Un Certain Lucas

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Saviez-vous que les chats étaient des téléphones? Que les tables lèvent le pied quand elles se retrouvent seules? Que l’avenir de la natation sportive réside dans des piscines remplies de farine? Et combien il est difficile de tuer l’hydre de nos obsessions et de conserver malgré tout quelque chose de soi?
N’osant s’autoriser l’autobiographie, Julio Cortázar utilise des subterfuges. Le voici qui nous offre un tour de Lucas en cinquante saynètes. Autant de courts textes qui lient la réflexion métaphysique à la farce et nous offrent la plus jouissive des leçons: comment faire un pied de nez au sérieux?
Publié le : jeudi 27 février 2014
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EAN13 : 9782072529023
Nombre de pages : 186
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Julio Cortázar Un certain Lucas
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Julio Cortázar
Un certain Lucas
Traduit de lespagnol (Argentine) par Laure Bataillon
Gallimard
Titre original :          
© Julio Cortázar, 1979. © Éditions Gallimard, 1989, pour la traduction française.
Fils dun consul argentin en Belgique, Julio Cortázar est né en 1914 à Bruxelles mais a passé son enfance et son adoles cence à Buenos Aires, en Argentine. Ses premiers écrits sont dans la tradition de Jorge Luis Borges, même si le fantastique y est plus inquiétant, comme dansBestiaire, publié en 1951. Exilé pour des raisons politiques, il sinstalle à Paris. Enseignant, puis traducteur à lUnesco, il a vécu plus de trente ans en France, pays dont il a pris finalement la nationalité. Son talent de conteur fait de lui un maître de la nouvelle : en 1956, paraît le recueilFin dun jeu, puis en 1958Les armes secrètes, et en 1966 Tous les feux le feu. Entre rêve et réel, Cortázar expérimente des combinatoires narratives.Marelle, en 1963, est construit selon les règles de ce jeu. En 1974, il reçoit le prix Médicis pour son roman,Livre de Manuel. Il prend part au combat politique en signant de nombreux articles sur le Salvador et le Nicaragua. Il est mort à Paris le 12 février 1984.
Propos de mes Parents : Pauvre Léopold ! Maman : Cœur trop impressionnableTout petit, Léopold était déjà singu lier. Ses jeux nétaient pas naturels. À la mort du voisin Jacquelin, tombé dun prunier, il a fallu prendre des précautions, Léopold grimpait dans les branches les plus mignonnes de larbre fatalÀ douze années, il circulait impru demment sur les terrasses et donnait tout son bien. Il recueillait les insectes morts dans le jardin et les alignait dans les boîtes de coquillages ornées de glaces intérieures. Il écrivait sur des papiers : Petit scarabéemort. Mante religieusemorte. Papillonmort. MouchemorteIl accrochait des banderoles aux
arbres du jardin. Et lon voyait les papiers blancs se balancer au moindre souffle du vent sur les parterres de fleurs. Papa disait : Étudiant inégalCœur aventureux, tumultueux et faible. Incompris de ses principaux cama rades et de Messieurs les Maîtres. Marqué du destin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Papa et Maman : Pauvre Léopold !              La nuit du RoseHôtel
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