Un Apprenti Dictateur à la Maison-Blanche

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Dans le présent ouvrage, Abner Clerveaux offre une plongée dans les arcanes du pouvoir. On y assiste à la déroute d'un dirigeant dépassé par ses fonctions. Le politicien John Redlight, grâce à son charme dévastateur, parvient à devenir Président des États-Unis. Auréolé de son succès, il se laisse griser par le pouvoir et s'adonne sans retenue à ses pulsions sexuelles. Mais une aventure adultère avec une stagiaire de la Maison Blanche vient ternir son image et provoque un véritable scandale public, relayé par les médias. Attaqué de toutes parts, le Président se durcit jusqu'à entreprendre des reformes dignes d'une véritable dictature. Dans cet état de crise, les autorités décident de le destituer de son statut de chef d'état. Lors de son procès, le tyran a beau être saisi de remords et tourmenté par ses erreurs passées, il sera condamné pour avoir trahi la confiance du peuple et s'être moqué de la morale.


Publié le : vendredi 6 mai 2016
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EAN13 : 9782334105804
Nombre de pages : 140
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ISBN numérique : 978-2-334-10578-1
© Edilivre, 2016
Notes de l’auteuR
En tant qu’observateur avisé, je conseille aux hommes et femmes d’État, surtout dans les pays dits « de droit », de bien faire attention à éviter les relations extraconjugales qui, le plus souvent, provoquent de véritables scandales, dont la presse s’empare comme de nouvelles sensationnelles. En effet, dans les grandes capitales où sont situées les résidences qui abritent ces premiers mandataires, ces derniers doivent se garder d’être qualifiés d’adultérins. Si, pour leur malheur, ils commettent ce « crime », leurs gouvernés seront offusqués et les médias en feront un véritable branle-bas. Peut-être ne connaissaient-ils pas ce proverbe ; à savoir, que l’esprit est prompt mais la chair est faible . Certains tolérants disent, au contraire : « Point n’est besoin de parler de forfait pour un chef d’État adultérin dans les pays avancés, car le premier citoyen de la nation est aussi un être humain et, en tant que tel, rien d’humain ne saurait lui être inconnu. » Ce disant, ils ont traduit, sans le savoir et sans le vouloir, la sentence d’un auteur latin appelé Térence : Homo sum, nihil a me humani alienum, puto . (« Je suis homme et rien d’humain ne m’est inconnu.) Si on reconnaît cette pensée comme une céleste vérité, à quoi bon continuer à accoler le qualificatif « criminel » à un chef d’État, pour des relations extraconjugales, jusqu’à ce que le Parlement s’érige en Haute Cour de Justice pour le juger et arriver à le menacer de destitution ? Que les députés et sénateurs se ravisent et qu’ils se gardent, à l’avenir, de tenter de renverser un premier mandataire pour une cause considérée comme banale par certains. Dans les pays sous-développés, qui sont malheureusement trop nombreux, ces incidents sont monnaie courante et ne retiennent même pas l’attention des sujets ni de la presse. Serait-ce parce que les pays du Tiers-Monde sont considérés comme des États parias avec une moralité au rabais ? À chacun d’en juger selon l’éducation reçue ou, plus précisément, selon les us et coutumes des régions, d’où des opinions controversées à travers la planète. Cependant, aux yeux de la morale dite « chrétienne », la polygamie est réfutée de plein fouet, pour ne pas dire bannie systématiquement.
Elle va plus loin que cela en affirmant que la convoitise de la femme de son prochain est condamnable. Le fait de la désirer fait de nous un pécheur dans le cœur. Par conséquent, ne vaudrait-il pas mieux que l’homme se consacre uniquement à sa femme pour ce qui a trait aux relations, sans jamais jeter son dévolu sur celle d’autrui ? Ce faisant, il éviterait les réactions violentes de son épouse qui, forcément, est jalouse ou, plus précisément, aime son mari et n’entend le partager avec personne d’autre. La retenue est préférable à l’attitude contraire, opposée, que l’on soit de la classe majoritaire, moyenne ou minoritaire. Si j’ai bonne souvenance, cette dérive a été constatée et divulguée dans un des grands pays de la terre. À ce compte, le coupable qui a avoué sa faute a été jugé par le Parlement, érigé en Haute Cour de Justice mais, assez chanceux, il a échappé de justesse au verdict de la destitution, mais le personnage en question, l’occupant de la Maison-Blanche, se sentant traqué par ses ennemis politiques, a sorti ses griffes dictatoriales. Les lignes qui vont suivre vous renseigneront sur ce qui s’est passé derrière le rideau présidentiel. Vous êtes exhortés à suivre son comportement en dehors des normes de la démocratie.
Préambule
Dn paradoxe qui relève de la science-fiction, qui ne correspond nullement à la vérité mais qui n’est pas impossible et qui aurait pu se réaliser… C’est une histoire vraisemblable car l’esprit de l’homme politique occupant la première magistrature, dans sa quasi-totalité, est hanté par la volonté d’agir comme bon lui semble, sans tenir compte des autres pouvoirs législatif et judiciaire. Dn tel comportement n’est pas étranger au cours des âges et a même déjà été monnaie courante ; cependant, au fil des ans, la dictature comme forme de gouvernement tend à être détestée. Par conséquent, sachez nul ayant voulu instaurer une telle parodie forme de gouvernement à la Maison-Blanche ne saurait être perçu, en ce pays à tradition démocratique, comme un modèle de démocratie en ce bas monde. Ainsi m’est-il loisible de remercier le ciel, qui m’a placé au bon moment, au bon endroit comme témoin oculaire pour mettre, peut-être, en garde les dirigeants de la planète, qui veulent s’approprier de tous les pouvoirs. Cependant, ils ont plutôt intérêt, au contraire, à faire de la prévenance leur vertu cardinale car, d’une manière générale, la valeur de l’homme réside dans sa capacité à servir et, si cette pratique se propageait à travers la planète, les calamités de l’humanité diminueraient de plus de la moitié et la cohabitation pacifique entre les hommes ne serait plus une utopie. Dn tel exemple vient du Très Haut, qui a dit, quand il s’est fait homme, qu’il n’était pas venu pour être servi mais plutôt pour servir. Tout premier mandataire ne devrait-il pas calquer sa conduite sur celle de l’homme ieu ? La réponse coule de source. Bien sûr que oui, et ses sujets l’imiteront et son État ne tardera pas à devenir une nation modèle et paisible, où évolueront de véritables compatriotes, sous la houlette d’un premier mandataire serviteur.
Chapitre 1 De la démocratie face à la dictature avec son cortège respectif de bienfaits et de méfaits
e tout temps, la dictature s’est opposée à la démocratie, qui est une forme de gouvernement qui se définit, selon son étymologie (demos signifie « peuple » et kratein signifie « gouverner »), comme le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Une telle définition est loin de correspondre à la réalité, elle demeure une vue de l’esprit. Le peuple, dans sa majorité, n’a pas la compétence nécessaire pour accomplir une tâche si noble. Aussi manifeste-t-il son choix au moyen d’un mode d’accession au pouvoir dénommé « suffrage universel » ou « élections ». Ordinairement il est convoqué en ses comices, s’il faut employer une formule à la mode, en un jour fixé par les autorités en place pour déposer dans une boîte, appelée « urne », le bulletin pour un candidat de son choix, soit à la présidence, soit au Sénat, soit à la Chambre des députés, soit à la mairie ou tout autre poste à combler, selon la Constitution du pays en question. Apparemment, c’est la forme de gouvernement la plus acceptable et la plus souhaitée au monde, dont aux États-Unis d’Amérique en particulier. Cependant, cela comporte certains inconvénients qu’il conviendrait de signaler car le peuple, le plus souvent, n’est pas à même d’opérer un choix méticuleux, ni le meilleur des choix, en particulier dans certains pays présentant un fort taux d’analphabètes politiques. Ordinairement, il lui est impossible de déterminer le candidat le mieux préparé, ayant le plus de qualités pour remplir le poste convoité. Pour y arriver, il lui faudrait, non seulement être instruit, mais aussi être doté d’une éducation politique. En s’appuyant uniquement sur le programme présenté, il conviendrait d’interroger le candidat sur les moyens dont dispose sa politique.
Surtout dans les pays sous-développés où les électeurs, dans leur majorité, sont dans l’incapacité de lire et d’écrire et quelquefois de distinguer le candidat le plus apte à procurer le bien-être généralisé, ce qui, en réalité, est quelque chose d’irréalisable car la politique, dans son sens sacro-saint, désigne la gouvernance des hommes et des choses en vue de procurer l’aisance à tous ses sujets, et le meilleur moyen d’y parvenir se trouve au cœur de la démocratie qui, elle, est assise sur la séparation des trois pouvoirs de l’État connus de tous : exécutif, législatif et judiciaire. Les lois sont élaborées par les représentants du pouvoir législatif, les députés et les sénateurs, dont la plupart éprouvent des difficultés à définir, parfois, une loi qui est l’expression de la volonté populaire. Pour remplir à bien leur rôle, ils devraient être à la hauteur de leur tâche. D’ordinaire, les lois électorales ne réclament aucune qualification du point de vue juridique. Présentant de telles lacunes, ils sont incapables de légiférer valablement pour l’avancement du pays, car chaque pouvoir devrait s’acquitter de ses attributions avec brio en vue de la bonne marche de l’État, qui se définit comme un peuple vivant souverainement sur un territoire. La souveraineté est déléguée, en effet, aux pouvoirs, dont le pouvoir judiciaire exercé par des juges, soit élus, soit nommés par le chef d’État, et approuvés par la Chambre haute. Ils se doivent d’appliquer les lois pour que les crimes ne demeurent pas impunis en dépit des contraintes de taille à surmonter ; à savoir, des accusés au-dessus de la loi en raison des postes qu’ils occupent, sans compter les menaces sur leur propre personne ou sur les personnes qui leur sont chères (mari, femme, enfants…). Certains pessimistes disent, à tort ou à raison, que la justice n’est pas humaine, mais divine. Ont-ils tort ou ont-ils raison ? À vous d’en juger.
Quelle que soit votre réponse, il n’en demeure pas moins vrai que la fonction de juge est environnée d’embûches, de pièges de toutes sortes, mais la mauvaise foi devrait être bannie
de leur conscience. Leur rôle est primordial pour la bonne marche de la société en vue d’un certain équilibre. Cependant, l’idéal est loin d’être atteint, celui de l’équité de la justice. Autrement dit, la justice doit être rendue à qui justice est due. Très souvent, on constate des écarts ou des dérapages malgré l’attachement des hommes politiques au mot du droit, car ils sont des hommes et, en tant que tels, rien d’humain ne leur est inconnu. Il leur arrive de succomber à des pots-de-vin substantiels ou à des offres alléchantes en argent dépassant parfois l’équivalent de plusieurs années de leur salaire. Face à ces sommes élevées, ils ne peuvent résister à la tentation et, dès lors, mettent de côté leur impartialité pour bafouer la justice aux dépens des innocents. D’autres considérations sont à relater ; entre autres la condamnation, parfois, d’un homme à des années de prison qui, après avoir purgé une partie de sa peine, parfois plus d’une dizaine d’années, est finalement reconnu innocent. Quelle constatation macabre qui témoigne de l’injustice de la justice bien que le juge fût de bonne foi ! Il a tout simplement rendu son verdict en fonction des preuves et des témoignages, si bien orchestrés que sa conviction a été bien arrêtée, mais de fort mauvaise façon. Il y a toujours lieu de trouver des reproches à l’égard de la justice, mais il faut toujours faire de son mieux pour rendre la justice afin de consolider la démocratie qui, le plus souvent, est branlante. Quant au pouvoir exécutif, c’est le président qui s’en charge pour veiller à la bonne marche des institutions. Il est responsable de la coordination sans pour autant se considérer comme le point central.
Par conséquent il ne doit nullement empiéter sur les autres pouvoirs en s’y ingérant, soit en refusant, par exemple, de publier une loi votée par le Parlement, soit en retardant sa publication, soit en menaçant d’utiliser son droit de veto, sans cause réelle, pour intimider les législateurs dans l’accomplissement de leur tâche. Le chef de l’État doit travailler à la consolidation de la démocratie pour ne pas porter flanc aux critiques bien fondées de l’opposition. Celle-ci doit être écoutée et reçue respectueusement afin d’entendre différents points de vue et, de concert, au moyen d’un dialogue constructif, parvenir à des changements nécessaires au profit de tout un chacun. L’objectif commun est d’assurer la sécurité dans tous les domaines : alimentaire, sanitaire, juridique, politique, économique… Aussi le premier mandataire en démocratie s’avère-t-il le premier serviteur aux côtés des députés, des sénateurs, des juges, des membres de l’opposition et de tous les citoyens pour façonner l’État de droit devant culminer vers la nation, qui est l’idée de vivre ensemble. Ainsi on se rapprochera de l’idéal pour, tout au moins, permettre à tout un chacun d’avoir un minimum de richesses. Pas de partage équitable mais pas de cupidité de la part de la minorité, tout en la portant à soulager le sort déplorable des pauvres qui, au fil du temps, feront partie des moins riches. En cela, il est préférable de prôner la démocratie pour supplanter la dictature. Cette dernière se définit comme une forme de gouvernement où le chef de l’État s’approprie les pouvoirs exécutifs, législatif et judiciaire. Quant au quatrième pouvoir, qui n’est pas constitutionnel, il est muselé, et les journalistes qui osent dénoncer les abus du dictateur ou du monarque disparaissent de la circulation sans aucune forme de procès ; autrement dit, ils sont emprisonnés, condamnés sans jugement ou exécutés d’une manière sommaire et les autres membres de la corporation sont obligés de se taire. Pourquoi ? Ils sont attachés, comme tout être humain, à leur liberté et à la vie.
Il ne faut pas croire que, sous un régime dictatorial, les pouvoirs législatif et judiciaire sont inexistants mais ils ne sont, de préférence, que des figurants. Le parlement existe pour la parade et pour cautionner les mesures cavalières de l’exécutif ; c’est de la poudre jetée aux yeux des profanes pour masquer le côté machiavélique de la gouvernance qui, en réalité, déplaît, mais on n’ose le dire haut et fort. Un silence de cimetière est de rigueur pour ne pas attirer les foudres du régime ou de ses sbires.
Les députés et les sénateurs viennent avec des propositions de loi qui leur sont dictées par l’exécutif et, le plus souvent, ce sont des scénarios habilement orchestrés pour amuser la galerie à l’occasion de la séance de vote. Parfois, pour donner le change, la proposition ne passe pas la hampe mais, un mois après, elle revient sur le tapis. Alors elle n’est pas forcément votée à la majorité, mais les résultats sont très serrés, comme une parodie de démocratie. Certains parlementaires soulèvent de prétendues protestations, mais sans qu’aucune suite ne soit donnée, et la velléité est enterrée ou renvoyée aux calendes grecques pour ne plus jamais refaire surface. Ils sont à la solde de l’exécutif. Parfois des amendements substantiels sont apportés à la loi mère en vue de la prolongation du mandat ou d’une possibilité de réélection. Certains vont jusqu’à se déclarer à vie, oubliant que seul celui qui est l’éternité est éternel, car il n’a jamais commencé et ne finira jamais. Le chef de l’État tire les ficelles du Parlement au point que l’opposition, qui devait servir de balise, n’est nullement tolérée. Ses tenants sont maltraités, flagellés ou jetés derrière les barreaux sans jugement préalable ou, lorsque jugement il y a, il ne s’agit que d’un simulacre organisé de toutes pièces par le dictateur impénitent. Rétablir la justice demeure un vœu pieux. La justice n’est pas rendue à qui justice est due. Que de crimes restent impunis dont les auteurs courent les rues, à la grande déception des policiers qui les avaient arrêtés et avaient reçu, par la suite, des menaces sur leur vie et sur celle de leur famille.
À chaque instant, le chaos s’empare des rues, provoqué par d’anciens délinquants réintégrés à la société après avoir été affranchis sous la dictée de l’exécutif, qui étend ses tentacules sur tous les embranchements qui lui vouent une obéissance passive. Une telle manière de gouverner défie le bon sens et sème l’effroi au sein de la population. Si celle-ci manifeste la moindre réticence ou le moindre désaccord, elle est frappée de plein fouet par la police, qui devrait être l’auxiliaire de la justice mais qui, en réalité, est sous la tutelle de l’exécutif. Ce dernier ne concède aucun partage, même minime, de son pouvoir imposant ou de sa puissance sans demi-mesure, mais de préférence dans la plénitude. Tout émiettement est banni systématiquement afin de préserver son omnipotence. Cependant, ce que le tyran oublie, c’est son impossibilité de tenir bon au fil des ans, car la longévité ne fait pas bon ménage avec la dictature. Le plus souvent, elle est de courte durée et, lorsqu’il y a renversement, c’est de façon chaotique ; le dirigeant impénitent est désabusé, réduit à sa plus simple expression et avili dangereusement. Il n’est alors même plus l’ombre de lui-même, s’il n’est pas condamné avec la plus grande rigueur ou traîné ici et là, son corps déchiqueté pour avoir attisé la haine des gouvernés. Il lui vaudrait mieux user de modération et de tolérance pour ne pas verser dans l’excès, qui engendre le mécontentement. La vérité oblige à avouer que l’on peut contenir le peuple sous la dictature pour un certain temps, mais pas pour toujours. À tort, notre héros a fait le mauvais choix, celui de la dictature, qui va lui valoir une fin tragique, comme tous les dirigeants qui ont choisi la force brute pour gouverner un État. Le...
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