Un hussard au pays des loups

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Gérard Woog, grand amateur de nature alpestre, est déjà un auteur bien connu du monde cynégétique. Sa connaissance de la montagne depuis plus d'un demi siècle lui a permis d'appréhender au plus juste les péripéties de son aïeul Constantin, Magnus, Romain WOOG, perdu dans l'imensité de la Russie enneigée avec cinq de ses hussards. Avec "Un hussard au pays des loups", vous allez vivre des moments d'intenses émotions, dans une nature vierge d'une réelle beauté et combien envoûtante. L'intrigue, inspirée de faits historiques, se déroule à un rythme élevé retenant votre attention jusqu'à la dernière ligne.
Publié le : mercredi 15 juin 2011
Lecture(s) : 126
EAN13 : 9782304015164
Nombre de pages : 199
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Titre
Un hussard au pays des loups
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Un hussard au pays des loups
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Titre Gérard WOOG
Un hussard au pays des loups Une histoire librement inspirée de faits réels
Roman historique
Éditions Le Manuscrit
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© Éditions Le Manuscrit, 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-01516-4 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304015164 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-01517-1 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304015171 (livre numérique
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LA CONQUÊTE INUTILE
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UNE RETRAITE MISERABLE ALSACE, TERRE DE RICHESSES. Mon histoire commence à Soultz, dans le Haut-Rhin, le 21 janvier 1790, jour de ma naissance. Mes parents me prénommèrent Constantin, Magnus, Romain. Issu d’une famille aisée et érudite, j’ai passé ma prime jeunesse dans cette petite bourgade d’Alsace, pleine de charme, de chariots aux roues ferrées, de tonneaux, de barriques, d’alambics, de maisons typiques et colorées, aux faîtages pointus dressés vers les nues. Les rues pavées à l’ancienne, laissaient en leur centre, s’écouler dans une gargouille à ciel ouvert, les eaux de ruissellement. Douce province d’Alsace où chaque village était cerné de vignes à la chevelure ondoyante qui gravissaient les collines en rangs réguliers et serrés. Les dimanches d’automne nous allions, mon père et moi, à la chasse aux grives qui s’égaillaient joyeuses dans les vignes ou bien nous prenions un grand parti et nous nous dirigions dans la grande plaine à la chasse aux lièvres. Cette chasse fabuleuse se déroulait à la
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Un hussard au pays des loups
billebaude, dans les champs de choux dont les limites se confondaient souvent avec l’horizon. Ces champs de Quintal d’Alsace étaient le garde-manger des oreillards, ces grands lièvres rouquins, aux oreilles et aux pattes démesurées. Ils étaient si nombreux qu’il suffisait de marcher entre les raies, côte à côte, pour voir surgir devant nous, comme le diable sortant d’une boîte, le géant des lapins. Mon père, ce héros endimanché, avec son costume alsacien, ses bottes en cuir cirées, sa gibecière accrochée en bandoulière, son long fusil entre les mains, tirait au déboulé et par cul. C’était plus sûr selon lui ! Les étourdis, que l’on aurait pu prendre pour des kangourous à la queue écourtée, avaient la fâcheuse habitude de courir éperdument dans le sens des raies de ces crucifères au corps pesant. C’était, il faut le dire, plus aisé pour eux d’emprunter ces corridors, dans cette forêt de têtes de moine, lisses, brillantes et vertes, d’où seules les oreilles dépassaient, dressées comme des oriflammes. De temps en temps, quand la poudre voulait bien s’enflammer, une détonation retentissait et un nuage de fumée noire s’échappait avec langueur de la bouche du canon. Le lièvre convoité, le plus souvent, après le coup retentissant, sautait en l’air dans une cabriole
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