionnelle des plus ardentes. Roman de l'aventure infinie, cette ouvre interpelle et entend provoquer à la conscience éthique, par la voie de l'esprit et du cour. L'ouvre voudrait essentiellement exorciser le phénomène de la modernité aujourd'hui abusé d'un iconoclasme aux effets pervers afin de restituer à l'homme de notre temps le scrupule et l'honneur. En fait, c'est l'être humain tel qu'il est en situation et qui, à travers ce qui est plus délicat en lui, le sentiment, est aux prises au quotidien avec le réel, qui est avant tout lui-même, sur la scène de l'existence. Le style de l'auteur est particulièrement élégant et plaisant. A chaque page on ressent la même fascination, le même charme, gratifiant une plume qui consacre l'art de la grande romance. On se plaît à séjourner dans un espace mental d'une si haute intensité romantique.
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Extrait
Au terme de ses vacances passées au Pays-Ekang, Otongô, un beau matin de septembre, partit d'Obokoé, village natal d'Ezalâ sa fiancée. Accompagné de celle- ci, il avait retrouvé Paris où il étudiait depuis quelques années. Quelques jours seulement après leur arrivée, il avait dû, au nom de l'amour qui les unissait déjà si affectueusement, raccompagner Ezalâ à Obokoé, à cause du décès de sa famille décimée suite à une catastrophe naturelle.

Il étudiait à Paris mais avait pu trouver, par le concours de sa bienfaitrice, Solange Carré, un lieu calme pour loger, lieu également propice aux études, dans une maison de prière dénommée « Cèdre ». En fait, c'était une vieille bâtisse qui servait de ferme à l'époque et qui avait été rénovée de fond en comble. Otongô habitait désormais le « Cèdre » situé à côté de la petite ville d'Elancourt et dans la petite localité de Maurepas-village, après Versailles et Saint-Quintin, Rive-Droite en provenance de Paris, dans le département des Yvelines. Il habitait donc le « Cèdre » dans Maurepas-village tandis que ses amis, eux aussi étudiants à la Sorbonne, un heureux couple de jeunes fiancés, ses compatriotes Ekang de surcroît, Tsogo Françoise et Léon Ndouma-Endom, logeaient, eux, à Grigny, Place de l'astrolabe, de l'autre côté opposé de la banlieue parisienne.

Quelques semaines plus tard, Rachelle Adjoumi, épouse de l'oncle paternel d'Ezalâ, qui s'était rendue à Ekang, envoyée par son époux pour les deuils d'Obokoé, était aussi déjà de retour à Paris. Par le truchement de la poste elle avait envoyé à Otongô depuis le seizième arrondissement parisien le courrier qu'Ezalâ lui avait adressé et dans lequel elle l'informait qu'elle se heurtait sans cesse à d'énormes problèmes de famille et de santé, qu'elle ne reviendra en France, précisa-t-elle, qu'au troisième trimestre, juste pour s'acclimater en attendant l'année suivante pour pouvoir suivre sa formation en haute couture.

Otongô qui ne concevait plus sa vie sans Ezalâ fut trop affecté par le courrier venu d'Ekang. Mais le couple ami lui avait remonté le moral et il reprit le chemin du Quartier latin. Il avait eu la chance, malgré son retard d'une semaine, que les cours n'avaient pas eu lieu à l'Amphi-50 pendant toute la semaine de son absence parce que leur professeur titulaire, François Forestier, avait été malade. Il était inscrit en doctorat tout comme ses amis ékang.

Otongô avait donc pu assister à tous les cours du premier trimestre en compagnie du couple de Grigny. Les cours du premier trimestre avaient trait à l'amour.

Ce thème amena Otongô à penser à Monsieur Juvénal Mba-Minko qu'il avait connu à travers sa copine, Ezalâ, la nièce de ce dernier. Mba-Minko était un ambassadeur Ekang accrédité auprès de la France. Il assumait la mission diplomatique de son pays à Paris après le Royaume du Spire. Mba-Minko n'oubliera jamais cette ville de Paris où il avait alors fait l'expérience d'un mariage malheureux avec son épouse, Rachelle Adjoumi, éternelle « Miss Afrika ».

En fait, qui était cette femme ? Madame Mba-Minko était une vraie Madonna touchée par la grâce physique; elle avait beaucoup de classe. Quoi donc ? Esthétiquement née une femme de qualité, sa beauté physique était légendaire et faisait d'elle une femme d'apparat. Aucune langue au monde ne serait suffisamment expressive pour signifier que cette femme avait un ascendant mystérieux, que tout ce qu'elle touchait ou regardait prenait immédiatement une dimension magique. Mais dans le même temps, elle incarnait l'envers du décor eu égard à la frivolité de son grand cœur. Comme quoi « les plus belles choses ont le pire destin ». Et c'est ici que le bât blesse. C'est là que s'exprime l'absurde du monde.

Autant Rachelle Adjoumi était d'une beauté féerique capable de rendre fou, de son côté, Juvénal Mba-Minko était également un bel homme, un très bel homme que n'importe quelle femme adorait sans façon, sans ambage. Ainsi leur mariage méritait superbement sur ce plan car leur couple hautement esthétique parachevait l'idéal de beauté et faisait ainsi la fierté de la diplomatie ékang à travers le monde. C'était là, certes, l'un des aspects des félicités terrestres.

Mais ce couple inondé de tant de grâces physiques serait-il pour autant promu sentimentalement à un destin fabuleux ?