Un hamac dans le Vaucluse

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Au pied du Ventoux, Saint-Donat est une belle vieille maison où Célie et Basile, son époux, romancier heureux, se réfugient chaque année pour les vacances. Grâce au Luberon tout proche, succursale des beaux quartiers à la mode, le Vaucluse est sans conteste le département français où la densité des gens de plume ou de pinceau est le plus élevée du monde, en saison chaude, et le tableau de chasse de Célie tient du jeu de massacre : écrivains ridicules, infatués ou libidineux, journalistes satisfaits, jeunes loups aux jolies dents longues, Don Juans équivoques, nymphettes sur le retour et vieilles peaux mondaines maintes fois tirées, le stylo à lunette de la narratrice n'a que l'embarras du choix parmi cette foire aux vanités. Férocement joyeuse, avec un petit rien de tendresse complice pour cette faune qu'elle connaît mieux que personne, Christiane Lesparre révèle dès ce premier livre un talent satirique exceptionnel, soutenu par une mélancolie sensuelle, sensible, qui lui donne toute sa force. Presque à son insu, le peintre se découvre sympathique et chaleureux, c'est peut-être un autoportrait qui se cache derrière ces caricatures au vitriol. Et si d'aventure on vous murmure à l'oreille qu'{Un hamac dans le Vaucluse} est un roman à clé, laissez dire ; les gens sont si méchants...

Publié le : jeudi 3 avril 1980
Lecture(s) : 49
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246791904
Nombre de pages : 240
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Au pied du Ventoux, Saint-Donat est une belle vieille maison où Célie et Basile, son époux, romancier heureux, se réfugient chaque année pour les vacances. Grâce au Luberon tout proche, succursale des beaux quartiers à la mode, le Vaucluse est sans conteste le département français où la densité des gens de plume ou de pinceau est le plus élevée du monde, en saison chaude, et le tableau de chasse de Célie tient du jeu de massacre : écrivains ridicules, infatués ou libidineux, journalistes satisfaits, jeunes loups aux jolies dents longues, Don Juans équivoques, nymphettes sur le retour et vieilles peaux mondaines maintes fois tirées, le stylo à lunette de la narratrice n'a que l'embarras du choix parmi cette foire aux vanités. Férocement joyeuse, avec un petit rien de tendresse complice pour cette faune qu'elle connaît mieux que personne, Christiane Lesparre révèle dès ce premier livre un talent satirique exceptionnel, soutenu par une mélancolie sensuelle, sensible, qui lui donne toute sa force. Presque à son insu, le peintre se découvre sympathique et chaleureux, c'est peut-être un autoportrait qui se cache derrière ces caricatures au vitriol. Et si d'aventure on vous murmure à l'oreille qu'{Un hamac dans le Vaucluse} est un roman à clé, laissez dire ; les gens sont si méchants...


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